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D’anciens chefs du Shin Bet réclament la paix

La rédaction
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Quatre anciens chefs du Shin Bet, le service de sécurité intérieure d’Israël, ont rejoint l’offensive pour la paix qui ne cesse de s’amplifier dans ce pays. « Nous nous dirigeons vers la catastrophe », a déclaré Yaakov Peri, responsable du Shin Bet de 1987 à 1993, dans une interview réalisée par Yedioth Ahronot. « Si nous persistons à vivre par l’épée, (...) nous nous détruirons nous-mêmes. (...) Nous devons (...) quitter Gaza (...) et démanteler les colonies sauvages. » Faisant référence aux colons implantés en Cisjordanie, Peri a ajouté : « Il y aura toujours des groupes (...) pour qui la terre d’Israël se niche dans les collines de Naplouse et à l’intérieur d’Hébron et nous allons devoir les affronter ».

Lui faisant écho, Ami Ayalon, qui dirigea le Shin Bet entre 1996 et 2000, s’est prononcé pour un retrait unilatéral des troupes et des colons de Gaza, tout en affirmant : « Nous avançons à pas constants et sûrs vers un point où l’Etat d’Israël ne sera plus une démocratie ni un foyer pour le peuple juif. » Ayalon est également à l’origine d’une initiative de paix avec Sari Nusseïbeh, intellectuel palestinien recteur de l’université Al-Qods, à Jérusalem-Est. Il s’agit d’une déclaration de principes en faveur d’un accord de paix avec les Palestiniens, baptisée « La Voix des Peuples », transformée depuis en pétition signée à ce jour par plus de 185.000 Israéliens et Palestiniens.

Selon Avraham Shalom, dirigeant du Shin Bet de 1980 à 1986 et partisan de l’initiative Ayalon-Nussebeïh, les politiques menées par le gouvernement Sharon sont « contradictoires avec le désir de paix. Nous devons admettre une fois pour toutes qu’il existe un autre côté, qu’il a des sentiments, qu’il souffre et que nous nous conduisons envers lui de façon honteuse (...) tout ce comportement est le résultat de l’occupation. » Pour Carmi Gillon, chef du Shin Bet à l’époque de l’assassinat de Rabin et jusqu’en 1996, le gouvernement ne considère que le court terme et refuse d’envisager une solution pour sortir « du guêpier où nous nous trouvons aujourd’hui . »

Depuis le 16 novembre, trois millions d’exemplaires des « Accords de Genève » ont été envoyés dans chaque foyer israélien. Cette proposition de traité de paix entre Israéliens et Palestiniens avait été rédigée par les équipes de Yossi Beilin, ancien ministre de la Justice, et de Yasser Abed Rabbo, ancien négociateur palestinien.

Accompagné de Haim Oron (Meretz) et de Yuli Tamir (Parti travailliste), deux membres de la Knesset ayant participé aux accords, Yossi Beilin s’est rendu personnellement au domicile du Premier ministre Ariel Sharon afin de lui en apporter une copie, mais les gardes ont refusé de prendre l’enveloppe. Sharon a également refusé de les rencontrer.

La présentation officielle de cette initiative de paix à la communauté internationale aura lieu le 1er décembre à Genève. L’événement, soutenu par le ministre des Affaires étrangères de Suisse, constituera une formidable promotion pour cet accord qui est essentiel pour rebâtir un mouvement de la paix d’envergure en Israël. Une source proche de l’équipe des négociateurs nous a confié que le camp de la paix va lancer une mobilisation majeure dans les semaines à venir.

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