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Convention démocrate de Denver : Hillary Clinton portée par sa base

La rédaction
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24 août 2008 (LPAC) — Simple citoyenne américaine de Californie où elle est photographe, Michele Thomas a décidé de monter au créneau. Elle est aujourd’hui porte-parole de l’organisation « HRC 300 Delegates », une initiative citoyenne qui a mobilisé les délégués de Hillary Clinton pour présenter sa candidature à la Convention de Denver, comme le prévoit le règlement du Parti. Après de rudes négociations, sa ténacité a fini par l’emporter.

Elle était l’invitée de l’émission radio The LaRouche Show, présentée par Harley Schlanger, qui a rappelé que Mme Clinton totalise plus de voix que Barack Obama et qu’elle a remporté les primaires dans les plus Etats les plus peuplés comme la Californie, New York et le New Jersey, ainsi que dans des Etats « charnières » comme l’Ohio, la Floride et la Pennsylvanie.

« Depuis 1884, précisa Mme Thomas, il n’est arrivé que quatre fois qu’un candidat soit investi par acclamation [sans vote], et c’est ce que Barack Obama aurait souhaité aussi cette fois-ci. »

Pourtant, « les 18 millions d’électeurs qui ont choisi Hillary envoient à la Convention quelque 1670 délégués pour les représenter en votant pour elle. Dans le fond, le Parti démocrate a voulu réduire au silence la moitié des délégués et la moitié des électeurs démocrates. »

Partie uniquement de la base, sans le soutien du comité de campagne de Mme Clinton, l’organisation de Michele Thomas a contacté un par un les délégués pour les informer de leurs droits et de la tentative de Howard Dean de les en priver. Bien qu’elle ne soit pas elle-même déléguée, elle s’est proposée de coordonner la mobilisation, et c’est bien la première fois qu’elle s’engage activement dans une bataille politique.

« En janvier dernier, j’ai commencé à observer tout le processus et je soupçonnai quelque chose d’anormal. Surtout lorsque je regardais les débats et que je voyais comment les journalistes, mais aussi les autres candidats, s’en prenaient à elle [Clinton]. Et puis, j’ai remarqué le favoritisme des médias, qui parlaient peu de Clinton et beaucoup d’Obama. Je m’aperçus que les adjectifs utilisés pour décrire Obama étaient toujours positifs, tandis que pour elle, ils étaient toujours négatifs. C’est là que j’ai constaté qu’il y avait un problème. »

De fil en aiguille, Mme Thomas s’est alors impliquée dans la bataille électorale. Elle rencontra des centaines de gens qui en étaient arrivés aux mêmes conclusions qu’elle, sentant bien que tout cela était manipulé d’en haut.

La crise économique est l’un des sujets qui ont conduit Mme Thomas à fixer son choix sur la sénatrice du New York. « J’investis en Bourse, et ce depuis longtemps. Je voyais bien que notre économie déclinait (...). Lorsque j’ai commencé à suivre les débats, je n’avais pas de candidat favori, même si j’avais été impressionnée par le discours de Barack Obama lors de la convention démocrate de 2004. (...) En le voyant, mon impression était qu’il manquait d’expérience et des qualifications nécessaires – que ce soit en matière économique, politique ou sociale. Mais lorsque Hillary Clinton parlait de ces questions, elle avait des projets clairs et concis, qu’elle décrivait bien, et je comprenais ce qu’elle disait. »

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Après avoir visité les sites internet des uns et des autres, elle se décida : « La politique de Clinton est la meilleure pour moi, et donc pour les 80% de la population les moins favorisés. Nous devons revenir à une politique qui défende leurs intérêts, alors que les politiques en vigueur ne servent que les 1% en haut de l’échelle. Au cours des huit dernières années, on a assisté à un transfert massif de la richesse des 80% en faveur de ces 1%. C’est un vrai problème parce que lorsque la classe moyenne tombe dans la pauvreté, c’est la fin du rêve américain. »

Revenant aux méthodes utilisées pour museler l’opposition, Mme Thomas fit remarquer que les délégués de Clinton avaient été systématiquement écartés de la campagne d’Obama pour tenter de les isoler au sein du parti. « La campagne d’Obama a mis la main sur le DNC [comité directeur du parti], qui s’est transporté à Chicago [le QG d’Obama], ainsi que sur les présidences des Etats ». Dès lors, leurs dirigeants refusèrent de collaborer avec les militants de HRC 300 Delegates, ne daignant même pas répondre à leurs appels.

« Le gouverneur Rendell [de Pennsylvanie] a même envoyé un courriel aux délégués, les sommant de ne pas signer la pétition, et ce ne fut pas facile dans son Etat. (...) Cela m’a choquée, parce que les électeurs de Pennsylvanie ont clairement donné une forte majorité à Hillary, vraiment très forte, et que le gouverneur Rendell était un ferme partisan de Clinton. Dans l’Indiana, le président du parti a demandé aux délégués de ne pas signer pour ne pas compromettre les chances d’Evan Bayh [sénateur de l’Indiana] d’être nommé vice-Président… En revanche, nous avons eu beaucoup de soutien dans d’autres Etats. »

En apprenant, le 14 août, que Mme Clinton serait effectivement en lice à la Convention, la première réaction de Mme Thomas a été : « Nous avons réussi ! Je crois vraiment que notre pétition a exercé énormément de pression sur la campagne d’Obama et le DNC. Nous avons réuni beaucoup de signatures et le DNC a reçu de nombreux coups de fil à ce propos. Ils savaient bien que nous allions atteindre notre objectif de 300 signatures. On sentait qu’on avait accompli quelque chose d’important. Pour moi, c’est la preuve qu’une poignée de personnes qui croient fermement en une cause peuvent réellement réussir. Je ne l’oublierai jamais. »

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Mme Thomson n’a pas apprécié pour autant « la déclaration de Barack Obama selon laquelle il allait "bien évidemment" mettre le nom de Clinton en lice, et même volontiers, afin de permettre à ses délégués de voter. Cela ne m’a pas vraiment plu parce que je sais très bien que sa campagne et le DNC ont systématiquement tenté de nous ridiculiser, de nous bloquer et même de marginaliser les délégués de Clinton les uns par rapport aux autres. »

D’ici à l’ouverture de la Convention, le HRC 300 Delegates exhorte tous ceux qui ont voté Hillary à faire pression sur leurs délégués pour qu’ils respectent leur engagement et se prononcent effectivement pour elle, malgré les innombrables formes de chantage. Il reste encore à convaincre les super-délégués, qui sont des responsables du parti et des élus.

« Là, c’est plus difficile, parce qu’ils tendent à suivre la ligne du parti. En réalité, bon nombre d’entre eux ont peur de faire ce qui est juste et de choisir le candidat ayant le plus de chances de l’emporter [en novembre]. Je crois bien que c’est Hillary, mais j’ai bien des doutes sur les chances d’Obama. »

Michele Thomas aimerait « avoir la chance de faire un petit discours devant les super-délégués et les dirigeants du parti. Je leur dirais que beaucoup d’Américains sont en difficulté. Nous devons prendre ce problème à coeur. Ce n’est pas le moment de respecter "la discipline du parti" ni d’avoir peur. J’ai besoin de dirigeants. Des dirigeants comme George Washington, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin. Je voudrais que vous vous leviez pour dire : "Nous allons faire ce qu’il faut pour le peuple américain – au lieu de nous préoccuper de l’argent qui est dans nos poches ou du poste que nous espérons obtenir. Nous allons faire le bon choix." « Je sais que je n’aurai pas cette occasion, mais c’est le genre de question que je me pose depuis cette élection : Où sont nos dirigeants ? »

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