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De nouvelles inflexions dans la doctrine militaire française ?

La rédaction
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Dans Libération du 27 octobre, l’expert militaire Jean-Dominique Merchet prétend que Jacques Chirac devrait annoncer des changements majeurs dans la doctrine française de défense, soit « lors d’un prochain déplacement à Brest, où réside la Force océanique stratégique », soit au plus tard début 2004. Selon le journaliste, la France emboîterait le pas à la doctrine militaire américaine de guerre préemptive, d’utilisation de mini-armes nucléaires et de ciblage des Etats-voyous. L’Elysée a formellement démenti ces allégations, déclarant que les principaux changements ont déjà eu lieu en juin 2001, lorsque le président de la République a indiqué certains changements de doctrine lors d’un discours devant l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Il s’agissait notamment d’appliquer la dissuasion nucléaire non seulement aux puissances nucléaires, mais aussi à celles capables de frapper avec des armes chimiques ou biologiques. Jacques Chirac avait évoqué « le développement par certains Etats de capacités balistiques qui pourraient leur donner les moyens, un jour, de menacer le territoire européen avec des armes nucléaires, biologiques ou chimiques. S’ils étaient animés d’intentions hostiles à notre égard, les dirigeants de ces Etats doivent savoir qu’ils s’exposeraient à des dommages inacceptables pour eux. » Pour répondre à ces nouvelles menaces, la France « doit disposer d’un ensemble suffisamment diversifié pour assurer la crédibilité de notre dissuasion en toutes circonstances et quelles que soient la localisation ou la nature de la menace ».

Dans son article, Merchet mentionne aussi le nouveau missile M51 à ogive nucléaire, tiré depuis un sous-marin, qui est capable d’atteindre la Chine. Le journaliste veut ainsi donner l’impression que la France se prépare à s’attaquer à des Etats-voyous alors que ce n’est aucunement le cas. Par contre, toute dissuasion digne de ce nom exige que la France puisse se défendre contre toute menace existentielle, quelle que soit son origine.

Toutefois, il est vrai qu’une discussion se déroule, dans les milieux de la défense, sur l’éventuelle nécessité de lancer la production d’armes nucléaires à faible rendement. Merchet cite une personne de l’entourage de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie : « Dire qu’en cas de crise avec un pays nous allons vitrifier trente millions de personnes, ça pose un problème », surtout si la France est « seulement » attaquée à l’arme chimique. Questionnée par Libération, la DGA reconnaît que ses experts étudient ce que font les Américains et travaillent sur quelques problèmes technologiques.

Sur le même sujet, Philippe Migault écrit dans le Figaro du 28 octobre que pendant la guerre en Afghanistan, alors qu’on spéculait sur l’éventuelle utilisation par les Américains de « mini-armes nucléaires » pour détruire des installations souterraines, un général français avait fait remarquer que les Français pourraient faire de même, s’ils voulaient « déployer de telles armes ».

En mettant la guerre nucléaire préemptive à l’ordre du jour, les Etats-Unis ont forcé d’autres pays à y réfléchir. Vladimir Poutine a précisé, il y a quelques semaines, que la doctrine militaire russe s’oppose à la guerre préemptive, mais que si d’autres se lancent dans cette voie, la Russie serait obligée de s’y adapter. Dans un éditorial de Libération, Jean-Michel Thenard se demande également si la nouvelle course aux armements nucléaires n’a pas déjà commencé.

Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, il n’est pas crédible d’affirmer que la France change le fond de sa doctrine de défense, laquelle repose sur la dissuasion nucléaire et non sur l’utilisation préemptive d’armes nucléaires.

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