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Darfour, Mini-Traité Européen, Réchauffement Global : L’hyperactivisme de Nicolas Sarkozy

La rédaction
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A moins d’une semaine du Sommet du G8 à Heiligendamm, où chaque chef de gouvernement doit prendre la responsabilité d’un dossier spécifique, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de s’attaquer au problème du Darfour.

A moins d’une semaine du Sommet du G8 à Heiligendamm, où chaque chef de gouvernement doit prendre la responsabilité d’un dossier spécifique, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de s’attaquer au problème du Darfour. Il devrait notamment proposer à ses collègues la création de corridors humanitaires à partir du Tchad. Beaucoup se demandent d’ailleurs si le choix de Bernard Kouchner aux Affaires étrangères n’a pas été déterminé par sa compétence dans ce genre de dossier. Pas plus de deux jours après avoir été nommé, le nouveau ministre organisait déjà au Quai d’Orsay la première réunion sur le Darfour. Rappelons que Bernard Kouchner a commencé sa carrière « humanitaire » au Biafra et qu’il a joué un rôle important dans la création de couloirs humanitaires dans la guerre des Balkans des années 80/90.

Bien qu’à première vue, cette initiative apparaisse certes comme « humanitaire », force est de constater que sur le terrain, elle gèle le conflit plutôt que de le résoudre. Bien pire, de tels couloirs pourraient être utilisés par les Anglo-Américains pour acheminer des aides aux rebelles anti-gouvernementaux qu’ils ont toujours soutenus au Sud-Soudan et au Darfour, dans le but de prendre le contrôle de ces zones riches en pétrole. Ainsi, bien que la proposition française aille apparemment à l’encontre des sanctions promues par l’administration Bush/Cheney et par l’Angleterre, en réalité, ces « couloirs humanitaires » pourraient être utilisés par le nouveau gouvernement français, pro-américain, comme un cheval de Troie au Soudan.

Sarkozy fait aussi de grands progrès dans la promotion de sa version « simplifiée » du traité européen qui doit remplacer la constitution européenne moribonde et qu’il tentera d’imposer au cours du prochain sommet européen des 21 et 22 juin. A ce stade, il aurait déjà l’accord de l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et du président de la Commission, Barroso. Il y a urgence : ce sera le dernier sommet avec la participation de Tony Blair avant qu’il ne passe la main à un Gordon Brown plus euro-sceptique que lui. Le traité simplifié devrait être réduit de 440 articles à 120 maximum. Le préambule et toutes les autres sections faisant de ce texte une constitution seraient ainsi éliminés. Ne resterait que 1) l’élection d’un président de la Commission élu pour 30 mois par le Parlement européen, 2) l’extension du vote majoritaire (70 à 80 %) aux domaines tels que la justice, l’immigration et la fiscalité, 3) l’établissement des limites de l’Europe, n’incluant pas, par exemple, la Turquie. On s’attend aussi à ce que l’opposition anglaise élimine la création d’un ministère des Affaires étrangères et que l’opposition combinée de la Tchéquie et de l’Angleterre éliminent également la Charte des droits de l’homme.

Mais la plus étrange des initiatives de M. Sarkozy concerne la création d’une Union méditerranéenne, incluant la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce et Chypre, ainsi que les grands pays de l’autre rive. Indépendante de l’Union européenne qui a déjà un processus euro-méditerranéen en cours, dit « processus de Barcelone », cette union que Sarkozy voudrait sur le modèle de l’UE, avec ses propres réunions au Sommet rappelant celles du G8, s’intéresserait d’abord à des questions reconnues par tous comme étant d’intérêt commun, telles que « l’environnement et la protection de la mer ». Plus tard, elle s’attaquerait à des questions beaucoup plus sensibles telles l’immigration ou la sécurité, y compris la lutte contre le terrorisme... « Si je suis élu, la France consacrera à la sécurité collective en Méditerranée des moyens d’intervention accrus. Elle y augmentera notamment ses moyens aériens et ses moyens maritimes, parce que j’ai la conviction que c’est son devoir, que c’est son intérêt, que sa sécurité en dépend, et parce que je crois à la vocation maritime de la France. » Une telle proposition rappelle étrangement celle de Mussolini/Laval pour la création d’une Union latine, reprise immédiatement après la guerre par l’un des créateurs des néo-conservateurs américains, Alexandre Kojève, sous forme d’une union latine qui étendrait l’Empire français en Afrique.

Pour en savoir plus : « Le Darfour au cœur des ténèbres »

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