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Déclin économique dans le sud-est de l’Europe

La rédaction
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Le numéro du 26 août du quotidien suisse Neue Zuericher Zeitung (NZZ) vient de présenter un rapport choquant sur la situation économique dans l’Europe de l’est et du sud-est, basé en grande partie sur des nouvelles données publiées par l’Institut de Vienne des comparaisons économiques internationales (WIIW).

La guerre au Kosovo a considérablement aggravé tous les problèmes économiques qui existaient dans la région et, en conséquence, de nouvelles crises socio-économiques et politiques très dangereuses se préparent.

En Pologne et en Hongrie, les déficits en compte courant des six premiers mois de 1999 se sont accrus de manière inquiétante. La République tchèque a vu une contraction de 4,5 % de son PIB au premier trimestre et le chômage augmente.

La récession s’est aggravée en Croatie et a déclenché une série de méga-faillites. Par ailleurs, les flux entrants de devises fortes ont baissé de 20% cet été en raison des effets de la guerre du Kosovo sur le tourisme.

Toutefois, une situation économique beaucoup plus précaire existe en Roumanie et en Bulgarie , alors que leurs principales routes commerciales vers l’Europe de l’ouest, le long du Danube et transitant par la Yougoslavie ont été fermées. La monnaie roumaine a perdu plus de 50% de sa valeur depuis le début de l’année. Sans les derniers 500 millions de dollars de renflouement du FMI à la mi-août, la Roumanie serait en cessation de paiement sur sa dette étrangère. Après avoir payé 2 milliards de dollars pour le service de sa dette étrangère pendant les sept premiers mois de 1999, le pays a vu ses réserves en devises étrangères tomber à 800 millions de dollars, contre 3,8 milliards début 1998. En conséquence du blocage des routes commerciales est-ouest, les coûts des importations ont fortement augmenté tandis que les revenus à l’exportation diminuent. Sans autres « mesures de sauvetage » venant de l’étranger, l’effondrement financier de la Roumanie est inévitable, note le NZZ.

Les conséquences économiques de la guerre sont encore pires en Bulgarie. En raison du système de « currency board », toute réduction de flux de capitaux venant de l’étranger fait automatiquement monter les taux d’intérêt et aggrave la récession. La production se contracte, le chômage augmente en permanence et la population s’enfonce dans la pauvreté. Par ailleurs, le rapport du NZZ s’intéresse aux pays les plus touchés par le déclin, qui ne subsistent plus que par des économies de service.

Dans un langage de journalisme d’affaires, le NZZ caractérise la situation de la manière suivante : « Dans les pays suivants Yougoslavie, Albanie, Bosnie et Macédoine la situation est beaucoup plus grave, à un tel point que de simples calculs économiques n’ont aucun sens. Dans ces pays des Balkans, il n’y a presque plus d’activité économique organisée et mesurable, mais le chômage y atteint des niveaux astronomiques et la faim se répand. »

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