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Crise sur le marché des produits dérivés de crédit

La rédaction
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Comme Lyndon LaRouche l’a fait remarquer le 28 février, le marché des instruments dérivés de crédit, qui représente environ 30 000 milliards de dollars américains, reflète bien l’état de désintégration des marchés financiers mondiaux, tandis que les fonds spéculatifs (hedge funds) et les banques qui dominent ce marché subissent de lourdes pertes.

Entre le 27 février et le 2 mars, le volume des échanges sur les indices de swap sur défaillance sur les marchés européens aurait atteint le niveau sans précédent de 200 à 300 milliards de dollars, soit « trois fois le volume hebdomadaire moyen », a déclaré Marcus Schueler, de la Deutsche Bank. Le volume sur les marchés américains de CDO (collateralised debt obligations) serait encore plus important. De ce fait, les banques et hedge funds ont essuyé d’énormes pertes, surtout pour ce qui concerne les indices de produits dérivés basés sur des obligations poubelle. Tout le monde a fait les mêmes paris : « Certains ont perdu leurs gains de toute l’année dans la seule journée du mardi [27 février] », déclara Schueler. Les chutes les plus spectaculaires ont été enregistrées sur le iTraxx Crossover, l’indice des obligations d’entreprise à risque, qui ne sont pourtant pas du niveau poubelle. Là, pour assurer 10 millions d’euros de dettes contre un éventuel défaut de paiement, le coût est passé de 169 000 à 240 000 euros entre le 1er et le 2 mars. Cela reflète la débâcle du carry trade en yens, qui va continuer à un rythme accéléré.

Le 2 mars, Bloomberg a fait savoir que les courtiers de Goldman Sachs, Merrill Lynch et Morgan Stanley évaluent le crédit de leurs propres sociétés à seulement un ou deux crans au-dessus du niveau « poubelle » ! Ils estiment qu’en raison de leurs produits dérivés de risque-crédit, la notation « officielle » des sociétés est trop élevée de cinq points. Goldman et Merrill dominent le marché des instruments dérivés sur crédit, et tous trois sont d’importants garants d’hypothèques. Merrill Lynch a vu deux de ses prêteurs hypothécaires faire faillite et il a dû en renflouer un troisième, First Franklin Financial Corp., à hauteur de 1,3 milliards de dollars.

Par ailleurs, la Securities and Exchange Commission (commission de contrôle boursière aux Etats-Unis) a lancé des poursuites civiles et pénales pour délits d’initié « éhontés » et « flagrants » sur des actions et des acquisitions à effet de levier, ce avec la participation ou la complicité de mandataires des banques. Ainsi, le 1er mars, la SEC accusait de délit d’initié treize responsables des banques UBS, Bear Stearns et Morgan Stanley, et des hedge funds Chelsey Capital, Jasper Capital, et Lyford Cay Capital. Il semblerait que les responsables bancaires qui fournissaient les informations confidentielles, soit aient personnellement investi dans les fonds en question, soit qu’ils en percevaient des honoraires.

Concernant l’acquisition de la société texane d’électricité TXU, annoncée le 26 février seulement, la SEC a fait savoir le 3 mars qu’elle enquête sur des délits d’initié « hautement rentables et douteux ». Peu avant l’annonce de la SEC, un juge fédéral de Chicago avait gelé les avoirs de certains acheteurs d’actions TXU. Les fonds impliqués n’ont pas encore été identifiés parce qu’ils se servaient d’entreprises de courtage étrangères pour acheter les actions.

Ces poursuites de la SEC reflètent les pressions exercées par la commission Judiciaire du Sénat, en particulier par son ancien président, le républicain Arlen Specter et par son nouveau, le démocrate Patrick Leahy. Lors d’une audition, ils ont vertement critiqué la directrice Linda Chatman Thomson pour avoir renoncé à s’attaquer au problème de la collusion entre banques et hedge funds en matière de délit d’initié. Deux études récentes montrent que l’annonce d’une acquisition d’entreprise est presque toujours précédée d’une augmentation des actions de la société ciblée, due à l’achat d’actions par des fonds.

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