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« Danser avec le désastre »

La rédaction
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Le 22 février, le dollar a chuté de 2 cents par rapport à l’euro, cotant 1,32 contre 1 euro alors que le Dow Jones enregistrait sa plus forte chute quotidienne (167 points) depuis mai 2003. Au même moment, le prix du pétrole augmentait de 2,50 dollars, franchissant la barre de 51 dollars le baril pour la première fois depuis octobre 2004. Une semaine plus tard, le prix du baril dépassait les 52 dollars et le prix de l’or, les 438 dollars l’once. Des rapports selon lesquels la banque centrale de Corée du Sud comptait « diversifier » ses réserves de change sont à l’origine de cette chute. Ils ont été démentis par la suite, mais le dollar ne s’en est toujours pas remis.

Les troubles du 22 février, sur les marchés financiers, indiquent encore une fois la condition désastreuse du système financier international. Alors que la dette extérieure des Etats-Unis dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer, les banques centrales asiatiques sont inondées d’avoirs en dollars - et ne pourront plus les absorber très longtemps. Ainsi, toute rumeur sur la possibilité que les gouvernements ou les banques centrales asiatiques commencent à vendre des avoirs en dollars, risque de perturber les marchés financiers et monétaires.

Le 24 février, le principal éditorial du New York Times, intitulé « Avertissements en provenance des marchés », constatait : « La liquidation de dollars mardi n’a pas provoqué d’effondrement. Mais elle en a sans aucun doute donné un avant-goût. (...) L’épisode de mardi a ses origines dans les déséquilibres structurels américains qui ne seront corrigés que par de nouvelles mesures politiques, et non pas la continuation des mêmes stratagèmes de réductions fiscales et d’un dollar faible, qui gonflent les déficits. » L’article accompagnant cet éditorial souligne que « la vulnérabilité du dollar est due à la crainte que les Etats-Unis ne puissent plus attirer les fonds étrangers nécessaires pour couvrir leur déficit du compte courant ».

Dans le Washington Post du 27 février, le chroniqueur Jim Hoagland observe que lors du voyage de Bush en Europe, où l’économie était curieusement absente de toutes discussions, « l’horloge a continué à courir, nous rapprochant du désastre ». Une « superstructure financière délabrée » se fait « secouer par une nouvelle crise de l’énergie, l’agitation du dollar et des finances publiques américaines hors de contrôle ». Le même jour, dans un article intitulé « Une économie qui danse avec le désastre », Stephen Pearlstein mettait en garde, dans la section économique du Washington Post, contre la panique pour sortir des marchés qui caractérise toutes les crises financières.

Selon Lyndon LaRouche, les événements de la dernière semaine de février montrent que la crise de désintégration systémique est désormais portée sur la place publique. Par conséquent, il est d’autant plus urgent pour « ceux qui occupent des positions de responsabilité, de maîtriser la démarche économique de LaRouche afin de comprendre les solutions nécessaires ». Les cinq essais de politique économique qu’il a rédigés ces trois derniers mois seront publiés en mars sous forme d’un livre intitulé Les cinquante prochaines années de la Terre.

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