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DSK propose une dictature mondiale de banquiers centraux

La rédaction
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31 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Un banquier parisien, rapporte La Tribune, annonce « un lundi noir-noir le 17 novembre, un superkrach au lendemain de la réunion du G20, du ‘Bretton Woods 2’ », réunion organisée à Washington le 15 novembre, un sommet qu’il estime condamné à échouer à cause du manque d’intérêt du partenaire américain.

A part l’inertie de George W. Bush Jr., la volonté britannique de kidnapper le sommet n’est plus un secret pour personne. Gordon Brown y voit volontiers le triomphe de « son » nouveau « Britain » Woods au profit de la City.

Mais il y a plus sophistiqué. Dans un entretien avec Le Monde, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et jusqu’ici très « sceptique » à toute idée d’un « nouveau Bretton Woods », dévoile quelques plans supplémentaires de l’oligarchie pour garder la main sur les affaires.

Dans le quotidien, DSK affirme qu’il proposera au G20 son plan pour une « nouvelle gouvernance mondiale », baptisé Global Regulation Strategy, et se réclame ouvertement des propositions de Gordon Brown. Officiellement, il s’agit bien sûr d’éviter les bulles financières à répétition « dont l’éclatement détruit l’économie réelle ».

Le plan DSK s’articule autour de cinq axes :

1) La mise au point d’un nouveau mécanisme de prêt capable de soulager les problèmes de liquidités des banques à court terme ;

2) Face aux énormes besoins financiers des pays défaillants, il faut augmenter les ressources du FMI, « c’est ce que propose Gordon Brown » ;

3) « Tirer les leçons des politiques économiques qui ont conduit à ces ‘bulles’ à répétition dont l’éclatement détruit l’économie réelle… » ;

4) « Surveiller la mise en place des nouvelles régulations financières élaborées, avec le FMI, par le Forum de stabilité financière, qui regroupe principalement les grandes banques centrales. »

5) « Aider à repenser un système mondial plus cohérent parce que plus simple, plus efficace parce que plus coordonné. Au-delà de son rôle de pompier et de maçon, le FMI peut aussi avoir, pour un temps, un rôle d’architecte. »

Interrogé si les Etats-Unis accepteraient une telle perspective de mise sous tutelle régulationniste, DSK répond que « Beaucoup de choses changent en ce moment. A des degrés divers, tous les pays – y compris les Etats-Unis – reconnaissent que le marché ne fonctionne que s’il est organisé et qu’on ne peut attendre aucun bienfait de la mondialisation si ses défauts ne sont pas corrigés. »

La quasi-certitude d’une victoire d’Obama, dont les conseillers sont pour la plupart des anciens de la banque d’affaires new-yorkaise Goldman Sachs, permet à DSK et aux Anglais de trouver chaussure à leur pied.

Le quotidien économique Les Echos d’aujourd’hui, dans un article remarquable intitulé « pourquoi Wall Street parie sur Obama », cite le professeur d’économie Roman Frydman qui dit que « Le seul qui puisse sauver Wall Street, c’est Obama, car il connaît l’importance des marchés et il a compris la nécessité d’intervenir… »

Les affinités entre DSK, Tony Blair et Gordon Brown sont anciennes. Après tout, DSK figure parmi les cinquante membres fondateurs de l’European Council on Foreign Relations (ECFR). Son directeur est Mark Leonard, le wonderboy de Tony Blair et auteur de Pouvoir perpétuel : pourquoi l’Europe dirigera le 21eme siècle.

Pour ces géopoliticiens de la dernière heure, « l’Eurosphère » n’est qu’un nouveau nom plus poétique pour Empire britannique.

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