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Crise iranienne : une solution diplomatique est encore possible

La rédaction
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Il faut se méfier de la vaste campagne de propagande affirmant que l’Iran a « abandonné » les négociations diplomatiques autour de la question nucléaire. Les faits indiquent que, des deux côtés, la porte reste ouverte à la diplomatie, malgré la montée des tensions provoquée par la décision de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), prise à Vienne le 4 février, de demander un débat au Conseil de sécurité.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré le 8 février : « Nous travaillons de concert avec la troïka européenne et nos collègues aux Etats-Unis. Nous pensons que la décision prise au sein de l’AIEA était équilibrée. Nous expliquerons à nos alliés iraniens l’essence de ces résolutions. Essentiellement, ce n’est pas le "dossier" qui a été transféré au Conseil de sécurité, mais des "informations". C’est une différence fondamentale et elle permet de rechercher des solutions au problème », dit Poutine.

Le 12 février, le président du Parlement iranien, Gholam-Ali Haddad-Adel, a annoncé que l’Iran allait reprendre ses recherches, mais en respectant les règlements de l’AIEA. « L’Iran est déterminé à appliquer ses décisions. Ayant annoncé la reprise de nos recherches nucléaires, nous allons attendre que les inspecteurs de l’AIEA viennent en Iran et supervisent cette phase. » Questionné sur la possibilité de rouvrir les discussions sur la question nucléaire, il a reconnu que « l’atmosphère des discussions sera indiscutablement différente d’avant la décision du conseil des gouverneurs de l’AIEA » d’avoir recours au Conseil de sécurité. Concernant la proposition russe d’enrichissement conjoint de l’uranium, Haddad-Adel a déclaré : « L’Iran ne fermera la porte des négociations avec aucun pays. On peut aussi discuter du plan nucléaire russe. Mais nous insistons sur nos droits. »

Une délégation iranienne devait se rendre à Moscou pour discuter de la proposition russe les 15 et 16 février, mais le 13, le gouvernement iranien a annoncé que la date en avait été « reculée ».

Suite aux déclarations faites par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad le 11 février, laissant entendre que l’Iran pourrait revenir sur l’engagement pris dans le cadre du Traité de non prolifération (TNP), le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Asefi, a déclaré aux journalistes le 12 février que cet engagement envers le TNP tient toujours, mais « nous ne pouvons accepter qu’il soit mal utilisé à des fins politiques. »

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