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Derrière l’intervention du G7 contre la baisse de l’euro

La rédaction
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Un examen des événements de ces dix derniers jours confirme que de nombreux facteurs ont joué dans la décision d’intervenir pour arrêter la baisse de l’euro. L’un d’entre est sans aucun doute la crainte qu’un euro en chute libre, l’explosion des prix du pétrole et l’affaiblissement du marché du Nasdaq puissent saper les chances d’Al Gore aux élections présidentielles américaines de novembre. Toutefois, mis à part cela, pendant la troisième semaine de septembre, une nouvelle crise financière systémique était sur le point d’éclater, qui aurait été beaucoup plus dangereuse que la déconfiture du hedge fund LTCM, en septembre 1998, qui avait alors conduit le monde au bord d’un effondrement systémique. Considérons les éléments suivants :

  • Dans les heures ayant précédé la volte-face surprise du secrétaire américain au Trésor Summers, qui l’a amené à accepter de mauvaise grâce de se joindre à la BCE et à la Banque du Japon pour soutenir l’euro, une société financière américaine, très probablement un hedge fund, était sur le point de faire faillite à cause de la chute des valeurs du Nasdaq suite à l’annonce, le 21 septembre, d’une baisse des profits de la société d’informatique Intel.
  • Selon certains rapports récents, la soudaine fusion des géants bancaires américains J.P. Morgan et Chase Bank Group était en fait un « mariage forcé » destiné à renflouer la Morgan qui avait essuyé de fortes pertes sur ses produits dérivés. La proposition de la Chase est venue moins de 24 heures après le retrait inattendu de l’offre de rachat de la Deutsche Bank. La Morgan est devenue ces dernières années l’un des spéculateurs mondiaux les plus agressifs dans le domaine des produits dérivés.
  • Des agences de régulation des télécommunications et des banques, aussi bien dans l’UE qu’aux Etats-Unis, s’inquiètent des énormes volumes de dettes contractés par de grandes sociétés de télécommunications transnationales. Vodafone-Mannesmann, British Telecom, AT&T, France Telecom et Deutsche Telekom sont tous submergés par l’endettement - de l’ordre de 30 à 50 milliards de dollars- depuis l’achat pour des montants exubérants de licences de « portables de troisième génération » UMTS. Les prêts massifs accordés par les banques aux sociétés de télécommunications reflètent à leur tour une menace « systémique » dangereuse. Depuis juillet 1998, les sociétés de télécommunications ont emprunté pour plus de 400 milliards de dollars.
  • Les déclarations répétées du secrétaire américain au Trésor Larry Summers sur la nécessité d’un « dollar fort » soulignent à quel point les cercles politiques américains craignent l’irruption soudaine d’une crise du dollar dans le contexte du déficit intenable de la balance des paiements américaine, actuellement au niveau record de 4,5 % du PIB. Selon des sources financières citées dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 28 septembre, quelques heures avant l’intervention de la Réserve fédérale sur l’euro, des sources haut placées de la Réserve fédérale ou du Trésor auraient mis dans la confidence Robert Rubin, l’ancien secrétaire américain au Trésor et actuel co-président de Citibank, le plus grand opérateur de change au monde. Il semble que, juste avant l’intervention, Citibank ait acheté des euros à 0,84-0,85 dollar pour les revendre une fois l’euro sur le point d’atteindre les 0,90 dollar. L’action de la Citibank n’a pas seulement été très profitable, elle a fait retomber l’euro à 0,88 dollars ce jour-là, de manière à éviter le spectre d’un « dollar faible ».
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