Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Demain, nous serons tous des « terroristes » islandais

La rédaction
visites
1610

10 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) — Le phénomène révolutionnaire de « grève de masse » qui s’est manifesté dans la victoire de Kesha Rogers aux Etats-Unis, se fait sentir aussi de ce côté de l’Atlantique : le 6 mars en Islande, 93% des électeurs ont rejeté le renflouement des créanciers anglo-hollandais de la banque Icesave, qui a fait faillite en octobre 2008. En dépit des menaces proférées par Londres, selon lesquelles l’Islande serait déclarée « paria international » si elle refusait de verser quelque 5,5 milliards de dollars aux gouvernements britannique et néerlandais, seulement 1,6% des électeurs ont voté « oui » au remboursement.

Fin décembre 2009, le parlement islandais avait accepté, à une majorité d’une seule voix, le remboursement de cette somme qui se monte à non moins de 40% du PIB national. Toutefois, après avoir reçu une pétition signée par 60000 citoyens (20% de la population totale), le président Grimsson refusa de signer la proposition de loi, préférant organiser un référendum sur la question.

Le gouvernement britannique a tout fait pour bloquer le scrutin populaire, craignant à juste titre qu’il n’établisse un dangereux précédent. En fait, en 2008, les gouvernements britannique et néerlandais avaient décidé, précipitamment et de façon unilatérale, de rembourser dans leurs pays respectifs les déposants de la Landsbanki et de sa filiale Icesave, en dépit du fait que celles-ci étaient de facto des extensions de banques londoniennes. Le gouvernement de Gordon Brown a même qualifié l’Islande d’Etat terroriste, invoquant des lois anti-terroristes pour confisquer les dépôts d’Icesave en Grande-Bretagne !

Sa réaction a eu un effet boomerang en Islande, déchaînant la résistance populaire. Le Premier ministre Gordon Brownest devenu l’ennemi public numéro un. Des centaines d’Islandais ont affiché leur photo de famille sur un site internet, avec cette question : « Est-ce moi le terroriste, Monsieur Brown ? » Une caricature populaire montrait Gordon Brown sous les traits d’un écolier méchant, qui tente d’impressionner deux écolières en menaçant avec une tronçonneuse un petit écolier terrifié acculé au mur, ressemblant à l’ancien Premier ministre islandais Geir Haarde. Brown dit : « Eh les petites, regardez un peu ! Voilà comment on traite un terroriste qui te vole ta gamelle ! »

Ce processus de grève de masse s’exprime aussi en Allemagne sous la forme d’une opposition grandissante à l’euro, attisée par l’intention du gouvernement de renflouer la Grèce – en réalité la zone euro et le système bancaire britannique – aux dépens des contribuables. Bien que les médias tentent de transformer ce sentiment en hellénophobie, le fait est qu’un sauvetage, sous quelque forme que ce soit, irait radicalement à l’encontre des conditions posées par l’Allemagne pour l’adoption de l’euro.

On en voit un reflet dans le dossier à la une du Spiegel du 8 mars, intitulé « l’euro-mensonge », et de manière encore plus explicite dans un éditorial du Frankfurter Allgemeine Zeitung de la veille, sous le titre : « La Grèce ou le mark ». La rédaction du quotidien libéral de la communauté bancaire de Francfort avertit que tout renflouement – par l’Allemagne ou avec sa participation – constituerait une violation des traités européens, qui ne sauraient survivre à une nouvelle plainte devant la Cour constitutionnelle. Le résultat serait le retour au mark.

« Qui ne se souvient des promesses solennelles de stabilité, invoquées pour vendre l’euro aux Allemands ? Les garants en devaient être, d’abord, une banque centrale politiquement indépendante, et deuxièmement, la discipline fiscale de tous les pays de l’euro en vertu des règles claires inscrites dans les traités communs, disait-on. On n’en parle pratiquement plus aujourd’hui. Par contre, on parle beaucoup plus des moyens de violer la loi. Si la clause "no-bailout" bascule, la dernière ancre d’un euro stable cédera. Dès lors, l’union monétaire devient une communauté de la dette. Avec la dévaluation de leur argent et de leurs pensions, tous les citoyens devront en payer le prix fort. Comme ils craignent pour les fruits de leur travail, de nombreux Allemands regrettent le mark. Si le traité de Maastricht est rompu, le fondement juridique de l’euro est supprimé, on ira à nouveau à Karlsruhe (devant la cour constitutionnelle). Un troisième jugement de la Cour sur l’euro pourrait signifier la fin de l’Union monétaire. Mais ainsi les Allemands retrouveraient leur mark. »

Tout comme aux Etats-Unis, la grève de masse en Europe ne peut être arrêtée. Cependant, elle a besoin de vrai leadership afin de ne pas se laisser manipuler ou finir dans l’impasse d’une révolte sans lendemain.

Notre mouvement offre cette orientation en proposant une réorganisation du fond en comble du système financier international selon les « critères Glass-Steagall », et un retour à une politique de crédit productif public. Après le Texas, c’est aux électeurs de Bretagne et de la Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW) de faire entendre ce message.


Notre campagne aux régionales :
Bretagne, phare du nouveau monde


Contactez-nous !