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De hauts responsables de la sécurité
nationale attaquent Bush et Cheney

La rédaction
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Le 16 juin, un groupe de diplomates et d’officiers en retraite a tenu une conférence de presse pour dénoncer le bilan désastreux de politique étrangère et de sécurité nationale de l’administration Bush et, se départant de leur réserve habituelle, appeler à la désavouer aux élections de novembre. Ce groupe (baptisé « diplomates et commandants militaires pour le changement ») comprend 27 généraux, amiraux et ambassadeurs ayant servi aussi bien sous des présidences démocrates que républicaines, pendant toute la période d’après-guerre.

Parmi les signataires de la déclaration du groupe, qui a été lue à la conférence de presse, on trouve Chas Freeman, ancien ambassadeur en Arabie saoudite, l’amiral William Crowe, ancien chef d’état-major conjoint, ancien président du Foreign Intelligence Advisory Committee de la présidence et ancien ambassadeur en Grande-Bretagne, le général Joseph Hoar, ancien commandant en chef du Commandement central, Samuel Lewis, ancien ambassadeur en Israël, Jack Matlock, ancien ambassadeur en Union soviétique, Donald McHenry, ancien ambassadeur aux Nations unies, le général Merrill McPeak, ancien chef d’état-major de l’Aviation, Phyllis Oakley, ancienne sous-secrétaire d’Etat chargée du renseignement et de la recherche, et Arthur Hartman, ancien ambassadeur en Union soviétique.

Dans ses remarques introductives, l’ambassadrice Phyllis Oakley expliqua qu’« être impliqué dans un acte qui sera considéré par beaucoup comme politique, voire partisan, est pour beaucoup d’entre nous une expérience nouvelle. Exerçant des responsabilités officielles de par notre métier, nous avons servi loyalement aussi bien des administrations républicaines que démocrates. (...) Pour beaucoup d’entre nous, une initiative publique telle que celle-ci est difficile à entreprendre et notre décision a été prise après mûre réflexion. Nous pensons comprendre au moins aussi bien que tout autre concitoyen les intérêts américains fondamentaux. Pendant près d’un demi-siècle, nous nous sommes dépensés sans compter dans toutes les régions du monde, souvent dans des circonstances difficiles, pour bâtir pièce par pièce une organisation qui a apporté aux Etats-Unis respect et influence, et qui a très bien servi notre pays au cours des soixante dernières années. Aujourd’hui, nous assistons à la destruction de cette organisation par un gouvernement aveuglé par l’idéologie et par une indifférence obstinée aux réalités du monde qui l’entoure. Jamais auparavant, un si grand nombre d’entre nous n’avaient senti le besoin d’un changement majeur dans l’orientation de notre politique étrangère. (...) Le manque de confiance dans l’actuelle administration à Washington est si profond qu’il faut une nouvelle équipe pour réparer les dommages . »

Après avoir lu une brève déclaration officielle, au nom du groupe, Mme Oakley ouvrit la conférence de presse aux questions. William Jones, correspondant de l’EIR à la Maison-Blanche, demanda aux conférenciers - une dizaine de signataires - de « nommer les noms » des responsables de l’administration qui ont causé un tel préjudice à la sécurité nationale et au prestige international de l’Amérique.

William Harrop, ancien ambassadeur en Israël et dans divers pays d’Afrique avant d’être nommé inspecteur général du Foreign Service, lui répondit que son groupe en tient le président Bush pour personnellement responsable, dans la mesure où il a suivi les conseils des cinq ou six néo-conservateurs bien connus qui ont façonné la désastreuse politique américaine, notamment en Irak et dans l’ensemble de l’Asie du Sud-Ouest. Il dit que Bush est un « Président énergique en place », qui écoute les néo-conservateurs « parce qu’il le veut bien ». L’ambassadeur Harrop laissa clairement entendre que bien que le groupe n’entretienne aucune relation formelle avec Kerry ou sa campagne présidentielle, il souhaite que l’administration Bush soit désavouée en novembre.

Jeff Steinberg, rédacteur en chef de l’EIR, aborda la question de la torture dans la prison d’Abou Ghraib, demandant ce qu’ils pensaient d’éventuelles poursuites contre de hauts responsables de l’administration Bush. Robert Oakley, ancien ambassadeur au Pakistan, en Somalie et au Zaïre, répondit qu’à son avis, la question de la responsabilité morale était encore plus importante que celle de la responsabilité légale, parce qu’on avait créé un véritable « désastre moral » pour les Etats-Unis. L’administration avait envahi l’Irak pour faire tomber le régime de Saddam Hussein, coupable de crimes atroces, entre autres à Abou Ghraib, et y apporter les droits de l’homme, la démocratie et d’autres valeurs positives américaines. « Que peut penser le monde musulman quand les Etats-Unis commettent les mêmes types de tortures et de crimes dans la même prison d’Abou Ghraib ? C’est un désastre moral et politique », dit-il.

Chas Freeman relata son expérience d’ambassadeur en Arabie séoudite au moment de l’opération Tempête du désert, en 1991. A l’époque, dit-il, il était impressionné par les forces armées américaines et fier de leur qualité. Mais, d’après lui, l’administration Bush-Cheney a presque détruit l’Armée à travers le fiasco de la guerre d’Irak. Les tâches d’occupation et de sécurité interne qui ont été imposées à des militaires et des réservistes pas du tout formés ni préparés pour cela ont eu, dit-il, un effet « moralement corrosif ». Cette destruction de l’Armée, dit-il, est le « grand désastre implicite de cette aventure ».

Deux autres orateurs - Robert Keeley, ancien ambassadeur en Grèce et au Zimbabwe, et Allen Holmes, ancien ambassadeur au Portugal, ancien sous-secrétaire d’Etat chargé des affaires politiques et militaires, et ancien sous-secrétaire à la Défense chargé des opérations spéciales - discréditèrent le mythe entretenu par Bush et Cheney selon lequel « le monde avait changé irréversiblement après le 11 septembre ». Ils y voient un mensonge et un prétexte permettant au président des Etats-Unis de s’asseoir sur le droit international et de faire ce que bon lui semble. L’ambassadeur Holmes rappela que, pendant cinq ans, il avait fait partie du groupe de travail sur le contre-terrorisme du gouvernement Clinton, dirigé par l’ancien responsable du Conseil national de sécurité Richard Clarke. Il accusa l’administration Bush d’avoir utilisé les événements tragiques du 11 septembre 2001 pour lancer contre l’Irak une guerre qui a anéanti tout le soutien international que les Etats-Unis avaient obtenu dans leur action en Afghanistan pour déloger les Talibans et Al-Qaida. Avec les autres orateurs, il accusa le gouvernement d’avoir abandonné la mission en Afghanistan pour partir en guerre contre un Irak qui ne représentait aucune « menace imminente » pour les Etats-Unis ni pour quiconque. Résultat : l’Afghanistan et l’Irak sont tous les deux proches du point de rupture.

Bien que les membres de ce groupe aient déclaré de pas avoir l’intention, dans l’immédiat, d’utiliser ces critiques pour appeler directement le peuple américain à changer de gouvernement, par des tournées nationales ou d’autres initiatives, il reste que le poids de leurs attaques contre le bilan désastreux de l’administration Bush aura certainement des conséquences à Washington et ailleurs. Cette initiative intervient à un moment où certains membres du Congrès semblent prêts à dénoncer les mensonges et les crimes de l’administration et où la communauté du renseignement commence à vouloir discuter plus ouvertement des crimes et des méfaits de hauts responsables de la Maison-Blanche.

Waxman à Cheney : vous avez menti à propos d’Halliburton

Citant de nouvelles révélations, le député démocrate Henry Waxman a envoyé, le 13 juin, une lettre au vice-président Dick Cheney, lui demandant de clarifier la nature de son implication dans l’octroi de contrats du Pentagone à Halliburton et de fournir toute la documentation dont dispose son bureau concernant ces contrats en Irak.

Bien que Cheney ait toujours prétendu que son bureau n’avait rien à voir avec ces histoires, Waxman précise que son chef de cabinet, Lewis Libby, avait en fait été informé à l’avance de la « commande » confiée à Halliburton en novembre 2002, consistant à préparer un plan d’urgence secret pour la reconstruction et le fonctionnement de l’infrastructure pétrolière irakienne après la guerre. Waxman a également fourni d’autres informations concernant le fameux e-mail envoyé juste avant l’octroi à Halliburton en mars 2003 du contrat sans appels d’offre concernant la mise en œuvre de ce plan d’urgence.

La majeure partie des nouveaux éléments cités par Waxman venait d’un briefing donné une semaine auparavant au personnel de la commission de la Réforme gouvernementale par des responsables du Pentagone, dont Michael Mobbs, conseiller du sous-secrétaire à la Défense Doug Feith. Mobbs dit qu’il avait informé le Comité des Adjoints (Deputies Committee) du Conseil national de sécurité du contrat en question et que l’objectif de cette réunion - à laquelle assistait Lewis Libby - était de donner à Libby et aux autres responsables la possibilité de soulever des objections avant l’octroi du contrat.

Deuxième mensonge : Cheney a toujours juré que son bureau n’était pas au courant de l’octroi de ce contrat, et ensuite, il n’a cessé de prétendre que le choix d’Halliburton avait été fait par des hauts fonctionnaires de carrière, et non par des responsables nommés par le gouvernement. Selon Waxman, Mobbs a confirmé que c’était bien des personnalités politiques ayant été nommées à leur poste, qui s’étaient prononcées en faveur d’Halliburton.

Bush et Cheney nient hystériquement

La commission d’enquête du Congrès sur le 11 septembre 2001 a publié un rapport dans lequel elle constate l’absence de toute preuve crédible de collaboration entre Saddam Hussein et Al-Qaida, provoquant ainsi une réaction hystérique de la part du président Bush et du vice-président Cheney. Le premier déclara catégoriquement qu’« il y avait bel et bien une relation entre l’Irak et Al-Qaida », tandis que Cheney lança une attaque virulente contre le New York Times qui avait titré à la une : « La commission ne trouve aucun lien entre Al-Qaida et l’Irak ».

Dans une interview accordée à la chaîne CNBC le 17 juin, Cheney affirma à plusieurs reprises l’existence de tels liens, mentionnant des faits et des noms mais sans donner aucune preuve. Il parla de son propre rôle dans l’ordre donné d’abattre les avions détournés (contredisant le rapport de la commission) et refusa de s’expliquer sur l’implication de son bureau dans la révélation du nom de Valerie Plame (la femme de l’ambassadeur Joe Wilson). Cheney était tellement hors de lui que la journaliste qui l’interviewait a déclaré qu’elle le connaissait depuis des années et qu’elle ne l’avait jamais vu aussi « excité ».

Lyndon LaRouche décrivit l’attitude de Cheney comme celle d’« un homme dans les cordes » qui tente désespérément de se disculper.

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