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De l’Atlantique à la mer de Chine

La rédaction
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Jacques Cheminade, le président de Solidarité & Progrès et ancien pré-candidat aux présidentielles, répond dans cette déclaration à l’impuissance politique de la gauche. « M. Sarkozy et son gouvernement ne sont forts que de la faiblesse d’une opposition suicidaire » déclare t-il, et il entend la refonder « en l’arrachant à ses petits jeux d’ambitions personnelles et de soumissions déshonorantes ». Pour lui, un seul remède : la politique française doit retrouver son « sens de l’universel, à la hauteur des circonstances internationales »

par Jacques Cheminade

Le résultat du 10 juin, amplifié par le système électoral français, n’est pas un blanc-seing donné à Nicolas Sarkozy. C’est bien plutôt une sanction infligée à une opposition « de gauche » dépourvue de dessein et de projet politique à long terme. Les jeunes et l’électorat populaire se sont largement abstenus.

Nicolas Sarkozy va donc, en principe, contrôler tous les leviers de l’exécutif, du législatif, les médias, le système bancaire et les compagnies d’assurance. En instaurant un Conseil de sécurité intérieur, qui regroupera tous les services de sécurité, sous la direction du Secrétaire général à l’Elysée, Claude Guéant, il s’inspire du modèle de la Homeland Security américaine et met en place un « exécutif unitaire », suivant les conceptions des juristes américains disciples de Carl Schmitt entourant George Bush et Dick Cheney.

En outre, dans le domaine international, il met en place un Conseil national de sécurité, là aussi d’après le modèle américain, présidé par Jean-David Levitte, l’homme qui, depuis Washington et New-York, milita en coulisse pour que Jacques Chirac n’oppose pas le veto de la France à la guerre américaine contre l’Irak.

Il est évident que les moyens d’un Etat policier, complice des néo-conservateurs américains, se trouvent ainsi réunis. Là est le pouvoir, un pouvoir dévoyé.

Cependant, M. Sarkozy et son gouvernement ne sont forts que de la faiblesse d’une opposition suicidaire. M. Sarkozy lui-même a montré, lors de la conférence de presse qu’il a donnée au G8, après avoir rencontré Vladimir Poutine, tout son trouble face à un homme fort.

Répétons-le, le réel problème est la nature d’une opposition qui a perdu son âme.

Mon ambition est de contribuer à la refonder en l’arrachant à ses petits jeux d’ambitions personnelles et de soumissions déshonorantes, sans quoi elle dégénérera bientôt dans une complicité idéologique avec le pouvoir, dans une mêlée confuse où social-libéralisme et libéralisme « social » engendreront demain de nouveaux monstres.

Mon ambition est de mettre la politique française là où elle doit se situer, retrouvant son sens de l’universel, à la hauteur des circonstances internationales.

Nous tiendrons à Berlin, en septembre, une conférence Est-Ouest et Nord-Sud, avec Lyndon LaRouche, visant à jeter un défi audacieux aux gouvernements européens. Au moment où Vladimir Poutine évoque l’exemple de Franklin Delano Roosevelt et défend un grand projet de coopération économique et militaire (tunnel sous le détroit de Béring, déploiement conjoint des armes anti-missiles américaines en Azerbaïdjan et éventuellement en Turquie), au moment où le scandale politique de BAE-Systems frappe de plein fouet l’oligarchie financière opposée à la paix, il est temps de nous ressaisir.

L’opposition française doit élever le débat, et nous nous battons pour qu’elle le fasse. Si Nicolas Sarkozy a été l’élu d’un conglomérat de forces financières internationales, il ne pourra être contenu puis battu que par une alliance d’Etats-nations souverains, pour un développement économique, social et politique mutuel, de l’Atlantique à la mer de Chine.

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