Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Corée du Nord : l’appel de Bill Perry provoque une levée de boucliers

La rédaction
visites
948

Dans le Washington Post du 22 juin, l’ancien ministre américain de la Défense, William Perry, a carrément proposé que les Etats-Unis envoient sans attendre un missile de croisière sur le site du missile nord-coréen. S’exprimant dans une tribune libre, Perry et Ashton Carter, son ancien adjoint, affirment que les Etats-Unis devraient « introduire des forces aériennes et navales dans la région tout en les menaçant d’une frappe » afin de rendre une éventuelle guerre « plus rapide et moins coûteuse en vies humaines ». Ce commentaire est une riposte à la nouvelle selon laquelle la Corée du Nord se prépare à tester un missile balistique de longue portée, capable de toucher le sol américain.

Jack Pritchard, l’ancien envoyé spécial en Corée du Nord, qui a dû démissionner en 2003 pour avoir défendu la tenue de négociations bilatérales avec les dirigeants nord-coréens, a dénoncé la proposition de Perry dès le lendemain dans le même quotidien. Il recommande à l’ancien ministre et autres va-t-en-guerre d’abandonner toute attitude belliqueuse. Les essais de missile « ne viole que notre orgueil, discréditant complètement la fausse logique selon laquelle des pourparlers avec les Nord-Coréens reviendraient à les récompenser et à les renforcer ». En 1999, explique-t-il, Pyongyang a accepté un moratoire précisant que « la Corée du Nord ne lancerait aucun missile de longue portée pendant que se dérouleraient les entretiens entre Washington et Pyongyang sur son programme de missiles ». En 2002, le Nord a unilatéralement prolongé le moratoire, mais en 2005, en l’absence d’entretiens, les dirigeants ont annoncé leur intention de reprendre les essais. Pritchard exhorte à la reprise immédiate de négociations - que ce soit à six, à deux, ou toute autre combinaison.

Selon plusieurs anciens officiers, la proposition de Perry est effectivement irresponsable, la Corée du Nord ayant les moyens de riposter et d’infliger de sérieux dommages. Les plus raisonnables proposent de reprendre les entretiens à six, mais aussi bilatéraux. Un colonel à la retraite a estimé que « l’approche la plus intelligente, qui prendrait totalement de court Pyongyang, serait d’envoyer un délégué de haut niveau pour s’entretenir directement avec les dirigeants. Mais hélas, ce gouvernement n’est pas intelligent. »

Comme pour le prouver, Donald Rumsfeld a déclaré que le Président déciderait de l’opportunité d’une frappe. Lors d’une conférence au Pentagone le 22 juin, lorsqu’on lui a demandé dans quelles circonstances les Etats-Unis utiliseraient leur système de défense anti-missiles en vue d’abattre un missile nord-coréen, Rumsfeld affirma que le Président « prendrait sa décision en fonction de la nature du lancement, et du fait qu’il menaçait ou non le territoire des Etats-Unis ».

Contactez-nous !