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D’autres répercussions du déclassement de General Motors

La rédaction
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La dégradation de la dette de General Motors au niveau poubelle par l’agence de notation britannique Fitch, après à la décision similaire de Standard & Poor’s le 5 mai, accroît encore la tension sur les marchés d’obligations d’entreprise en difficulté et sur les marchés afférents des produits dérivés de crédit. Avec le classement de la dette de GM dans la catégorie junk bonds par deux des trois grandes agences de notation, ses obligations sont bannies du « Lehman Brothers Bond Index », qui ne répertorie que des obligations de qualité. Par conséquent, les fonds de pension et autres fonds réglementés devront maintenant se débarrasser de leurs obligations GM. Pour de nombreux hedge funds actifs dans le secteur des produits dérivés de crédit, tout nouveau recul des obligations de GM et de Ford se traduira par des pertes supplémentaires, démultipliées par les techniques habituelles d’effet de levier.

Les 31 mai et 30 juin représentent des dates butoirs pour les hedge funds, qui sont alors tenus d’informer les investisseurs des récentes performances. Ces rapports risquent de braquer les projecteurs sur les « cadavres » de certains hedge funds. Il suffit en fait que les investisseurs apprennent l’existence de pertes significatives pour être amenés à retirer leurs fonds, obligeant les hedge funds à continuer de liquider leurs actifs à un moment où les marchés ne sont pas très porteurs. Le 23 mai, on a appris que le capital propre de deux hedge funds - Quadriga Capital Management et Bailey Coates Asset Management - avait chuté de plus de 20% depuis le début de l’année.

Les investisseurs tendent donc à se réfugier dans des « valeurs sûres », comme les bons du Trésor et les investissements à risque relativement faible. Ceci est d’ailleurs l’une des raisons de la récente revalorisation du dollar. Le taux de rémunération des bons du Trésor américain baisse sans interruption, tandis que celui des obligations gouvernementales en euros sur 10 ans a chuté à 3,27%, le plus faible niveau jamais atteint.

L’édition allemande du Financial Times du 24 mai notait qu’au fur et à mesure qu’une victime de la crise des hedge funds se manifeste publiquement ou que de nouvelles menaces se profilent, la peur d’un krach financier augmente considérablement. Sans aucun doute, les « chances d’un désastre financier gigantesque ont augmenté. (...) La nervosité actuelle pourrait être interprétée comme les premiers grondements avant un séisme. Dans le cas de l’éruption du Krakatoa en 1883, plus de trois mois s’étaient écoulés entre les premiers grondements et l’explosion de la montagne ».

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