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Crise financière : 3500 milliards de dollars partis en fumée

La rédaction
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Depuis le 9 mai, nous assistons au plus grand recul boursier depuis l’éclatement de la bulle de la nouvelle économie entre mars 2000 et mars 2003. Dans la semaine ouvrable se terminant le 9 juin, l’indice Morgan Stanley des actifs boursiers mondiaux a baissé de 4,4 %, sa plus forte chute hebdomadaire depuis septembre 2002.

Au cours de la semaine du 2 au 9 juin, les actions des pays émergents ont chuté de 8 % en moyenne ; le RTS russe a reculé de 11,2 % et les actions turques de 11,4 %. Si on calcule que la capitalisation boursière globale s’élevait à environ 40 000 milliards de dollars fin avril 2006, cela voudrait dire que quelque 3500 milliards de dollars se sont volatilisés en l’espace de quatre semaines de transactions.

L’un des facteurs à l’origine de l’éclatement des bulles du carry trade sur les marchés émergents et du maintien des bulles boursières aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, est le dilemme des banques centrales. Face à l’inflation des prix de plus en plus flagrante, elles sont obligées de réduire quelque peu la quantité excessive de liquidités qu’elles ont injectées dans le système ces dernières années, mais en même temps, tout signe d’augmentation, même future, des taux d’intérêt tend à déclencher de nouvelles liquidations sur les Bourses.

Le 5 juin, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a souligné la nécessité de combattre l’inflation, suivi peu après par d’autres gouverneurs de la banque centrale américaine. La bourse turque ayant chuté de 30 % et la lire turque de 20 % depuis le 9 mai, la Banque centrale turque a décidé, lors d’une réunion d’urgence le 7 juin, d’augmenter les taux de 175 points de base pour atteindre 15 %. Le même jour, la Thaïlande augmentait elle aussi ses taux. Le 10 mai, la Banque centrale européenne, ainsi que les banques centrales du Danemark, d’Inde, de Corée du Sud et d’Afrique du Sud, ont augmenté à leur tour leur taux de base.

Que fera le nouveau secrétaire au Trésor américain ?

Outre les turbulences sur les marchés, deux autres bombes à retardement financières menacent : le risque d’un krach du dollar américain en raison du déficit intenable des comptes courants américains et l’effondrement inéluctable du marché du logement américain, avec ses quelque 8000 milliards de dollars de crédits hypothécaires. La nomination d’Henry Paulson, PDG de Goldman Sachs, comme secrétaire au Trésor, en remplacement de John Snow, a été motivée par la nécessité de faire face à de telles catastrophes.

Dès l’éclatement de l’une de ces méga-crises, voire des deux, le gouvernement américain devra établir un « arrangement » avec la Chine, qui détient actuellement la plus forte quantité de réserves de devises au monde. Or, Henry Paulson est réputé savoir « parler aux Chinois ». Il a joué un rôle central chez Goldman Sachs dans la gestion de différentes grandes OPA d’industries chinoises, y compris de PetroChina en 2000 et de la Banque de Chine la semaine dernière : à hauteur de 9,7 milliards de dollars, celle-ci représente la plus grande OPA depuis six ans. Une source financière new-yorkaise proche du nouveau ministre a dit que ce dernier n’inciterait pas les Chinois à dévaluer, mais qu’il estimait que la Réserve fédérale doit augmenter les taux pour « renforcer » le dollar.

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