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Débat sur les hedge funds en Allemagne, Autriche et Suisse

La rédaction
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Le 4 mai à Francfort, lors de la cérémonie de départ du chef de la Bundesbank, Edgar Meister, le ministre allemand des Finances, Per Steinbrück, a annoncé que sa proposition pour instaurer une certaine transparence dans le fonctionnement des fonds de spéculation ne pourrait être réalisée dans l’immédiat.

(EIRNS) Le 4 mai à Francfort, lors de la cérémonie de départ du chef de la Bundesbank, Edgar Meister, le ministre allemand des Finances, Per Steinbrück, a annoncé que sa proposition pour instaurer une certaine transparence dans le fonctionnement des fonds de spéculation ne pourrait être réalisée dans l’immédiat en raison de la résistance rencontrée, essentiellement britannique. Les Américains, dit-il, se sont montrés plus ouverts à cette perspective. Même si le sommet du G-8 en juin n’adoptera pas de mesures de régulation des fonds, le gouvernement allemand reste convaincu que des normes mutuellement convenues par les fonds en question sur une base volontaire ne suffiront pas et qu’il faudrait adopter à un moment donné un code de conduite formel. Selon des sources proches du gouvernement allemand, les Britanniques ont insisté sur la suppression de toute mention de « transparence » dans les documents du G-8, parce que ce terme évoquerait la « régulation », option fermement rejetée par la City de Londres. On n’attend donc rien de significatif, sur ce front, de la réunion des 27 ministres des Finances le 8 mai à Berlin, ni de la réunion de leurs homologues du G-8 à Potsdam le19.

Entre-temps, l’appel à la transparence et à des contrôles se propage au-delà de l’Allemagne, où le débat sur les « fonds sauterelles » se poursuit depuis deux ans. En Suisse, des membres du Parlement envisagent une audition extraordinaire sur le thème des fonds spéculatifs, à l’instar de celle qui s’est tenue début avril aux Pays-Bas. Là, la plus grande banque privée du pays, ABN Amro, est sous attaque par nombre de hedge funds britanniques, à commencer par TCI ; le PDG de la banque néerlandaise, Rijkman Groenink, soupçonne TCI de travailler en catimini avec et pour la Banque royale d’Ecosse, le probable racheteur d’ABN. En Suisse aussi, on s’inquiète d’OPA hostiles sur les grandes entreprises et banques, de même qu’en Autriche, où le quotidien viennois Die Presse du 3 mai évoquait une liste d’une cinquantaine de sociétés et banques auxquelles des fonds comptent s’attaquer dans les semaines et les mois à venir. L’article en question est illustré par une énorme sauterelle verte, symbole des fonds spéculatifs dévoreurs.

En Allemagne, le gouvernement pourrait adopter indirectement des contrôles sans attendre ses partenaires de l’UE ou du G-8. En effet, le ministère des Finances entend renforcer le statut de l’organisme de supervision des marchés financiers (BAFIN) pour lui permettre d’allonger la liste des banques et des fonds qu’il surveille sur une base régulière, pour la porter à 400. C’est un revers pour une Bundesbank dominée par des monétaristes, jusqu’à présent chargée de la surveillance de la plupart des banques. En outre, le BAFIN et sa contrepartie américaine, la SEC, ont signé fin avril un accord de coopération portant sur la surveillance et l’échange d’informations concernant des banques et des fonds dans les deux pays, y compris dans le cadre d’enquêtes officielles. Il pourrait s’agir d’un premier pas bilatéral vers un contrôle des fonds.

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