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Crise du dollar et offensive contre la Chine

La rédaction
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Fred Bergsten, directeur de l’Institute for International Economics (IIE), a pris la parole le 30 novembre à un forum dans la capitale américaine sur le thème : « Ajustement du dollar : de combien ? par rapport à quoi ? » Entre 150 et 200 participants inquiets - banquiers, responsables du Trésor américain, du département d’Etat et de la Réserve fédérale, directeurs du FMI, journalistes et divers représentants asiatiques - avaient répondu à l’invitation.

Le déficit du compte courant américain, fit remarquer Bergsten, s’élève à 6% du produit intérieur brut. Si la baisse « ordonnée » du dollar à laquelle nous avons assisté depuis deux mois devait se poursuivre encore six mois, on pourrait s’attendre à un « atterrissage en douceur », mais les marchés craignent de plus en plus que « le déclin ordonné ne se transforme en chute libre et en atterrissage brutal ». Bergsten propose par conséquent uen stratégie en trois points :

  1. la Chine doit réévaluer sa monnaie d’environ 20%, rendant ses exportations moins compétitives, ralentissant sa croissance économique et contractant les investissements étrangers en Chine. Plus tard, lorsque son système bancaire sera plus stable, la Chine pourra laisser flotter le renminbi et « libéraliser » son économie. D’autres pays asiatiques devront aussi réévaluer leurs monnaies après la Chine.
  2. les Etats-Unis doivent pratiquer la restriction fiscale en imposant des coupes claires dans le budget national.
  3. d’autres nations doivent stimuler leur demande interne, notamment de produits américains.

Pour John Williamson, ancien conseiller économique du FMI et du gouvernement britannique, la crise va sans doute frapper d’abord l’Europe occidentale ou le Japon, plutôt que les Etats-Unis. La Chine pourrait tirer des leçons du « succès » de la libéralisation dans différentes économies modèles (Pologne, Israël, Chili, Colombie). Un collaborateur de l’IIE, Morris Goldstein, a accusé la Chine de contrevenir aux règles du FMI en manipulant ses taux de change sur une période de temps prolongée. Selon lui, la Chine ne pourrait que profiter de la réévaluation proposée, avec une réduction de l’inflation et d’autres avantages. Quant à Michael Mussa, ancien économiste du FMI, il a déclaré que la baisse du dollar signifie une baisse du niveau de vie des Américains. Il a comparé la situation actuelle des Etats-Unis avec celle d’un salarié qui demanderait lui-même à son employeur de réduire son salaire pour sauver son poste.

De nombreuses questions de la salle portaient sur des évidences : si les recommandations de l’IIE étaient si bénéfiques pour la Chine, pourquoi celle-ci ne les a-t-elle pas appliquées ? Réponse : les Chinois ne comprennent pas leurs propres intérêts, pas plus que les tigres asiatiques à qui on conseilla dans les années 90 de dévaluer leur monnaie. Anton Chaitkin, de l’EIR, a demandé s’il ne vaudrait pas mieux admettre que l’ensemble du système à taux de change flottants et l’utopie postindustrielle sont un échec évident. La réponse de Bergsten : « Nous remettons la réponse à cette question à un autre moment. »

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