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Créer huit millions d’emplois en Allemagne

La rédaction
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Le chômage en Allemagne a désormais franchi la barre des 5 millions, niveau sans précédent depuis la Grande dépression des années 30. Et encore, le nombre réel est bien plus élevé - de l’ordre de 8 à 9 millions. Le chancelier Gerhard Schröder a pris connaissance de ce niveau record, qu’il qualifia de « déprimant », alors qu’il était en tournée dans les pays arabes et il a aussitôt déclaré qu’il fallait prendre des mesures extraordinaires pour mobiliser l’économie intérieure, sans pour autant spécifier ses intentions. De son côté, le ministre allemand des Finances Wolfgang Clement a déclaré que ces chiffres étaient le résultat des « modifications statistiques » dues à la réforme Hartz IV du marché du travail, qui met les ayants droit aux aides sociales dans la catégorie chômeurs.

L’opposition CDU/CSU et FDP, ainsi que les médias libéraux et la plupart des « experts économiques » allemands ont utilisé la nouvelle pour appeler à davantage de « réformes », concernant les conditions de travail, le niveau des salaires et les systèmes sociaux, afin d’« améliorer la compétitivité » de l’économie allemande. Ils semblent oublier que les exportations et l’excédent commercial allemands viennent de battre des records et que les coûts de production par unité en Allemagne sont parmi les plus faibles au monde. Par contre, l’économie intérieure est plongée depuis près d’une décennie dans une profonde dépression.

Pourtant, tout ce que le pays compte de néo-libéraux - hommes politiques (y compris des Verts), économistes, banquiers, etc. - met en garde contre tout programme d’investissements publics. Selon eux, si de tels programmes de relance ont peut-être marché « dans le passé », ils ne représenteraient aujourd’hui qu’un feu de paille et seraient incompatibles avec le Pacte de stabilité de l’UE. On peut se demander contre qui, ou quoi, sont dirigés ces avertissements. A l’heure actuelle, la seule force politique en Allemagne qui milite pour un programme d’investissements massifs à l’échelle européenne et eurasiatique est le BüSo (Mouvement des droits civiques-Solidarité) associé à Lyndon LaRouche, dont la présidente Helga Zepp-LaRouche a appelé à la création de 10 millions d’emplois productifs au moyen de crédits à long terme et à faible taux d’intérêt pour les projets infrastructurels et industriels, de l’ordre de 200 milliards d’euros annuels.

De toute évidence, les attaques actuelles reflètent la crainte des milieux néo-libéraux que la population allemande ne se souvienne de ce qui avait si bien marché dans le New Deal de Franklin Roosevelt, ou encore en Allemagne même au cours des années 50 et 60. Ils craignent que ces thèmes ne « s’ingèrent » dans la campagne des élections du 22 mai au parlement de Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé d’Allemagne où vivent 20% des électeurs.

Une telle approche économique ne pourrait s’appliquer qu’en dehors du cadre du Pacte de stabilité, qui interdit aux gouvernements des nations concernées de lancer des programmes d’investissements publics à grande échelle. D’ici le sommet européen du 22 mars, on prévoit de modifier ce pacte, mais jusqu’à présent, les négociations n’ont pas abouti car de puissants intérêts anglo-américano-hollandais bloquent toute révision substantielle. Or, comme le fait valoir le BüSo, sans mettre au rebut le Pacte de stabilité et sans une réorganisation du système financier international de type Bretton Woods, il ne sera pas possible de vaincre le chômage de masse et la déflation.

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