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Delphi et industrie automobile américaine : chronologie d’une faillite

La rédaction
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Examinons de plus près l’enchaînement des événements. Dans un mémorandum du 13 avril 2005, face à la dégradation de la notation de General Motors, LaRouche exhorte les élus nationaux à intervenir immédiatement pour sauver le secteur. Quelques jours plus tard, le 1er mai 2005, Rohatyn rédige une proposition pour Delphi - au nom de sa société de placement Rohatyn Associates et du département failllite de Rothschild, Inc. Sa proposition, nous l’avons vu, prône une stratégie de fusion, acquisition et délocalisation, ou sinon, la faillite.

Le 1er mai, dans le cadre de ce plan, Steve Miller est engagé comme PDG et prépare la mise en banqueroute. Dans un document à la Cour, il écrit : « [Delphi] croit qu’une partie substantielle de ses opérations commerciales aux Etats-Unis doit être abandonnée, consolidée ou liquidée en vertu du Chapitre 11 [de la loi sur la faillite]. (...) Entre-temps, la Société va préserver et poursuivre le développement stratégique de ses opérations en dehors des Etats-Unis et maintenir son rôle éminent de premier équipementier automobile au monde. » On invoque ainsi l’insolvabilité pour globaliser et délocaliser la production.

Dans la même période (mai-juin 2005), comme nous l’ont confié certaines sources au Congrès, on exhorte les parlementaires à ne prêter aucune attention aux propositions de LaRouche, parce qu’il « propose de nationaliser l’industrie automobile ». Début juin, Rohatyn publie sa proposition pour un « Fonds national d’infrastructure » doté de seulement 50 milliards de dollars que le Congrès devrait financer, alors que le fonds serait administré par une Commission nationale dirigée par des banquiers comme lui. Cette proposition a reçu le soutien du sénateur Warren Rudman, entre autres.

En outre, le plan stratégique de Rohatyn pour Delphi précise qu’en cas de dépôt de bilan, certaines des usines de la société - qui représentent un avoir stratégique pour l’économie américaine - pourraient être déclarées des avoirs de minimus, c’est-à-dire de valeur négligeable, et que leurs machines-outils pourraient être vendues aux enchères online ! C’est justement ce qui se passe depuis au moins début avril 2006, suite à un arrêt du Tribunal des faillites en date du 28 octobre 2005. L’objectif de ces ventes est on ne peut plus clair : rembourser les deux milliards de dollars que Delphi doit à JP Morgan Chase Citicorp, pour un crédit accordé avant le dépôt de bilan. Le bradage des usines et des équipements se fait donc au profit des banques !

Au contraire, le projet de loi dont LaRouche a esquissé les grandes lignes vise essentiellement la sauvegarde de ces biens physiques. Placés sous la tutelle temporaire d’une Société publique d’Etat créé par le Congrès, ils seraient utilisés - directement ou indirectement - pour la production d’une nouvelle infrastructure économique : transports ferroviaires, réseau électrique, gestion de l’eau.

En attendant, Delphi vend à prix dérisoire ses usines et équipements aux enchères. Il semble que la majorité des acheteurs soient des sociétés étrangères. Cette pratique, qui constitue une menace pour les capacités technologiques américaines et la sécurité nationale, ne se limite pas à Delphi. A moins d’arrêter le processus, avertit le LaRouche PAC, les Etats-Unis vont se retrouver au niveau industriel d’un pays du tiers monde.

Autre crime moral prévu dans cette faillite programmée, la création d’un « Plan de compensation pour des salariés clés », accordant à certains dirigeants de Delphi une prime de fidélisation de 400 millions de dollars, alors que les salaires des ouvriers seraient réduits de moitié.

Le 8 octobre 2005, jour du dépôt de bilan de Delphi, Rohatyn s’est retiré de l’équipe de consultants de la société. Peut-être parce qu’il conseillait des fonds d’actions et des hedge funds sur l’achat d’éléments de Delphi.

Le Congrès doit rendre des comptes dans cette affaire, affirme le LaRouche PAC. Faute d’intervenir, il portera la responsabilité de la destruction des capacités technologiques des Etats-Unis - sans parler de la perte de centaines de milliers d’emplois qualifiés et productifs, ni de la chute drastique des salaires et des retraites des travailleurs qui ont la chance d’avoir encore un emploi.

Il est clair que le personnage de Felix Rohatyn, ce « démocrate » qui dissuade les dirigeants du Parti d’adopter une approche rooseveltienne à la crise, se trouve au centre des plans prévoyant la fermeture et la délocalisation de l’industrie américaine. Rohatyn n’est pas un démocrate, mais un synarchiste financier se situant tout spécialement dans la tradition de la banque Lazard Frères qui le forma et qui joua un rôle central dans le fascisme synarchiste européen des années 1920 jusqu’aux années 1940.

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