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Crise bancaire : enterrons les cadavres britanniques et espagnols

La rédaction
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2 septembre 2008 (LPAC) — L’économie de la zone euro sombre rapidement sous le poids de ses deux premières victimes : les systèmes bancaires britannique et espagnol. L’éclatement de la bulle immobilière dans ces deux pays a aggravé la crise bancaire, alors que les opérations de sauvetage de la part de la Banque centrale sont au bout du rouleau. On assiste ainsi à une crise simultanée à la Royal Bank of Scotland et à la banque espagnole Banco Santander. Toutes deux étant étroitement liées, un choc chez l’une a un effet direct sur l’autre, et vice versa. Il en va de même pour la bulle immobilière dans les deux pays.

Jusqu’à présent, les banques espagnoles ont été maintenues à flot par la Banque centrale européenne qui a refinancé leurs dettes au moyen de prêts mensuels de quelque 50 milliards d’euros en acceptant en collatéral des titres adossés à des crédits hypothécaires (Mortgage Based Securities) pour 11% de leur volume, un stratagème qui risque de ne pas pouvoir durer éternellement.

Le 29 août, l’agence de notation Fitch a dégradé six paquets de MBS appartenant à la Banco Santander. Ces titres, se montant à 4,06 milliards d’euros au total, appartiennent aux tranches A, BBB et BB, alors que les tranches supérieures ne sont pas touchées. Apparemment, ils ont été émis en octobre 2007, au moment où le marché interbancaire était gelé, ce qui indique que l’acheteur devait être la BCE. Selon Fitch, les provisions pour pertes sur cette dette laissent penser que la valeur nominale a été réduite de 35%.

Entre-temps, en Grande-Bretagne, le partenaire de Santander, RBS, fait face à une crise de confiance de la part de ses investisseurs, suite à une augmentation de son capital de 12 milliards de livres, et vient de nommer un trio de directeurs non exécutifs chargés d’assurer que la direction protège les intérêts des actionnaires.

La Banque d’Angleterre et le gouvernement britannique, déjà aux prises avec les pertes grandissantes de la banque nationalisée Northern Rock, sont incapables de traiter cette crise. Un membre de la Commission de politique monétaire de la BoE, David Blanchflower, a pris une mesure inhabituelle en réclamant publiquement une baisse des taux d’intérêt afin d’obtenir des liquidités. Or une baisse des taux affaiblirait plus encore la livre, qui a perdu 8% par rapport au dollar rien qu’au mois d’août.

Notons enfin que le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, a déclaré que la Grande-Bretagne fait peut-être face au pire déclin économique depuis soixante ans, tout en ajoutant qu’il n’avait jamais imaginé que le resserrement du crédit serait aussi important. Il est temps de sortir la tête du sable.

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