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Décarbonisation de l’économie/Nucléaire : « L’Allemagne glisse la tête la première dans l’éco-dictature »

La rédaction
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30 mai 2011 (Nouvelle Solidarité) – La mobilisation du Büso, notre parti frère en Allemagne, pour dénoncer les menées anti-population du Conseil scientifique du gouvernement pour une transformation globale (WBGU), a provoqué un sursaut de conscience outre-Rhin face au retour de inacceptable. Rappelons que le WBGU est dirigé par le professeur Hans-Joachim Schellnhuber de l’Institut de Potsdam, qui comme l’a montré Helga Zepp-LaRouche dans son appel, est un agent patenté de la City de Londres et de la couronne britannique.

C’est sous le titre « L’Allemagne glisse la tête la première dans l’éco-dictature » que Fritz Vahrenholt, directeur de la branche Energies renouvelables de RWE Innogy, est passé à l’offensive dans une tribune publiée par le quotidien Die Welt du 27 mai [[Dans la version internet de Die Welt, le titre a été changé en "L’Allemagne glisse la tête la première dans l’éco-dictature concernant les plans du WBGU pour une « Grande Transformation ». Vahrenholt, ancien ministre socialiste de l’Environnement de la région de Hambourg, met en garde : « Est-il juste de faire subir au monde entier, que ce soit le Nord ou le Sud, une ’Grande Transformation’ sans énergie atomique ni carbone ? Avertissement face à cette pensée antidémocratique et jacobine. »

Le rapport du WBGU rendu public en avril, exige une « décarbonisation », c’est-à-dire la sortie complète, simultanée et rapide de l’énergie atomique et fossile (charbon, gaz et pétrole). Ceci, comme le souligne Vahrenholt, ne serait rien d’autre qu’une politique de « désindustrialisation ».

Vahrenholt souligne clairement que les objectifs du WBGU « ne peuvent être atteints par la voie démocratique » , car « pourquoi les hommes devraient, dans le monde entier et volontairement, renoncer à leurs exigences de bien-être matériel et de sécurité ? Il s’ensuit que le WBGU pose ouvertement la question que la décarbonisation de la société ne peut se faire qu’en réduisant la démocratie – au niveau national et international. Au niveau international, le WBGU exige un ’Conseil de sécurité mondial’ du développement durable. La ’Chambre du futur’ proposée pour l’Allemagne sera explicitement antidémocratique et limiterait les attributions du Parlement. »

« Le prix à payer pour réaliser l’utopie jacobino-climatique du WBGU est trop élevé. Les institutions démocratiques, la liberté de vie et le droit au bien-être matériel ne peuvent être sacrifiés sur cet autel. » Ceux qui ne partagent pas les « conceptions de durabilité » du WBGU, qui doivent par ailleurs être élevées au rang d’objectif d’Etat, seraient vite relégués « en dehors du nouvel ordre écologique d’Etat » - « c’est-à-dire tous ceux qui sont pour l’actuelle société industrielle. » La « participation de la société civile » promise par le WBGU ne vaudrait alors que pour ceux qui souscrivent également à la « protection climatique » érigée en objectif d’Etat.

Surtout, l’auteur souligne à nouveau de manière très explicite qu’il n’existe aucun fondement scientifique pour mener cette politique : « Les signes se multiplient contre la justification utilisée pour la ’Grande Transformation’, du fait que le réchauffement climatique s’est arrêté depuis 12 ans et que les voix scientifiques (en dehors du WBGU et de l’Institut de Potsdam) se multiplient pour dire que nous sommes à l’aube d’une longue phase de refroidissement... »

Pour l’heure, la faction malthusienne a remporté une victoire puisque le gouvernement Merkel a annoncé ce matin que les huit réacteurs à l’arrêt depuis Fukushima ne seront pas redémarrés et que la production électronucléaire sera entièrement stoppée d’ici 2022. Pourtant, le Bureau d’évaluation des choix technologiques (TAB) a clairement mis en garde dans un rapport remis la semaine dernière au Parlement allemand, que la sortie du nucléaire provoquerait « un effondrement général de la société » pas plus tard que l’hiver prochain, lorsque le parc électronucléaire français ne sera plus en mesure de répondre à la fois aux demandes hivernales française et allemande : « La sécurité publique ne pourrait plus être assurée et l’Etat ne pourrait plus assurer ses devoirs inscrits dans la Loi fondamentale : de protéger la vie et l’intégrité des citoyens. »

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