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Cristina Kirchner : contre le FMI et pour le nucléaire, même combat !

La rédaction
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3 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le 28 septembre, lors de l’inauguration surprise du troisième réacteur nucléaire du pays à la centrale d’Atucha, la Présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a montré que le développement de l’énergie nucléaire, le combat contre le FMI et la défense de la souveraineté nationale ne sont qu’un seul et même combat.

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Inauguration du réacteur Atucha II le 28 septembre 2011 par la présidente Cristina Kirchner.
Crédit : http://veintitres.elargentino.com

L’événement n’a probablement pas été du goût de Wall Street et de la City, qui poursuivent leur lutte contre l’Argentine en même temps qu’ils luttent pour leur propre survie. Attaquée de toute part par le FMI – Christine Lagarde a qualifié d’ « odieuse » la comparaison entre l’Argentine et la Grèce – et une administration Obama se posant en défenseur des fonds vautours, Cristina Kirchner mène une contre-attaque cinglante. Deux jours avant l’inauguration d’Atucha II, elle avait fustigé « la stupidité et l’acharnement » dont le FMI fait preuve en appliquant à la Grèce le même remède qui conduisit à la faillite puis au défaut de paiement de l’Argentine.

Dans son discours d’Atucha, la Présidente argentine a réaffirmé la souveraineté du pays dans son attachement au progrès scientifique et technologique. Elle a remercié « les ouvriers qui ont été les gardiens de la souveraineté nationale » et déclaré que « le meilleur carburant que l’on ait est le peuple argentin (…) avec cet incroyable réacteur nucléaire, je pense que nous redémarrons la machine que fut notre République argentine lorsqu’elle était pionnière en tout en Amérique latine – le nucléaire, l’aéronautique, le ferroviaire, l’automobile, la recherche scientifique (…) Voyez ce que fut notre pays. »

Devant les centaines d’ingénieurs, d’ouvriers et de scientifiques de la centrale d’Atucha, la Présidente argentine a également rendu hommage à son défunt mari, Nestor Kirchner, Président entre 2003 et 2007, qui relança la construction d’Atucha II en 2006. Pour elle, la réalisation de ce nouveau réacteur est un sentiment de libération égal à celui ressenti en 2005 et 2007, quand son mari a restructuré la dette nationale. « Je me sens aujourd’hui comme lorsque nous avons mis un terme à notre dette envers le FMI (…) lorsque nous en avons fini avec cette épée de Damoclès pesant en permanence sur la croissance la République argentine. » Nous avons payé une « dette historique générée par des décennies d’abandon, d’erreurs, de mauvaises politiques ainsi que d’interférences étrangères visant à ce que l’Argentine n’ait pas accès au développement nucléaire. Nous avons rétabli la volonté et le pouvoir de décider que le pays se gouverne lui-même, par l’intermédiaire des autorités démocratiquement élues par les Argentins ainsi que des projets pour lesquels le peuple élit ses dirigeants. »

Comme pour répondre à la folie du FMI et d’Obama, Cristina Kirchner n’a pas manqué de préciser que la politique de restructuration de la dette et de promotion de la science et de l’industrie, a propulsé en quelques années l’Argentine au second rang mondial en terme de taux de croissance économique, précédée seulement par la Chine !

Elle a également souligné l’enjeu existentiel de l’énergie nucléaire, alors qu’en huit ans l’Argentine a accru sa production énergétique de 45% : « L’on a pas seulement produit cette énergie, mais on l’a consommée car en huit ans, les usines, les ateliers et les commerces qui se sont créés en avaient besoin ! C’est pour cela qu’il nous a fallu produire plus d’énergie et qu’il nous faut continuer à en produire plus. »

88% de cette centrale, a-t-elle déclaré, est « made in Argentine », tant du point de vue des financements que des travailleurs et des techniciens, dont nombre sont revenus de l’étranger pour cela. Elle a ensuite rappelé les prochains objectifs nucléaires de l’Argentine : rallonger la durée de vie du réacteur d’Embalse, construire Atucha III et réaliser le projet de réacteur de 4e génération CAREM. L’Argentine est également en partenariat avec le Brésil pour le traitement du combustible nucléaire et cherche aussi à développer les usages médicaux du nucléaire.

La vidéo du discours, sous-titrée en anglais :

Le discours intégral (en VO) est disponible ici.

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