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Crise hypothécaire : propriétaires et constructeurs frappés de plein fouet

La rédaction
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Le 26 avril, l’agence de notation Moody’s a lancé une sévère mise en garde : les plus importants constructeurs de logement aux Etats-Unis risquent d’être « saisis » par leurs créanciers, bancaires et autres.

EIRNS

Le 26 avril, l’agence de notation Moody’s a lancé une sévère mise en garde : les plus importants constructeurs de logement aux Etats-Unis risquent d’être « saisis » par leurs créanciers, bancaires et autres. Au cours du premier trimestre, Pulte Homes, Ryland Group et Beazer Homes ont tous subi de lourdes pertes, la chute des ventes les ayant obligés à dévaluer des terrains sur lesquels ils comptaient construire et à renoncer à l’achat d’autres terrains convoités. De ce fait, leur revenu d’exploitation n’atteint pas le niveau convenu avec les créanciers et les prêts pourraient donc être retirés à tout moment. L’année à venir, selon Joseph Snider, de Moody’s, s’annonce « sinistre ».
Malgré des rabais spectaculaires, les constructeurs ne parviennent pas à écouler leur parc et en février, le nombre de logements à vendre a été le plus élevé depuis 16 ans. Quant aux propriétaires, le montant des prêts accordés sur la valeur nette de leur propriété a baissé au cours du premier trimestre, pour la première fois depuis 8 ans, selon MoodysEconomy.com.

Par ailleurs, l’organisme hypothécaire Fannie Mae a publié un rapport sur les principales causes de saisie de logement : en tête vient la mise au chômage du propriétaire, à l’origine de 35 % des défauts de paiement, suivi par le surendettement général des ménages, responsable de 20 % des retards de remboursement.

Face au désastre programmé, il semble que les gouverneurs de la Réserve fédérale, de concert avec l’« équipe de protection contre les plongeons » de la Maison Blanche, envisage de renflouer l’immense marché hypothécaire à haut risque (sub-prime mortgage market) pour éviter l’éclatement de la bulle hypothécaire américaine, estimée à 16 700 milliards de dollars. Le 16 avril, au siège de l’Agence fédérale d’assurance pour les dépôts (FDIC) à Washington, une importante réunion a retenu pendant sept heures les dirigeants du FDIC, de Fannie Mae et Freddie Mac, et sans doute de la Réserve fédérale, ainsi que des responsables de banques, d’organismes de crédit et de groupes de consommateurs. D’après des déclarations qui suivirent, tous veulent éviter dans la mesure du possible de déposséder de leur logement les détenteurs d’un crédit hypothécaire à haut risque.

Le lendemain, le bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale a publié une déclaration concernant les arrangements avec les détenteurs d’hypothèques, rédigée en collaboration avec le département américain du Logement et du Développement urbain (HUD), le FDIC, l’administration de l’Union nationale du crédit, le bureau du Contrôleur de la monnaie et le Bureau de surveillance de l’épargne. Les signataires « encouragent les institutions financières à travailler de façon constructive avec leurs clients qui sont dans l’incapacité de rembourser leur emprunt immobilier ».

Leur but est moins de protéger les petits propriétaires que de sauver les institutions financières qui dépendent de ces crédits hypothécaires artificiellement gonflés. Et effectivement, le même jour, le PDG de Fannie Mae a annoncé une modification de ses modalités de prêt afin d’aider les débiteurs. Le 18 avril, Freddie Mac, l’autre géant du marché immobilier, a annoncé son intention d’allouer 20 milliards de dollars à l’achat de produits hypothécaires à taux fixes ou variables, afin de soutenir les institutions de crédit hypothécaire. D’autres institutions ont de leur côté annoncé des mesures de refinancement d’hypothèques.

D’après une première évaluation, l’EIR estime qu’entre 28 et 43 milliards de dollars ont été mobilisés pour tenter de renflouer la bulle immobilière. Mais, comme Lyndon LaRouche l’a fait remarquer, même des centaines de milliards ne suffiraient pas : la seule solution consiste à geler les crédits hypothécaires en difficulté et à réorganiser le système financier.

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