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Déçus par Obama, les progressistes américains pointent du doigt la complicité avec Wall Street

La rédaction
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3 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – « La colère qui se manifeste contre la réforme de la santé est l’enfant de la colère contre le renflouement », explique Arianna Huffington dans un article publié le 31 août sur le Huffington Post, un des principaux site progressiste américain. Pour elle, le constat est sans appel : si la présidence Obama a perdu toute crédibilité auprès du peuple, c’est parce qu’elle s’est vendue à Wall Street.

Après s’être attaquée au renflouement des banques, Arianna Huffington cite Rob Johnson, le directeur de l’Economic Policy Initiative au Roosevelt Institute :

« En refusant de s’opposer aux oligarques et d’ériger des barrières en défense de la société, ils [les responsables de la Maison blanche] ont alimenté le cynisme et dissipé la magie créée par Obama en faveur du changement. L’administration semble plus proche de Jamie Dimon [le PDG de JP Morgan - ndt] et de Goldman Sachs que de nous. Leçon : si vous échouez à défendre la société une fois, les gens perdent la foi. Cette perte de foi a un coût élevé, que nous payons dans le domaine de la réforme de la santé. »

Et elle poursuit :

« Mais l’administration est sous le choc, en voyant que les américains ne se rassemblent pas derrière cette vague réforme de la santé. Ils peuvent toujours accuser Fox News et les fous des Town Hall meetings, mais j’espère qu’ils savent qu’en grande partie, la colère qui se manifeste contre la réforme de la santé est l’enfant de la colère contre le renflouement.

« Les américains sentent instinctivement que la Maison Blanche traite les grandes compagnies du secteur de la santé comme elle a traité l’establishment de Wall Street. Le président semble croire que ce qui est bon pour Goldman Sachs et PhRMA [le lobby des groupes pharmaceutiques – ndt] est forcément bon pour le pays. On entend l’administration dire que sa réforme promeut « le choix et la concurrence ». Mais nous voyons bien comment « choix et concurrence » ont fonctionné avec la finance. »

Puis, elle cite Elizabeth Warren, présidente du conseil du Congrès pour la supervision du plan TARP :

« Ce qui me soucie le plus est ce qui arrive à la classe moyenne, qui est la fondation des Etats-Unis. Elle est non seulement la clé de la prospérité économique, mais également de la stabilité politique. Mais, pierre par pierre, les fondations qui soutiennent la classe moyenne disparaissent, jusqu’à son effondrement. Et lorsque la classe moyenne s’effondrera, nous nous retrouverons comme au Mexique ou en Colombie, avec des riches vivant retranchés derrière des murs et protégés par des gardes armés, pendant que les autres se battent pour survivre. »


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