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Coup de Wall Street contre Fujimori

La rédaction
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Après des mois de guerre économique et politique menée contre le Pérou, les intérêts de Wall Street et leurs alliés politiques dans le gouvernement américain ont finalement réussi à obliger le président péruvien Alberto Fujimori à démissionner, bien avant la fin des cinq ans pour lesquels les Péruviens l’avaient élu en mai dernier. C’est le 16 septembre que Fujimori a surpris le pays en annonçant que pour sauvegarder la stabilité nationale, il allait appeller à de nouvelles élections générales auxquelles il ne se représenterait pas lui-même.

Pour justifier la décision du Président péruvien, les médias internationaux s’en sont tenus à invoquer de « basses intrigues internes » autour de l’armée péruvienne et de la corruption d’un parlementaire de l’opposition par un haut responsable du renseignement, Vladimiro Montesinos.

En réalité, c’est de l’extérieur que les pressions ont été exercées. Le département d’Etat et l’Organisation des Etats américains (OAS - qui est en grande partie sous la coupe de Washington) ont lancé un ultimatum à Lima : renvoyer, arrêter et juger Montesinos, sinon des sanctions économiques et politiques seraient imposées contre le Pérou, largement dépendant de ses importations de nourriture et de pétrole. Par ailleurs, au cours des six premiers mois de cette année, les investissements étrangers au Pérou ont chuté de 90 %.

Dans la soirée du 16 septembre, le journaliste Patricio Ricketts a déclaré à la télévision qu’il s’agissait bel et bien d’un coup d’Etat dirigé par les Etats-Unis. Le Pérou « redevient à présent une colonie », a-t-il déclaré. Dans une déclaration diffusée entre-temps au niveau international, Lyndon LaRouche a souligné le contexte global des événements péruviens, notant que l’oligarchie anglo-américaine a réagi ainsi « à cause de sa propre crise. (...) Dans un effort désespéré pour renflouer le système en faillite, ils pillent toutes les parties du monde (...) détruisant quiconque les gêne- comme c’était le cas du président Fujimori ».

En effet, Wall Street et le département d’Etat veulent se débarrasser de Fujimori parce qu’il défend la souveraineté nationale de son pays, qu’il a vaincu les narcoterroristes du Sentier lumineux et combattu efficacement le trafic de drogue. Au sommet sud-américain qui s’est tenu au Brésil les 31 août et 1er septembre, Fujimori a dénoncé la dette extérieure qui étrangle les économies d’Amérique latine, exhortant ses homologues à oeuvrer pour la création d’Etats-Unis d’Amérique du Sud. Le 8 septembre, dans le cadre du sommet du Millenium à l’ONU, il a de nouveau abordé le problème de la dette extérieure : « La plupart de nos pays ont, au cours de ces trente dernières années, remboursé trois fois le principal de leur dette », mais restent pourtant lourdement endettés. C’est pourquoi Wall Street était déterminé « à faire un exemple de Fujimori ».

Cependant, malgré ce coup d’Etat, la situation au Pérou reste ouverte. Ayant reçu le soutien de l’Armée, Fujimori restera au pouvoir jusqu’au 28 juillet 2001. « Il n’y a pas de vacance du pouvoir, le pays est en paix et il y a liberté de manifestation et liberté d’expression ». Il a aussi déclaré aux Péruviens le 16 septembre qu’il pourrait leur réserver « une petite surprise quant à ce que je vais faire en 2006 ».

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