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Crise financière : aucun répit pour l’équipe de protection contre les plongeons

La rédaction
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Alors que le système financier et économique mondial est en voie d’effondrement systémique, les maîtres de la « gestion de crise » sont engagés dans des efforts frénétiques. Considérons ce qu’en dit Ambrose Evans-Pritchard, qui titrait un article paru dans le Daily Telegraph du 30 octobre : « Paulson réactive l’équipe de soutien secrète afin d’empêcher la fonte des marchés ».

D’après ce commentateur anglais, « les autorités américaines croient que le marché haussier de cet automne ne représente qu’une reprise de dupes avant que la tempête inévitable ne se manifeste. Le secrétaire au Trésor Hank Paulson, un initié des marchés qui s’est bâti une fortune de 700 millions de dollars à Goldman Sachs, réactive l’"équipe de protection contre les plongeons" (PPT), une entité obscure dotée du pouvoir de soutenir les indices boursiers, la monnaie et les contrats à terme de crédit en cas de krach. Appelé aussi Groupe de travail chargé des marchés financiers, elle avait été créée par Ronald Reagan en vue d’empêcher une répétition de la fonte de Wall Street d’octobre 1987. (...) Selon M. Paulson, le groupe a pu se permettre de sommeiller pendant les années fastes. Désormais, il sera doté d’un centre de commandement au Trésor américain qui surveillera les marchés globaux et servira de base d’opérations lors de la prochaine crise. (...) »

Cette PPT, selon Evans-Pritchard, regroupe les responsables du Trésor, de la Réserve fédérale, de la Commission des opérations en Bourse (SEC) et des principales bourses. « M. Paulson a demandé à l’équipe d’examiner "le risque systémique posé par les hedge funds et les produits dérivés, ainsi que la capacité du gouvernement de répondre à une crise financière". »

Le commentateur du Daily Telegraph note que dans le passé, on niait l’existence de la PPT, entourée comme elle l’était de « légendes ténébreuses » « Mais l’ancien stratège de la Maison Blanche, George Stephanopoulos, admet ouvertement qu’elle a servi à soutenir les marchés lors de la crise Russie/LTCM à l’époque de Bill Clinton, et sans doute à nouveau après les attaques du 11 septembre. "Il y a un accord informel entre grandes banques pour intervenir et commencer à acheter des actions s’il semble y avoir un problème", dit-il. "En 1998, il y a eu la crise du Long Term Capital, une crise monétaire globale. Sous la direction de la Fed, toutes les banques se sont concertées pour faire remonter les marchés de devises. Et il existe des plans pour envisager de le faire si les bourses commencent à chuter", dit-il. (...) Reste seulement à savoir si l’on va utiliser l’argent des contribuables pour renflouer directement les investisseurs ou si l’on se contentera de coordonner l’action des banques de Wall Street, comme ce fut le cas en 1929. »

Par ailleurs, on pouvait lire dans le New York Post du 26 octobre un article de son correspondant des affaires financières, John Crudele, sur le thème : « Paulson joue avec les protecteurs contre le plongeon ». « Quelqu’un - je ne sais pas qui - veut que nous sachions tous que, depuis juillet, Henry Paulson, le nouveau secrétaire au Trésor, a passé beaucoup de temps sur une opération de Washington peu connue, appelée Groupe de travail du Président chargé des marchés financiers », mieux connue de nos lecteurs comme la PPT. Depuis l’intervention de Paulson, écrit Crudele, les actions sont orientées à la hausse et « il y a moins de risque dans les actions si le gouvernement fournit un filet de sécurité. Moins de risque, bien sûr, jusqu’à l’arrivée d’un événement défavorable. »

Malgré les efforts de la PPT, le marché immobilier aux Etats-Unis continue de s’effondrer. Le département du Commerce a annoncé le 26 octobre que les ventes nationales de nouveaux logements avaient augmenté de 5,3 % en septembre, par rapport au même mois de 2005. Toutefois, le prix moyen est passé de 240 000 dollars à 217 000 en 2006, soit une chute de 11,2 %. Autrement dit, les propriétaires ont sabré les prix pour trouver acquéreur. Compte tenu de tous ces facteurs, les dépenses totales pour l’achat d’un nouveau logement ont baissé de presque 6 % en septembre.

En même temps, le parc de logements invendus devient considérable. En septembre 2005, il représentait 4,6 mois, contre 7,3 mois cette année. Dans certaines régions, ce pourcentage est beaucoup plus élevé : San Diego 8,5 mois, Boston 8,6, Cincinnati 9,4, New York City 10,8, Las Vegas 12, Atlanta 12,6 et Miami 14,6.

Hellmeyer : le système financier est atteint d’un cancer

L’économiste en chef de la Banque régionale publique de Brême (Bremer Landesbank), Volker Hellmeyer, a tenu des propos inhabituels dans une interview avec le Suddeutsche Zeitung du 24 octobre. Interrogé sur la bulle des prix des matières premières, il a commencé par noter que les banques centrales du monde hésitent beaucoup, ces derniers temps, à réduire leurs réserves d’or. En vertu du « Washington Agreement » sur l’or conclu il y a quelques années, les banques centrales ne doivent pas vendre plus de 500 tonnes de métal jaune par an, mais en réalité, elles en vendent moins. Comme l’a fait savoir son président Axel Weber, la Bundesbank a suspendu les ventes dans le court terme. Les réserves allemandes d’or se montent actuellement à 3300 tonnes, soit le deuxième stock au monde. De leur côté, les banques centrales de Russie et de Chine ont indiqué leur intention d’augmenter leurs réserves d’or afin d’être moins dépendantes vis-à-vis du dollar.

Hellmeyer a ensuite souligné un aspect particulier du boom des prix des matières premières. Ici, dit-il, nous avons affaire à « des avoirs réels. Et vu la situation fragile de notre système financier, il est logique d’investir dans des avoirs réels, comme les actions d’entreprise ou les matières premières. A la question de savoir si les gens se préparent ainsi à un « krach financier », l’économiste allemand a dit qu’il comprend bien de « telles actions préventives puisque notre système financier n’est pas en bonne santé, il a un cancer. Dans le passé, l’or a toujours été utilisé comme protection contre un krach financier. » Ce cancer, c’est « le déséquilibre grandissant entre le centre du système, aux Etats-Unis, et le reste du monde ». Le déficit américain des comptes courants se monte à 800 milliards de dollars par an, et ce capital, loin de servir à des investissements susceptibles de se traduire par « la production de nouveaux produits et valeurs, finance simplement la consommation privée. Voilà le problème. L’affaiblissement du dollar, par conséquent, n’est qu’une question de temps » et il provoquera la hausse des prix des matières premières.

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