Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Des Britanniques attaquent la PAC

La rédaction
visites
1099

30 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le Financial Times de Londres poursuit ses attaques contre la Politique agricole commune (PAC) en déformant les propos du ministre de l’Agriculture, Michel Barnier. Il l’accuse de vouloir « limiter la nourriture à l’importation ». Le FT écrit : « La France et Bruxelles se sont trouvés en désaccord hier, la Commission européenne rejetant l’appel français à réduire les importations de nourriture, le qualifiant de funeste et obsolète. »

Les déclarations de Barnier ont également été reçues froidement par les think-tanks bruxellois « indépendants ». Jorge Nunez Ferrer du CEPS (Centre for European Policy Studies) a déclaré sur Forbes.com, qu’il « faillit avoir une attaque cardiaque » lorsqu’il entendit les propos de Barnier.

Le Financial Times a dû admettre que des diplomates ont approuvé les propositions françaises en matière de « préférence communautaire ». Selon le FT, lorsqu’un officiel de l’UE a déclaré que l’idée de sécurité alimentaire était aussi importante que celle de sécurité énergétique à cause de la hausse des prix, « les gens ne se tordaient plus de rire sur leurs chaises. »

{}

La bataille commença plus tôt ce mois-ci, lorsque Barnier répondit aux délires de David Spector, un professeur associé à l’Ecole d’économie de Paris (Paris school of economics), qui qualifia la PAC d’« aberration économique » dans un article publié le 14 avril dans La Tribune. Spector, spécialiste des « abus de domination et d’aide des Etats », travaille principalement pour les autorités hollandaises et australiennes ainsi que pour l’UE. Il a appelé la France, dans le cadre de la présidence française, à monnayer la fin de la PAC contre des « avantages sonnants et trébuchants ».

{}

Les fluctuations et plus particulièrement la hausse des prix des produits alimentaires amènent les « libre-échangistes » à fantasmer sur la spéculation et les grands profits. Trois jours après la sortie de l’article cité ci-dessus, le 17 avril, dans le même quotidien, Barnier fit publier sa réponse qui titrait : « Renoncer à la PAC : une faute politique » ; il y déclare clairement que « l’enjeu de l’agriculture dans le monde, aujourd’hui, est de doubler la production pour nourrir 9 milliards d’individus en 2050. » Il explique ensuite qu’avec les émeutes de la faim qui ont lieu en ce moment, le concept de sécurité alimentaire n’est plus considéré comme une blague, et que « l’alimentation ne peut être laissée à la seule spéculation financière, au moins-disant sanitaire et environnemental ou aux simples lois du marché ». C’est pourquoi la PAC « est plus importante que jamais, non pas d’un point de vue historique, mais d’un point de vue stratégique ».

{}

Des recherches plus poussées montrent que le débat reflète une opposition entre les maniaques anglais du libre-échange et les autres.

Comme le rapporte le Journal du Dimanche du week-end dernier, Barnier a passé la semaine dernière à défendre la PAC, au Danemark, en Suède et en Finlande. Les représentants danois, s’alignant sur les Britanniques, appellent à la fin de la PAC alors que la Finlande veut la maintenir. A Helsinki, Barnier participa à un débat public avec le parlementaire européen britannique, Nigel Parrish qui déclara avec véhémence : « Pourquoi avons-nous peur du marché ? Sans subventions, nous aurons les meilleures fermes sur les meilleures terres »

Le JDD conclue : « Face au front des libéraux emmenés par la Grande-Bretagne, la France est soutenue par une vingtaine de pays, dont l’Allemagne. Mais, paradoxalement, sa meilleure alliée reste sans doute à ce jour l’actualité, la crise alimentaire mondiale qui témoigne de l’urgente nécessité de règles lorsqu’il s’agit de superviser un commerce qui a pour but de nourrir l’humanité. »

Contactez-nous !