Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

De Goebbels à aujourd’hui : la dictature médiatique en Allemagne

La rédaction
visites
1214

Dans le cadre des élections au Bundestag, prévues pour le 27 septembre, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo, notre parti frère en Allemagne), a publié ce tract pour dénoncer la censure imposée à sa campagne électorale.


par Helga Zepp-LaRouche

« En Allemagne, les médias sont plus contrôlés aujourd’hui qu’à l’époque de Goebbels. » Voilà ce que m’assurait il y a quelques années le rédacteur en chef d’un journal bien connu proche de la CDU. Exagéré ? Pas du tout, à quelques exceptions près, comme nous allons le démontrer ici.

En mars 2004, Das Parlament [journal officiel du Parlement allemand] publia une analyse intitulée : « Qui contrôle les médias contrôle l’opinion ; les experts en communication rendent les journalistes responsables du désenchantement politique ». L’article cite Thomas Petersen, chercheur à l’Institut de l’opinion publique d’Allensbach : « La formation de l’opinion publique suit étroitement, dans sa tendance, le contenu des médias de masse – et non l’inverse. (…) Cela veut dire que les médias ne reflètent pas l’opinion, ils la créent. » (…) Avez-vous déjà remarqué que dans les débats télévisés, on voit toujours les mêmes têtes ? Et même lorsqu’une nouvelle personnalité apparaît, elle évite de soulever les sujets tabous, même les galopins du parti Die Linke [La gauche] déguisent leur voix comme le loup en grand-mère, dans l’espoir d’être invités à nouveau. Tous ceux que l’on soupçonne de ne pas respecter les « règles » sont exclus de la liste d’invités.

« Poutine dominait les reportages des chaînes dans le giron de l’Etat, les adversaires n’avaient aucune chance », écrivait le Suddeutsche Zeitung. Voilà un sacré culot pour un des organes de la mondialisation qui, entre décembre 2008 et avril 2009, n’a pas soufflé mot de la tentative du Conseil européen pour faire adopter à la hussarde le Traité de Lisbonne, sans débat public. Ou peut-être avons-nous manqué les articles des nombreux adversaires du Traité, publiés dans ses colonnes ?

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les puissances occupantes accordèrent une « licence » aux médias allemands, les chargeant de « rééduquer » leurs congénères dans le sens voulu par les intérêts anglo-américains, principalement. Au cours des soixante dernières années, la concentration toujours plus grande de la presse entre les mains de quelques groupes d’édition et la représentation proportionnelle des partis politiques à la direction des chaînes de télévision publiques eurent pour effet de faire taire les opinions non conformes au système. La structure créée après 1945 donna naissance à des trusts médiatiques, qui s’intéressent moins au droit à l’information des citoyens qu’à leur propre positionnement comme acteurs « globaux » sur la scène mondialisée. La puissante Fondation Bertelsmann n’en est qu’un exemple parmi d’autres.

Il ne vient même pas à l’esprit des journalistes ou des rédactions de produire des articles ou des émissions allant à l’encontre de la ligne fixée. Ils savent que seule une attitude obséquieuse permet d’éviter un revers de carrière.

A ce titre, il est instructif de lire une interview du Spiegel (22 février 2005) avec lord George Weidenfeld, qui publia en 1942 sa première étude sur la politique de Josef Goebbels [ministre de la Propagande d’Hitler]. A cette occasion, Lord Weidenfeld (qui, par ailleurs, éclaire régulièrement la lanterne des lecteurs du tabloïd Bild) admit avoir été « séduit » par Goebbels, qu’il considère comme un « génie…à sa façon ». « Il a compris comment prendre aux adversaires le meilleur ou le plus efficace, sans aucune gêne, tout en donnant à ces choses un sens contraire. » Les Verts appliquent la même méthode lorsqu’ils parlent de « New Dealvert ».

Les services de renseignement anglo-américains étudièrent de très près Goebbels. L’ancien directeur de la chaîne américaine CBS-TV, William Paley, commenta que le développement de la télévision avait donné la possibilité de « out-goebbel Goebbels », c’est-à-dire de faire mieux que le ministre nazi.

Dans la même interview, Lord Weidenfeld se déclara particulièrement impressionné d’avoir trouvé dans un manuel des SS la notion de Hörfang, qui « veut dire que le commentateur nazi de la radio devait mélanger opinion et information dès la première ou la deuxième phrase pour en donner l’explication nationale-socialiste. »

Ah ! ah ! Maintenant nous savons d’où vient la façon dont les médias couvrent le BüSo, utilisant le principe de Hörfang, ce qui donne immanquablement quelque chose du genre : « Le BüSo a une vision apocalyptique et prévoit depuis des années l’effondrement du système financier mondial. Ses détracteurs disent que… »

« Lorsqu’on arrive à diffamer sans cesse et à démoraliser l’adversaire, affirme Lord Weidenfeld, et que la résistance faiblit, alors la victoire est à moitié gagnée. » Il poursuit : « Bien sûr, on arrive toujours, à un moment donné, à une réaction cathartique, lorsque la propagande ne colle plus du tout avec la réalité. »

Ce point fut atteint lorsque les citoyens d’Allemagne de l’Est ne se laissèrent plus intimider par [l’émission politique officielle du régime]Schwarzer Kanal, et c’est alors que la population se révolta en proclamant en chœur : « Nous sommes le peuple ». Ce moment de catharsis se produit maintenant aux Etats-Unis, où la population ne croit plus à la propagande du gouvernement et où des dizaines de milliers de citoyens interpellent tous les jours leurs élus pour leur demander de s’expliquer.

Un très grand nombre de dirigeants politiques dans le monde savent que Lyndon LaRouche et le BüSo sont les seuls à avoir prévu la crise systémique, grâce à une méthode d’analyse économique supérieure. Si les médias occidentaux s’intéressaient réellement à la vérité, ils prendraient pour point de départ la justesse incontestable des prévisions de LaRouche après l’éclatement de la crise, fin juillet 2007, afin d’étudier pourquoi il a eu raison, contre toute la flopée d’économistes qui, eux, se sont trompés.

En automne 2007, lorsque des membres du BüSo contactèrent les rédactions de différents journaux pour leur rappeler la justesse des prévisions de LaRouche, la réponse du Handelsblatt fut : « Nous savons ce que vous dites, mais nous ne publierons certainement rien sur vous. »

Alors que le gouvernement chinois menaçait de boycotter le Salon du livre de Francfort, si des écrivains hostiles au régime y participaient, le Wiesbadener Kurier du 11 septembre parla de « censure », citant l’auteur Bei Ling qui vit en exil  : « C’est comme en Chine, ils ne veulent pas entendre de voix dissidente. »

On pourrait en dire autant de l’attitude des médias allemands envers tous ceux qui, chez nous, mettent en cause l’opinion établie. A cette seule différence près : en Chine, les grands quotidiens parlent des idées de Lyndon LaRouche.

Article : en Allemagne, un référendum sur Lisbonne s’impose

Extraits du programme d’Helga Zepp-LaRouche

— Contre le Club de Rome, le club de la vie !

— Refaisons de l’Allemagne le pays des poètes et des penseurs !

Contactez-nous !