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Défaite de Lieberman :
les électeurs votent contre la guerre d’Irak

La rédaction
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Les quelques élections primaires qui se sont tenues le 9 août ont montré que les représentants qui siègent actuellement au Congrès, démocrates et républicains, vont non seulement connaître des difficultés en novembre, lors des élections dites de mi-mandat, mais aussi au sein de leur propre parti lors des primaires. Une lame de fond monte contre la guerre en Irak, contre la corruption des élus des deux camps.

Dans l’une des primaires les plus attendues, le sénateur démocrate Joe LIEBERMAN, ancien président du DLC (Democratic Leadership Council) - un club rassemblant la droite néo-libérale du Parti démocrate - et actuel vice-président du très belliqueux Comité pour le danger présent, a été battu dans le Connecticut par Ned Lamont, par 48% contre 52% des voix.

La défaite de Lieberman est très significative : le sénateur démocrate était encore plus enthousiaste pour la guerre en Irak et les autres atrocités des néo-conservateurs que les républicains eux-mêmes. La victoire de Lamont, qui a fait campagne contre la guerre en Irak et utilisant la photo du baiser de soutien donné par Lieberman à Bush après son dernier discours « d’état de l’Union », devrait être l’électrochoc nécessaire pour que les dirigeants du Parti démocrate abandonnent leur propre agenda néo-conservateur. Sentant le vent touner, les sénateurs démocrates Harry Reid, Charles Schumer, Hillary Clinton, Evan Bayh, Frank Lautenberg et Chris Dodd, qui avaient tous soutenu Lieberman, ont aussitôt apporté leur soutien à Lamont.

La réponse de Cheney fut viscérale. Le vice-président qui annonça que le Parti républicain était prêt à soutenir une candidature « indépendante » de Lieberman, n’a pas hésité à utiliser la panique provoquée par le « complot terroriste » découvert à Londres, le 9 août, pour accuser les électeurs démocrates du Connecticut d’encourager Al-Qaïda ! Lieberman en a fait autant : « Si nous ne faisons que nous retirer à une certaine date comme le demande Ned Lamont, cela sera considéré comme une formidable victoire par les mêmes individus qui voulaient faire exploser ces avions. » Contacté par téléphone, Ned Lamont a déclaré au New York Times : « Eh bien. Ces commentaires ressemblent étrangement à ceux formulés mercredi par le vice-président Cheney. » Il faut savoir que lorsque Cheney a fait ses commentaires, il avait déjà été informé au sujet du « complot terroriste » déjoué à Londres.

Réagissant aux commentaires de Cheney, la sénatrice de New York, Hillary Clinton, a dit : « Je ne prends plus au sérieux ce qu’il dit. Je pense qu’il a été une force contre-productive, voire destructrice pour notre pays, et je suis attristée de l’échec de la direction du Président et du vice-président. » Harry REID, le leader de la minorité démocrate au Sénat, a envoyé un courrier électronique à tous les démocrates du pays dans lequel il s’interroge sur les remarques de Cheney en ces termes : « Est-ce le genre de pays dans lequel nous voulons vivre, où le Vice-président des États-Unis peut suggérer devant tout le monde que les électeurs du Connecticut apportent leur aide aux terroristes ?

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