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Déçus par Obama, les progressistes américains pointent du doigt la complicité avec Wall Street

La rédaction
1733 visites | 6 commentaires

3 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – « La colère qui se manifeste contre la réforme de la santé est l’enfant de la colère contre le renflouement », explique Arianna Huffington dans un article publié le 31 août sur le Huffington Post, un des principaux site progressiste américain. Pour elle, le constat est sans appel : si la présidence Obama a perdu toute crédibilité auprès du peuple, c’est parce qu’elle s’est vendue à Wall Street.

Après s’être attaquée au renflouement des banques, Arianna Huffington cite Rob Johnson, le directeur de l’Economic Policy Initiative au Roosevelt Institute :

« En refusant de s’opposer aux oligarques et d’ériger des barrières en défense de la société, ils [les responsables de la Maison blanche] ont alimenté le cynisme et dissipé la magie créée par Obama en faveur du changement. L’administration semble plus proche de Jamie Dimon [le PDG de JP Morgan - ndt] et de Goldman Sachs que de nous. Leçon : si vous échouez à défendre la société une fois, les gens perdent la foi. Cette perte de foi a un coût élevé, que nous payons dans le domaine de la réforme de la santé. »

Et elle poursuit :

« Mais l’administration est sous le choc, en voyant que les américains ne se rassemblent pas derrière cette vague réforme de la santé. Ils peuvent toujours accuser Fox News et les fous des Town Hall meetings, mais j’espère qu’ils savent qu’en grande partie, la colère qui se manifeste contre la réforme de la santé est l’enfant de la colère contre le renflouement.

« Les américains sentent instinctivement que la Maison Blanche traite les grandes compagnies du secteur de la santé comme elle a traité l’establishment de Wall Street. Le président semble croire que ce qui est bon pour Goldman Sachs et PhRMA [le lobby des groupes pharmaceutiques – ndt] est forcément bon pour le pays. On entend l’administration dire que sa réforme promeut « le choix et la concurrence ». Mais nous voyons bien comment « choix et concurrence » ont fonctionné avec la finance. »

Puis, elle cite Elizabeth Warren, présidente du conseil du Congrès pour la supervision du plan TARP :

« Ce qui me soucie le plus est ce qui arrive à la classe moyenne, qui est la fondation des Etats-Unis. Elle est non seulement la clé de la prospérité économique, mais également de la stabilité politique. Mais, pierre par pierre, les fondations qui soutiennent la classe moyenne disparaissent, jusqu’à son effondrement. Et lorsque la classe moyenne s’effondrera, nous nous retrouverons comme au Mexique ou en Colombie, avec des riches vivant retranchés derrière des murs et protégés par des gardes armés, pendant que les autres se battent pour survivre. »


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Vos commentaires

  • Le 3 septembre 2009 à 17:28
    par ffi

    Belle analyse.

    Elle prédit une "Mexicanisation" des Etats-Unis.

    En France, on pourrait prédire une "Africanisation" : dette colossale du pays, infrastructures délabrées, les collabos du système retranchés dans leurs quartiers huppés, et autour la très grande majorité qui se "débrouille" par des petits boulots, des petites arnaques ou arrondissant leur fins de mois par la corruption.

    Le tour de force de la mondialisation aura donc été, tout en assurant être le meilleur système de développement, de transformer le monde entier en un vaste tiers-monde, y compris les pays développés.

    C’est donc une formidable harmonisation des conditions de vie vers ce qu’il y a de plus inégalitaire. C’était tout-à-fait prévisible, et si on y repense, toutes les mises en gardes ont été posées depuis des dizaines d’année par la gauche au sujet des délocalisations.

    Nous sommes donc à l’heure de vérité. Nous pouvons distinguer aujourd’hui clairement qui avait raison et qui avait tord.

    Jacques Cheminade apporte à la gauche, le pourquoi des choses (une fausse conception de l’économie basée uniquement sur l’argent) et les remèdes au problème.

    • Le 3 septembre 2009 à 22:41
      par souad

      Ah bon ! Pour vous il suffit, de Jacques Cheminade pour tout régler à gauche...j’en tombe de ma chaise.
      Quand à la tiers mondialisations de tous, ce n’est pas un complot. Seule la cupidité de quelques banksters a fait dérailler la machine et cela devait arriver. L’injustice et la corruption ne peuvent avoir d’autre résultat, que ceux que vous constatez vous même.
      Il faudrait un Christ, fouée à la main plutôt qu’un simple mortel et ça, c’est pas demain la veille.

    • Le 4 septembre 2009 à 08:28
      par pic et puce

      La cupidite des bansters a ete voulue et planifiee par la noblesse financiere mondiale : les banksters ne sont en effet que les executeurs des basses oeuvres. Il faudrait enfin nous dire pour le compte de qui ils travaillent en precarisatant le monde....Alors Jacques Attali, avant l’halalie finale, dis nous qui sont ces personnes car tu les cotoies...

    • Le 4 septembre 2009 à 09:32
      par TotoLogi c

      Jacques Cheminade et son mouvement S&P n’ont pas pour vocation de "tout régler" à gauche, je ne pense pas que ffi ait signifié cela.
      Ce qui est clair, c’est que le constat de S&P et les solutions préconisées sont raisonnables et pragmatiques et les seules envisageables pour un nouvel ordre mondial qui renverserait la logique actuelle financier / humain. Sa mise en oeuvre sera complexe car nécessairement mondiale, et l’étincelle ne peut venir que du soulèvement des peuples, c’est-à-dire de la part de Jésus Christ (si vous voulez...) en chacun de nous à mobiliser pour rendre cela possible...
      Tout régler à gauche, en France, cela viendra du PS ou ne viendra pas, je vois (pour le moment en tout cas) S&P comme un distillateur d’idées éclairant, mais ceci concerne surtout l’échéance de 2012, et c’est encore TRES loin... (beaucoup de casse sociale et humaine d’ici là).

    • Le 4 septembre 2009 à 10:00
      par TotoLogi c

      Quant à votre diagnostic de la cupidité de quelques banksters pour expliquer la crise actuelle et ses conséquences, il est grandement erroné : c’est la mise en place progressive d’un système global par une oligarchie financière dès la fin de la seconde guerre mondiale ayant peu à peu dépossédé les états de leur substance (notamment la capacité d’émettre du crédit) et basée sur toujours plus de spéculation à court terme, ayant appauvri les populations des pays du tiers monde comme des pays riches, qui ont crée la crise systémique actuelle, à coup de bulles spéculatives successives (73, 87-88, 00, 07). Cette oligarchie a pris possession des places politiques mondiales stratégiques, avec la géniale invention de l’Europe moderne, un dinosaure-automate (complexe) empêchant tout développement harmonieux et durable des états-nations qui la composent...

      Les banksters que vous évoquez ne sont qu’un maillon de la chaîne. C’est le système global de fonctionnement des institutions mondiales au service de cette oligarchie financière qui explique l’état du monde actuel : FED, FMI, Banque Mondiale, Banque Centrale Européenne, OMC, OCDE...

      Kerviel ou Madoff (et d’autres banksters) ne sont que les symptômes visibles et éclatants de ce système, les coupables désignés...

      Ceci n’a rien d’un complot, documentez-vous sur ce site et sur le net, vous verrez...

      Elle n’est bien sûr pas affichée sur les médias mainstream, mais on sait pourquoi ... (qui détient ces médias ? ...)

    • Le 4 septembre 2009 à 10:52
      par quentin

      Juste quelques précisions au sujet des délocalisations...elles ont pratiquement toujours eu lieu et ce depuis la fin des années 70.A l’époque l’on délocalisait vers l’Espagne, l’Italie ou la Tunisie. Il y avait déja des fermetures d’usines en France. Au début le processus passait presque inaperçu. Avec L’abdication du système Soviétique et la levé du rideau de fer, ce fut l’avènement d’un nouvel Eldorado : externalisation des moyens de productions.. et de mirobolant profits. Des usines achetées à l’est pour 1 franc symbolique ! Une main d’oeuvre quasi gratuite (dans un premier temps) après l’on a "lourdé" massivement et tout automatisé parce qu’ils osaient réclamer un peu de l’argent du beurre.
      Les mises en garde de la gauche ? Lorsqu’elle était au pouvoir, le processus c’est même accéléré !
      Chaque "civilisation" ou "système" connait une apogée et une douloureuse fin pour les peuples. Gardons le moral, l’on peu renaître de ses cendres.
      Une "Africanisation de la France" j’aime bien l’image

    Répondre à ce message

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