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Derrière la crise du Darfour

La rédaction
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Les tentatives pour rendre le gouvernement soudanais seul responsable du désastre humanitaire au Darfour, assorties de menaces de sanctions sévères, risquent de détériorer plus encore la situation. Le gouvernement de Khartoum pourrait perdre toute autorité sur le pays, laissant le champ libre aux combats non seulement à l’ouest, dans le Darfour, mais aussi dans l’est et le sud du pays, avec un risque de guerre civile généralisée.

Pour trouver les premiers responsables, il faut chercher du côté des soi-disant rebelles et de leurs sponsors. Dès mars 2002, le SPLA (Sudan Peoples Liberation Army) entraînait 1500 jeunes combattants de la région du Darfour. Des sources dignes de foi indiquent que le SPLA approvisionne ces rebelles. Leurs leaders, qui ont rencontré Garang et les représentants du Congrès de Beja, autre groupe rebelle provenant de l’est du Soudan soutenu par l’Erythrée, réclament un « changement de régime » à Khartoum. La plupart d’entre eux sont très liés à Hassan al Turabi, un islamiste tombé en même temps que le gouvernement Bashir, il y a deux ans.

Depuis 2001, les gouvernements américains et britanniques ont contraint le gouvernement de Khartoum à des « négociations de paix » au Kenya, avec Garang et le SPLA. Le gouvernement du président Bashir a dû avaler les couleuvres l’une après l’autre. Avec l’activation des rebelles du Darfour, Khartoum s’est trouvé confronté à une guerre sur deux, voire trois fronts. Ainsi menacé, et face aux perspectives d’une guerre en Irak, le président Bashir a finalement donné son accord à un compromis qui donne de fait à Garang la mainmise sur tout le Soudan.

Pour les intérêts anglo-américains actuels, cet accord permettrait l’élimination des factions nationalistes au Soudan, plutôt enclines à développer le pays de façon indépendante, selon leur propre vision ; leur disparition parachèverait le changement de l’ordre géopolitique en Afrique. Le Soudan aurait lui aussi sa marionnette, comme Museveni en Ouganda, Kagame au Rwanda et Afewerki en Erythrée - pour la plupart d’anciens marxistes radicaux reconvertis en idéologues du libre-échange anglo-américain. Un tel changement de régime à Khartoum donnerait aux puissances anglo-américaines l’accès à un potentiel pétrolier considérable, estimé à 7 milliards de barils. Par ailleurs, les eaux du Nil, qui ont leur source au Soudan, pourraient ainsi être contrôlées pour exercer un chantage sur l’Egypte. Comme pour le Congo, le désastre humanitaire du Darfour est avant tout le résultat de manipulations cyniques par des puissances occidentales, anglo-américaines notamment.

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