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Crise bancaire : à quand les funérailles du système ?

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Crédit : Reuters

La zone transatlantique pourra-t-elle éviter encore plus longtemps, l’implosion du système financier ? Tout indique qu’il n’y a plus, nulle part, la moindre marge de manœuvre et que toutes les brèches pourraient converger vers l’un des krachs les plus retentissants de l’histoire, menaçant de chaos l’ensemble de la planète.

Sur fond de faillites bancaires rampantes, dont pas la moindre celle de Deutsche Bank, des événements se sont produits la semaine dernière qui pourraient être les signes avant-coureurs du grand séisme à venir. Le mardi 4 octobre, le prix de l’or s’est effondré de 3.3%, pour se reprendre un peu après. Le 7 octobre c’était la livre sterling, déjà mise à mal par le Brexit, qui était victime d’un « flash-crash », perdant, en deux minutes, 9%, et rebondissant après pour s’établir en baisse de 1,2% par rapport au dollar ! En même temps, le dollar prenait des couleurs et le taux des obligations françaises à 10 ans passait en territoire positif.

Est-ce, comme l’ont prétendu les analystes, les rumeurs d’une sortie progressive par la BCE de son QE (politique de rachat mensuel d’actifs aux banques pour 80 milliards d’euros), en mars prochain, et l’annonce par une antenne régionale de la FED que les taux allaient bientôt augmenter, qui ont provoqué ces mouvements erratiques ? Ou s’agit-il « des dégagements de positions hasardeuses qu’il convient de clôturer au plus vite, ou alors une liquidation liée à un besoin de récupération de cash », annonciateurs, comme le soupçonne l’analyste Charles Sannat, de « la mer qui se retire avant le raz de marée. »

Gros temps pour les banques européennes

Les avertissements se multiplient ces derniers temps sur le très mauvais état de banques européennes. Nous vous avons déjà parlé des 200 à 400 milliards de mauvaises créances des trois principales banques italiennes – MPS, Intesa Saopaolo et Unicredit - et de la faillite prochaine de Deutsche Bank, le géant bancaire mondial de l’Allemagne, dont les 46 mille milliards d’exposition aux produits dérivés effrayent le monde. La banque survivra-t-elle à l’amende de 14 milliards de dollars que veut lui imposer la justice américaine pour son rôle dans la crise de subprime ? Personne ne sait. Depuis, c’est Commerzbank, la deuxième banque allemande qui rentre dans ce macabre palmarès annonçant 9.600 licenciements.

Le dernier « Rapport global de la stabilité financière » publié par le FMI le 5 octobre, fait aussi état des difficultés de « beaucoup de banques dans la zone euro ». Comment survivre dans un contexte de bas taux d’intérêt et de basse croissance à long terme, tout en portant les mauvaises créances de la crise de 2008 et en renforçant les régulations, comme l’impose le processus de Bâle ? Voilà le dilemme posé par le FMI, qui note que :

Depuis le début de l’année la capitalisation boursière des banques de l’économie avancée est tombée de près de 430 milliards, et que les banques de la zone euro n’ont retrouvé aujourd’hui que, la moitié des bénéfices qu’elles avaient entre 2004-2006.

Mettre fin à un système criminogène

Cependant, si le diagnostique est posé dans toute son ampleur, les « solutions » avancées par les institutions et les gouvernements sont presque pires que la crise. Car, ils ne proposent pas, comme Solidarité & Progrès, d’assainir un système malade de spéculation et ne pouvant survivre que grâce aux fraudes les plus éhontées, en protégeant les dépôts et les activités utiles à l’économie. Au contraire, ils veulent maintenir le même « business modèle », c’est-à-dire, la fuite en avant dans les pratiques spéculatives qui nous ont conduits à la crise !

En Allemagne, par exemple, où la faillite de Deutsche Bank est débattue par toute la presse, le gouvernement voit d’un bon œil la prise de 25% de son capital par deux émirs du Qatar, le cheikh Hamad ben Jassem ben Jaber al-Thani, ancien premier ministre, et son cousin, l’ancien émir cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, qui en détiennent déjà 10%. Veulent-ils changer les pratiques de DB ? Non ! Ils ont déclaré vouloir voir Deutsche Bank jouer un rôle encore plus important dans la banque d’affaires ! Quand au très stricte Ministre des finances Schäuble qui n’a pas hésité à exiger du sang et des larmes du peuple grec « fraudeur », son ministère a déclaré qu’il « ne voyait pas de problème avec un investisseur de ce type ».

Plumer les particuliers

Quand au FMI, il cherche à mettre cette crise à profit pour provoquer une violente restructuration du système bancaire, à commencer par l’européen, dans le but d’éliminer les canards boiteux et de permettre l’émergence d’un secteur bancaire « vigoureux ». Au-delà de mesures classiques de redressement, il préconise « des changements fondamentaux »,

Dans beaucoup de pays européens, le haut niveau des prêts non performants et les difficultés croissantes dans la rentabilité exigent une action urgente et globale.

Par « action urgente », il entend faire appel massivement aux procédures de « bail-in », adoptées par l’Union européenne dans le cadre de l’Union bancaire. De quoi s’agit-il ? En 2015, l’Europe a adopté la « Directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances (BRRD) » qui prévoit qu’en cas de faillite de banques systémiques, elles ne seront plus renflouées par l’État (bail-out), mais dans l’ordre, par leurs actionnaires, leurs détenteurs d’obligations et leurs déposants. Si le fait de faire appel aux actionnaires et aux détenteurs d’obligations est normal, la ponction de simples déposants, représente ni plus ni moins du vol !

Dans sa novlangue inimitable, le FMI recommande donc « d’accélérer la résolution [mise en faillite] des emprunts non performants [créances douteuses] », et de rétablir la rentabilité bancaire en « évaluant la viabilité des banques non rentables et, lorsque c’est nécessaire, de consolider et liquider des entités non viables afin d’orienter une demande de crédit suffisante vers les banques qui survivront pour qu’elles puissent accroître leurs bénéfices et positions en capital ». Sous l’intitulé « Les politiques pour faire face aux défis des économies avancées », il préconise « la pleine utilisation de la Directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances ». Une politique qu’il appelle, cependant, à appliquer avec « flexibilité » et de façon bien coordonnée à travers les frontières, par un établissement conjoint de la hiérarchie des créanciers potentiels, afin qu’il n’y ait pas de désagréables surprises pour quiconque !

Quand à nous, Solidarité & Progrès, nous proposons une action vigoureuse de l’État, comme sous Roosevelt, contre un système devenu criminogène et pour rétablir un secteur banquier viable finançant les activités utiles à l’économie.

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