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De Villepin s’en prend à Sarkozy et à la droite révolutionnaire

La rédaction
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En dénonçant le discours de « rupture » de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre français Dominique de Villepin a frappé au cœur de l’idéologie réactionnaire qui nourrit le courant de ses amis néo-conservateurs au pouvoir aux Etats-Unis. Le Premier ministre a choisi la première réunion du groupe UMP à l’Assemblée nationale pour lancer une charge contre Nicolas Sarkozy, présent dans la salle. « Dans l’histoire de France, les ruptures et les révolutions, ça se termine toujours dans le sang et ça finit toujours par favoriser les extrêmes », a-t-il dit, ajoutant que « la seule fois où il y a eu rupture, c’est sous la Révolution ». En attaquant ces courants, le Premier ministre semble avoir en tête les conceptions de la droite révolutionnaire et réactionnaire de Joseph de Maistre, qu’il avait déjà dénoncées nommément dans une tribune au journal Le Monde, à l’époque de la guerre d’Irak. Selon des participants à la réunion du group UMP, Sarkozy a pâli en écoutant les propos du Premier ministre, qui s’était pourtant prononcé pour un « cessez-le-feu » dans l’UMP.

Dans un entretien publié dans le numéro de Libération du 7 octobre, Henry Rousso, président de l’Institut d’histoire du temps présent du CNRS, apporte de l’eau au moulin de Dominique de Villepin. Démontant le mythe d’une droite favorisant l’ordre et d’une gauche favorisant, au contraire, le mouvement, Rousso rappelle, citant les travaux de l’historien israélien Zeev Sternhell, qu’il existe en France une droite « révolutionnaire » qui revendique le thème de la rupture. Ce thème est, cependant, bien plus ancien. Selon Rousso, « après la Révolution, la contre-révolution, avec Joseph de Maistre, par exemple, a théorisé le désir de rupture apocalyptique ». « Sarkozy, poursuit-il, défend une position néo-conservatrice à l’américaine et je pense qu’il a lu le livre de Robert Kagan : La Puissance et la faiblesse. Il veut maintenir certaines valeurs de tradition : la famille, la patrie et pour les défendre, il se sent prêt au combat, assumant la rupture, s’affirmant prêt à changer les choses pour conserver un ordre ancien ». Cette « révolution conservatrice », souligne une fois de plus Rousso, « est d’ailleurs un thème ancien à droite en France, dès l’après-Révolution française, mais aussi dans l’Allemagne de Weimar ou l’Amérique de Bush ». Et l’historien d’énumérer les nombreuses droites « populistes » prônant la rupture qui parsèment l’histoire de France, allant du Bonapartisme à la droite de la guerre d’Algérie, en passant par le « boulangisme »...

Nicolas Sarkozy donne de plus en plus l’impression d’un homme désorienté. Le rouleau compresseur de Dominique de Villepin, qui le dépasse désormais dans les sondages, la trahison de Cécilia, la réception ratée à Londres... autant de défaites qui sont en train de venir à bout de son insolence. On le dit maintenant ouvertement à Paris : c’est la fin de l’obsession présidentielle de Nicolas Sarkozy.

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