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Crise alimentaire : pour Jacques Chirac, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir au plus vite

La rédaction
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16 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) – Dans un article publié dans Le Monde du 17 avril, l’ancien président Jacques Chirac a lancé un appel pour faire face d’urgence à la crise alimentaire mondiale, faisant quelques propositions pour rétablir la production agricole mondiale. Si les remèdes sont au mieux insuffisants, l’appel reflète la panique croissante de certains courants politiques plus institutionnels sur les conséquences éventuelles de la crise actuelle.

Après avoir noté que la carte « des émeutes de la faim » s’étend de jour en jour, le président Chirac écrit que « Le monde est confronté au spectre des grandes famines alors même qu’il traverse une crise financière dangereuse. La cohésion, si délicate, de la communauté internationale est doublement menacée. Je le dis solennellement : cette conjonction des périls fait courir au monde un risque sans précédent. Sans mesures d’urgence et de fond, nous assisterons à des émeutes de plus en plus violentes, à des mouvements migratoires de plus en plus incontrôlables, à des conflits de plus en plus meurtriers, à une instabilité politique croissante. Les ingrédients d’une crise majeure sont réunis et la situation peut se dégrader très vite. »

Jacques Chirac demande que le Conseil de sécurité des Nations unies se réunisse « au plus tôt sur la crise alimentaire mondiale » afin de « prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la déstabilisation des Etats les plus menacés » avec une aide alimentaire immédiate. « L’Europe et les Etats-Unis ont enfin annoncé le déblocage d’une aide alimentaire d’urgence au profit du Programme alimentaire mondial. Je ne doute pas que les autres grandes puissances, membres du G8, pays émergents et pays de l’OPEP qui tirent des rentes exceptionnelles de l’augmentation du prix du pétrole, auront à cœur de prendre toute leur part de cet effort immédiat. »

Pour Chirac, il est urgent d’accroître la productivité de l’agriculture mondiale car « il nous faudra, demain, nourrir 9 milliards d’hommes. Tout le monde se rend compte, enfin, que l’humanité a besoin de la production de toutes les terres agricoles. L’autosuffisance alimentaire est le premier des défis à relever pour les pays en développement. Des outils existent. Nous savons tous ce qu’il faut faire : infrastructures rurales, stockage, irrigation, transport, financement des récoltes, organisation des marchés, microcrédits, etc. L’agriculture vivrière doit être réhabilitée. Elle doit être encouragée. Elle doit être protégée, n’ayons pas peur des mots, contre une concurrence débridée des produits d’importation qui déstabilisent l’économie de ces pays et découragent les producteurs locaux. »

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Si l’ancien Président semble pétri de bons sentiments, rappelons qu’en 2005 il faisait le plein de biodiesel pour sa voiture. Si nombre d’experts accusent aujourd’hui « la course aux biocarburants » comme une cause fondamentale et pour le moins aggravante de la crise actuelle, notre Président d’alors avait fait aménager les pompes à essence du Palais de l’Elysée pour ne pas en manquer. Il défendait alors à pleins poumons cette « révolution verte » et voulait faire de la France le premier producteur de l’UE en la matière.

En prenant conscience du désastre actuel, nous sommes confiants que Jacques Chirac changera rapidement d’avis et qu’il reconnaîtra publiquement s’être trompé sur le sujet. Et dans ce cas, nous dirons : « bravo et bienvenu aux ouvriers de la dernière heure. »

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