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Dangereux appels à la partition de l’Irak

La rédaction
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Certaines personnalités politiques de haut niveau ont ouvertement appelé à une partition en trois de l’Irak, plan qui serait également envisagé par le Groupe d’étude sur l’Irak de James Baker III (Irak Study Group, ISG). Ce dernier s’apprête à faire des « propositions » pour une autre politique américaine.

Interrogée par la BBC le 23 octobre sur une éventuelle partition de l’Irak, la secrétaire britannique aux Affaires extérieures Margaret Beckett a déclaré : « Tout le monde a vivement cherché à garder le tout ensemble, mais à long terme (...) il ne nous appartient pas de dire "vous ferez ceci ou cela". » Quant à savoir ce qu’elle pense d’une décision des Irakiens d’aller vers la partition plutôt que de maintenir un Etat unifié, elle n’a pas mâché ses mots : « Cette question ne concerne que les Irakiens. Ils en ont assez des gens qui viennent de l’extérieur pour tracer des frontières ou prendre des décisions arbitraires. »

La personnalité la plus ouvertement favorable à l’éclatement est Peter W. Galbraith, ancien ambassadeur américain en Croatie et actuel conseiller du Gouvernement kurde régional (KRG). Dans un article intitulé « La fin de l’Irak », il écrit : « Il n’y a pas de solution valable au problème irakien. Le pays est cassé. Les États-Unis ne peuvent recoller les morceaux ni arrêter la guerre civile. » En désaccord avec l’idée qu’une balkanisation aurait des conséquences déstabilisatrices, Galbraith continue : « Si l’on regarde la lugubre histoire de l’Irak depuis que la Grande-Bretagne l’a façonné à partir de trois provinces ottomanes, à la fin de la Première Guerre mondiale, il devrait être évident que ce sont les efforts visant à maintenir l’unité du pays qui ont eu un effet déstabilisateur. » Il préfère « un divorce à l’amiable » comme précondition au retrait des troupes étrangères. Un tel divorce signifierait que les dirigeants arabes acceptent le « droit du Kurdistan à l’autodétermination ».

Galbraith a proposé que les forces militaires américaines se retirent au « Kurdistan ». Comme le rapportait le Turkish Daily News du 21 octobre, Galbraith a déclaré sans ambages dans un discours au Cato Institute de Washington : « Je suggère que nous redéployions nos forces au Kurdistan, nous y avons des alliés. Nous y serons les bienvenus. » La raison ? « Bush a cafouillé en Irak » et « c’est pour cela que les Kurdes l’adorent ».

Brent Scowcroft, de l’administration de Bush père, a mis en garde contre une telle idée. Dans une interview à Die Welt le 25 octobre, le général américain estimait que la partition serait désastreuse pour l’Irak et la région : la Turquie n’acceptera jamais un Kurdistan indépendant, une entité chiite tomberait sous l’influence de l’Iran et la partie sunnite n’aurait aucune ressource pétrolière pour vivre, devant dépendre entièrement de la charité d’autres Etats arabes. D’autres chefs militaires ont exprimé le même point de vue.

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