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Débandade dans la zone euro, attaque sur les obligations italiennes

La rédaction
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3 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Une semaine après la décision de l’UE de faire du Fonds européen de stabilité financière et du mécanisme européen de stabilité un prêteur en dernier ressort, un scandale vient montrer l’absurdité du nouveau dispositif et met en cause sa faisabilité.

Il vient d’être révélé que Deutsche Bank, dont le président Josef Ackermann a joué un rôle central dans la promotion du nouveau dispositif FESF/MES, s’est débarrassée de près de 90 % de ses obligations souveraines italiennes au cours des dernières semaines. Les médias italiens se demandent non sans raison comment une grande banque « systémique » peut parier contre les obligations italiennes, alors qu’elle prétend œuvrer pour un dispositif destiné à faire participer les détenteurs privés d’obligations au refinancement de la dette de la zone euro.

Deutsche Bank n’est pas une banque comme les autres — elle figure parmi celles auxquelles le le gouvernement italien a confié la commercialisation de ses obligations ! En outre, elle est l’un des cinq « super opérateurs » sur le plan mondial, ce qui signifie qu’elle jouit d’une grande confiance de la part des gouvernements clients.

Le soupçon persiste en Italie que Deutsche Bank soit soutenue par le gouvernement allemand, ayant un ordre du jour caché : nettoyer son système bancaire national des actifs à risque, avant l’expulsion des membres « périphériques » du système de l’euro. Si l’attaque spéculative contre les obligations italiennes avait été lancée par les hedge funds, leurs ventes à découvert étaient bientôt remplacées par des ventes réelles de la part des détenteurs d’obligations, dont Deutsche Bank.

Dans ce contexte, des responsables italiens ont clairement indiqué le 28 juillet que suite à cette attaque, Rome pourrait se désengager du prochain accord sur le renflouement de la Grèce. L’Italie est censée fournir 13 milliards d’euros sur les 109 milliards de l’accord, mais avec les taux ce serait en perte nette, puisque l’Italie est contrainte de refinancer sa dette à dix ans au taux de 5 % – soit plus que les 3,5 % promis à la Grèce. Si les taux augmentent encore, Rome pourrait même refuser de débloquer les 14,7 milliards promis sur le total de 110 milliards du paquet en cours.

Les responsables italiens sont aussi remontés contre les agences de notation, en particulier Standard & Poor’s. La Commission des Finances de la Chambre des députés a publié une résolution demandant au gouvernement de poursuivre S&P pour manipulation du marché. L’agence est accusée d’avoir publié une dépêche sur la manoeuvre d’ajustement du gouvernement italien avant même la publication du texte officiel.

Lyndon LaRouche s’était adressé à cette Commission en juin 2009, et son vice-président d’alors, Sergio D’Antoni, avait salué sa description de la situation économique comme « catastrophique ». Joint par l’EIR, D’Antoni s’en est pris aux agences de notation et a fait part de son accord sur la nécessité d’un Glass-Steagall. « La situation actuelle est absurde. Le rôle des agences de notation doit être modifié, dit-il. Nous ne pouvons pas avoir des agences de notation payées par ceux qu’elles évaluent, et qui ne font que réagir au marché dans tous les cas. Nous avons besoin de quelque chose d’indépendant, ou dirigé par les Etats.

« Je suis d’accord : nous devons arrêter la spéculation sur les obligations d’Etat et séparer les activités bancaires ordinaires du casino spéculatif. La situation exige un changement du système. »

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 04/08/2011 - 22:29

    ... et ce n’est que le début !!!!

    Répondre à ce message

  • pegasous • 03/08/2011 - 21:55

    SUPERBE défit a l epee ! Serait ce l Epee de la Verite ?
    dans la riviere grouillante de Piranhas.. il se dessine des reglements de comptes .. on se jette en pature des milliards d EUROS ( que les imbeciles de citoyens ( dont je fais partie .. je le sais trop bien) payent de leur labeur/sueur)
    mais comme le disent les "pecavesons" de mon terroir ..
    lorsqu’il n y a plus de foin au ratelier.. les Anes se battent"
    fin de citation
    je retourne me coucher .. Sur la Paille evidemment ..

    Répondre à ce message

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