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Défiant les pressions, le sommet de la Ligue arabe s’est tenu

La rédaction
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Damas, le 28 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le sommet de la Ligue arabe s’est ouvert aujourd’hui dans la capitale syrienne, malgré les pressions exercées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France pour le faire capoter. Des sources bien informées rapportent que lors de sa récente tournée dans la région, le vice-président américain Dick Cheney a sommé plusieurs pays arabes modérés d’annuler leur participation au sommet afin d’isoler la Syrie, le pays organisateur, qui prendra la direction de la Ligue arabe l’année prochaine. Les Américains et les Anglais, désormais rejoints par Nicolas Sarkozy, mettent une pression énorme sur Bachar el-Assad qu’ils accusent de faire obstruction à l’élection d’un nouveau Président au Liban.

Lors d’une conférence de presse à Damas, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Mouallem, a accusé « les Etats-Unis d’avoir tout fait pour empêcher que le sommet puisse se tenir ». Il a également accusé Nicolas Sarkozy de « s’en mêler » en soutenant les chefs d’Etats de pays arabes ayant décidé de ne pas assister au sommet. En effet, la pression américaine a fini par convaincre les chefs d’Etats de plusieurs pays considérés comme des poids lourds de la Ligue arabe, tels que l’Arabie saoudite, l’Egypte et la Jordanie en particulier, de ne pas se rendre en personne au sommet et de s’y faire représenter par des émissaires de moindre rang. Le roi de Jordanie, qui avait dépêché son ministre des Affaires étrangères sur place, se vit forcé de le rappeler pour se faire représenter par un simple ambassadeur.

Fouad Signiora, le Premier ministre libanais, pays dont les problèmes étaient au cœur des préoccupations du sommet, a annoncé qu’il boycottait l’ensemble de la conférence, accusant la Syrie d’ingérence dans les affaires libanaises et de refuser d’inciter ses alliés libanais à donner le feu vert pour l’élection de Michel Suleyman à la présidence libanaise.

Toutes ces manœuvres ont fini par provoquer l’effet inverse. La plupart des vingt-deux membres de la Ligue arabe participeront à ce sommet et les pays du Golfe (Les Emirats arabes unis et le Qatar), qui succombent trop souvent aux pressions anglo-américaines, ont tous confirmé leur participation.

La conférence se tient dans des conditions de sécurité renforcées et l’aéroport international de Damas a été fermé pour toute la durée du sommet. Des quartiers entiers de la ville sont également bouclés et la présence policière est massive. La pression sur l’ensemble de la région, visible sur les participants, a été doublée par la présence de plusieurs bâtiments de guerre de la sixième flotte américaine au large des côtes libanaises.

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