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Derrière les révélations sur le « nucléaire nord-coréen »

La rédaction
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Tard dans la soirée du 16 octobre, la Maison Blanche et le département d’Etat ont convoqué une conférence de presse « d’urgence » pour annoncer que la Corée du Nord avait admis - 12 jours auparavant - l’existence d’un programme de mise au point d’armes nucléaires. Cette révélation de Washington a sérieusement entravé les avancées diplomatiques des Corées du nord et du sud, et plus généralement de toute l’Asie du nord-est.

Selon Washington, c’est sous la pression de « nouveaux renseignements » fournis par l’adjoint au secrétaire d’Etat américain James Kelly, en visite sur place, que Pyongyang a « reconnu » l’existence de ces recherches militaires. Ce qui signifie que le gouvernement nord-coréen a unilatéralement abrogé l’accord cadre, signé en 1994 avec le président Bill Clinton, qui a beaucoup contribué à empêcher une crise militaire dans cette partie de l’Asie, tout en favorisant la « Sunshine diplomacy » du président sud-coréen Kim Dae Jung, à l’origine des accords entre les deux Corées pour la construction de la « route ferroviaire de la soie. »

Washington a également dénoncé le Pakistan, la Chine et la Russie pour leur implication dans le programme d’armement nord-coréen, sans pour autant fournir de quelconques détails sur la nature de ce programme. Du côté de Pyongyang, la déclaration la plus explicite sur les accusations de Kelly émane du président nord-coréen Kim Yong-Nam, le 23 octobre, suite à quatre jours de discussions intenses avec le ministre sud-coréen de la Réunification, Jeong Se-Hyong : « Nous prenons cette affaire au sérieux. Si les Etats-Unis abandonnent leur politique confrontationniste à notre égard, nous sommes prêts à résoudre les problèmes de sécurité par le dialogue. » Le Sud-Coréen Jeong a souligné que la Corée du Nord « veut apaiser toutes les craintes internationales quant à son programme nucléaire, si les Etats-Unis abandonnent leur politique anti-Nord. En tant que président de l’Assemblée suprême du peuple du Nord, Kim Yong-Nam a clairement exprimé cette intention ».

Les Coréens du Sud, pour qui l’enjeu est le plus important, voient dans cette situation un pas de plus en direction de l’ouverture du Nord. A Séoul, des sources de haut niveau nous ont confié que Pyongyang avait offert à Kelly une « nouvelle donne complète ». Pour faire un geste en faveur de l’amélioration des relations entre Pyongyang et Tokyo, le Nord a reconnu l’enlèvement de citoyens japonais, et devrait en faire autant vis-à-vis des Etats-Unis. Les autorités nord-coréennes entendent accorder des concessions militaires dans le cadre des négociations avec Washington, en « échange » d’avantages économiques et de la signature d’un traité de paix mettant fin à la guerre de Corée.

Dans son webcast du 19 octobre, Lyndon LaRouche a déclaré : « Il est clair que le Corée du Nord n’a pas l’intention de lancer une guerre nucléaire, elle cherche de toute évidence à créer une monnaie d’échange. » LaRouche regrette que le gouvernement américain tente de saboter la politique d’apaisement. Selon des rapports en provenance de Séoul, le véritable agenda offert à Kelly ne manque pas d’intérêt. Il prévoit le retrait de 500 000 soldats de la Zone démilitarisée séparant les deux Corées, un traité de paix entre la Corée du Nord, la Chine, la Corée du Sud et les Etats-Unis, mettant officiellement fin à la guerre de Corée de 1950-53, et un certain nombre de concessions de Pyongyang sur l’ouverture de son économie.

Au cours des deux dernières années, l’Europe a lancé d’importantes initiatives diplomatiques envers la Corée du Nord. On estime que c’est l’état catastrophique de l’économie nord-coréenne - reposant, dans la mesure où elle fonctionne, sur le marché noir - qui a finalement conduit Pyongyang, au cours des dernières semaines, à envoyer des délégations en Europe. Elles réclament des « compensations » pour les pertes économiques qu’occasionnerait l’interruption de ses exportations d’armes. Les délégués de Pyongyang ont proposé une coopération avec l’Europe dans les domaines de l’énergie, des transports et de la technologie de l’information, afin de permettre à leur pays de se bâtir une puissante économie nationale, de résoudre les graves problèmes alimentaires et d’aider les « entrepreneurs ». La Corée du Nord avait déjà lancé des « réformes » économiques au début de cette année, mais ces propositions leur donneraient de la substance. Il n’a pas échappé aux Européens que les très soudaines « révélations » de Washington coïncidaient avec la visite des délégués nord-coréens en Europe...

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