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De Dubaï à Athènes : après la déroute des banques, la banqueroute des Etats

La rédaction
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2 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Pour Lyndon LaRouche, l’affaire de Dubaï caractérise la nouvelle phase de la crise dans laquelle nous entrons. Après les faillites bancaires et industrielles, ce sont des Etats entiers qui vacillent au bord de la quasi-faillite.

Bien des noms circulent. Cependant, si la Grèce, l’Irlande, l’Espagne et le Vietnam apparaissent en tête de peloton, d’autres nations les suivent de près : l’Ukraine, la Biélorussie, la Roumanie, la Hongrie, et pourquoi pas le Royaume Uni, voire les Etats-Unis ?

Lors de la réunion des ministres des Finances de l’Eurogroupe hier à Bruxelles, les responsables ont tenté de rassurer les « investisseurs » qui, d’après la presse, craignent de voir un scénario « à la Dubaï » émerger en Europe.

La Grèce, qui concentre toutes les inquiétudes, « n’est pas et ne sera pas en faillite », a asséné le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Pourtant, Athéna, la déesse de la sagesse, semble avoir déménagé depuis belle lurette.

Selon les prévisions de la Commission, la dette grecque devrait approcher les 125% du PIB l’an prochain, c’est-à-dire le niveau le plus élevé de la zone euro. Les banques sont surendettées et le coût du crédit pour Athènes est de 4,96%, comparé à seulement de 3,17% pour Berlin. D’où la crainte que la Grèce soit acculée à demander un moratoire sur le paiement de sa dette. « Si ça continue, la Grèce sera le premier pays européen à passer sous contrôle mensuel de ses comptes par Bruxelles », affirme Giannis Stournaras, directeur du centre d’études économiques et industrielles, cité dans Le Figaro.

A cela s’ajoute le fait que le nouveau gouvernement socialiste, au pouvoir depuis deux mois, en mettant fin à certaines tricheries comptables, a fini par afficher un déficit de 12,7% du PIB au lieu des 6% reconnus par le gouvernement précédent ! Inquiet d’un tel décalage, tout en ajoutant à la confusion, Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé des affaires monétaires, a dépêché une équipe d’enquêteurs d’Eurostat à Athènes afin de vérifier les statistiques.

De son coté, le ministre grec des Finances a déclaré « l’état d’urgence : nous avons un déficit de près de 30 milliards et une dette évaluée à 300 milliards d’euros », a-t-il précisé. Annulant toutes les promesses électorales, le gouvernement socialiste annonce des mesures d’austérité drastique : gel de tout salaire de la fonction publique dépassant 2000 euros, frein immédiat sur les recrutements et réforme des retraites font partie des priorités. Le gouvernement envisage même de taxer le patrimoine foncier de la puissante église de Grèce, ce qui devrait rapporter 600000 euros.

Rappelons que les dernières mesures d’austérité avaient plongé le pays dans de longues semaines d’émeutes et de contestations.

En attendant, au pied du mur, l’Europe se déclare solidaire et l’Allemagne, lors de la réunion de l’Eurogroupe, annonce qu’elle se montrerait « en capacité d’agir » si l’un des pays de la zone avait des difficultés. En attendant, pour « rassurer les investisseurs », pour éviter que les capitaux ne quittent l’Europe, les grands pays doivent jouer la carte de la vertu.

Christine Lagarde a annoncé lundi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble, qu’elle entendait faire revenir la France (dont la dette représente 80% et le déficit 8% du PIB) dans les normes maastrichtiennes (dette en dessous de 60% et déficit de moins de 3% du PIB) d’ici à 2013, en pratiquant, dit-elle, « un effort de réduction de plus de 1% par an » de la dette, à partir de 2011.

En France, pour rentrer dans les clous, c’est environ 40 milliards d’euros qu’il faut ponctionner sur les dépenses publiques. Autant oublier immédiatement le « grand emprunt ». Indiquant d’où doit venir l’effort, Eric Woerth, notre ministre du Budget, n’a pas hésité à préciser que l’on « doit continuer l’effort que nous faisons sur la masse salariale, c’est-à-dire sur la réduction du nombre de fonctionnaires ».

Une fois de plus, à défaut d’un plan global de réorganisation de tout le système, ce sont nos vies qui seront sacrifiées sur l’autel du veau d’or. Comme le disait un vieil ami, il n’est jamais trop tôt pour chasser les marchands du temple !


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