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Corruption dans l’affaire du DC General Hospital

La rédaction
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En pleine bataille politique pour sauver le seul hôpital public de Washington, de nouvelles informations mettent en évidence la corruption de certains intérêts privés, avides de profiter financièrement de la fermeture de cet établissement médical indispensable. Cette question a fait l’objet d’auditions au Congrès fédéral le 21 mars.

A un premier niveau, on trouve les projets de sociétés immobilières, de banques et d’élus locaux pour fermer l’hôpital dans le cadre d’une politique plus vaste visant à chasser les couches populaires, notamment afro-américaines, de la capitale (projet baptisé « Eloignement des nègres » - Negro Removal) et à s’emparer du site immobilier en question. Le General Hospital lui-même se trouve sur un terrain convoité par des intérêts financiers. Selon le projet à long terme adopté en 1997 par la Commission nationale de planification de la capitale (NCPC), tous les complexes se trouvant actuellement dans cette zone de Washington - le stade Robert Kennedy, l’armurerie, l’hôpital et la prison de la capitale - seraient remplacés par un « parc environnemental » et un centre de loisirs, entourés d’immeubles de grand standing. Sur le terrain même de l’hôpital, sur le front de l’Anacostia, on prévoit un port de plaisance et des immeubles privés de luxe. A plus court terme, la Coalition régionale d’affaires impliquée dans ce projet propose de faire de la région Washington-Baltimore le site des Jeux olympiques de 2012.

L’une des agences impliquées dans ce projet d’« éloignement des nègres » est le Federal City Council, un puissant groupe privé voulant débarrasser la capitale de sa population noire qui est majoritaire. Le FCC, créé dans les années 50 par le Washington Post et longtemps contrôlé par la directrice de ce quotidien, Katherine Graham, opère le plus souvent dans l’ombre ou à travers des sociétés écrans.

Un groupe né du FCC - « DC Agenda » - veut réduire les fonds destinés aux pauvres en faveur des habitants plus aisés. Son « but essentiel », dit-il dans un rapport de 1994, est de « réduire les coûts globaux du gouvernement, tout en améliorant les services de base, ce qui est considéré comme indispensable pour arrêter l’exode des contribuables de la classe moyenne ». Le DC Agenda est financé par une fondation de la famille de Katherine Graham, fondation elle-même dirigée par James Gibson, le directeur de DC Agenda.

Lors de ses réunions régulières au siège du FCC, en face du Washington Post, le Conseil dicte au maire de Washington, Anthony Williams, et à son équipe la politique à suivre. Mme Graham, officiellement membre du conseil d’administration du FCC, dîne régulièrement avec le président du FCC, Terry Golden. Son fils, Donald Graham, est président de la commission de nomination des nouveaux membres. Parmi les autres médias représentés au FCC, citons Channel 7, Newschannel 8, la chaîne de journaux Gannett et WETA-TV.

Déjà dans les années 60, le FCC avait supervisé un projet visant à déplacer en masse la population pauvre afro-américaine d’une zone du sud-ouest de la capitale, financé par la Fondation Rockefeller, dont le directeur de projets a été, pendant longtemps, James Gibson, du DC Agenda. En outre, la Coalition régionale d’affaires mentionnée ci-dessus a été créée par le FCC.

A un autre niveau, il a été clairement établi que les deux sociétés de gestion d’hôpitaux qui veulent mettre la main sur le DC General Hospital - Doctors Community Healthcare Corporation (DCHC) ainsi que sa copropriétaire et partenaire National Century Financial Enterprises (NCFE) - sont des entreprises criminelles. Elles ont été accusées de détournement de fonds et de fraude dans trois Etats et devraient, de ce seul fait, être exclues de la liste d’acheteurs potentiels. Ces informations, rassemblées par l’EIR, ont été remises au Bureau financier de la ville de Washington qui a été obligé, sous la pression populaire, d’ouvrir une enquête officielle sur la question, reportant d’autant la signature du contrat prévoyant la fermeture du centre hospitalier.

Le 22 mars, cette affaire a été portée devant le Congrès fédéral, lors d’un briefing organisé par un député démocrate du Michigan, John Conyers. La réunion, consacrée au « filet de sécurité » en matière de santé publique, comportait des dépositions orales ou écrites de la part de professionnels des soins médicaux au niveau national.

Pendant deux heures, les spécialistes ont présenté des témoignages choquants sur le problème, insistant sur l’absence de projets pour assurer le suivi des dizaines de milliers de patients qui dépendent actuellement du General Hospital. Sa fermeture aurait un impact dévastateur sur l’infrastructure médicale de Washington, notamment pour les pauvres.

Après l’intervention du Dr Debra Freeman, spécialiste de la santé publique, Harold James, député du parlement de Pennsylvanie et adjoint spécial au président du groupe des législateurs d’Etat afro-américains, et le député Erik Fleming, membre de la commission de la Santé du Mississippi, ont décrit la manière dont la politique fédérale de réductions des dépenses de santé ont dévasté les systèmes de soins dans leurs Etats, surtout pour les plus démunis.

Ils ont été suivis par le Dr Lynne Fognani, de l’Association nationale des hôpitaux publics, Charlene Gordon, présidente de l’organisation des infirmières de la capitale, David Love, qui a lu le discours du Dr Stuart Seides, président de la Société médicale de Washington, le Dr Michael Young, chef du service de néonatologie au DC General Hospital, Edith Rassa, représentante de l’Economic Policy Institute, Walter Faggett, chirurgien de Washington, et le Dr Alim Muhammad, responsable médical de Nation of Islam.

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