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Derrière Katrina : quarante années de négligence au niveau des infrastructures

La rédaction
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Dans un entretien accordé à l’EIR le 21 septembre, Mike Parker, ancien directeur du Corps de génie de l’Armée (USACE), déclara : « Le problème auquel nous faisons face a été créé par une mauvaise politique infrastructurelle depuis 40 ans. Ce n’est pas la faute d’un seul gouvernement, mais de plusieurs gouvernements, qu’ils soient démocrates ou républicains. (...) Il existe une corrélation directe entre le niveau de vie et l’infrastructure. Et c’est une chose que le gouvernement doit prendre en charge », même si la plupart des Américains ne l’ont pas encore compris. Si on laisse l’infrastructure se délabrer, le niveau de vie en fait de même, dit-il. Il faut donc « payer le prix de 40 ans d’insouciance totale envers l’avenir ». Il faut 10 à 20 ans pour bâtir des infrastructures, et celles « que nous construisons et entretenons ne sont pas pour nous. Elles sont pour nos enfants et petits-enfants ». Cette idée, selon Parker, était évidente pour les parlementaires des années 60 et 70, mais on l’a progressivement oubliée depuis. (Lui-même fut député du Mississippi de 1989 à 1999.) On ne s’intéresse plus qu’aux projets à court terme, qui rapportent dans le court terme.

L’ancien directeur du génie militaire s’efforce donc de faire comprendre aux Américains, qui l’ont oublié, l’importance des équipements. Prenez le cas de La Nouvelle-Orléans, dit-il, on y a vu « comment, en 72 heures, une ville moderne peut être transformée en ville du tiers-monde, simplement parce que l’infrastructure fait défaut ou s’effondre ». Dans son interview à l’EIR, il cita des exemples de manque d’équipements de la Georgie à la Californie. On sait quels projets sont nécessaires. Nombre d’entre eux ont déjà été approuvés par le Congrès, il manque cependant le financement. Il estime à quelque deux milliards de dollars par an le déficit de financement du Corps de génie ces dernières années. Parker prit l’exemple de la ville de Brownsville (Texas), où certaines des infrastructures les plus élémentaires de contrôle des inondations sont dans un état lamentable. Si Rita devait passer par là, « on pourrait avoir le même type d’inondation qu’à La Nouvelle-Orléans ».

Parker, qui s’était battu pour défendre l’infrastructure à La Nouvelle-Orléans, fut nommé directeur de l’USACE en octobre 2001. En mars 2002, dans une déposition devant le Congrès, il a réclamé pour le Corps de génie un budget « utopiste », s’élevant à 150 % de la somme que proposait de lui allouer le gouvernement. Il fut renvoyé peu après par Bush, qui ne voulait pas qu’on le contredise sur la question des infrastructures. Le 21 septembre, Parker a rencontré plusieurs sénateurs pour discuter d’un plan de financement complet de l’infrastructure.

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