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Des accords énergétiques prometteurs en Asie centrale

La rédaction
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La Russie et les Républiques d’Asie centrale s’engagent actuellement sur des accords multilatéraux prévoyant d’augmenter la production et les échanges de pétrole et de gaz.

(EIRNS) La Russie et les Républiques d’Asie centrale s’engagent actuellement sur des accords multilatéraux prévoyant d’augmenter la production et les échanges de pétrole et de gaz. Les présidents de Russie, Kazakhstan et Turkménistan se sont mis d’accord le 12 mai sur le développement conjoint d’un nouveau gazoduc le long de la mer Caspienne, ainsi que sur la modernisation des vieilles installations servant à transporter le gaz et le pétrole d’Asie centrale en Europe via la Russie. Les présidents se sont rencontrés dans le port de Turkmenbashi, sur les bords de la mer Caspienne, dans cette ville baptisée en l’honneur de l’ancien président du Turkménistan, décédé en décembre dernier. L’accord final de ce nouveau projet sera signé le 1er septembre, rapporte Novosti. Selon Itar Tass, le président de l’Ouzbékistan Islam Karimov avait signé l’accord de rénovation des pipelines existants le 9 mai.

Le nouveau gazoduc, dont la construction devrait commencer fin 2008, partira du Turkménistan pour longer la mer Caspienne au Kazakhstan, avant d’arriver en Russie. L’accord conclu entre Vladimir Poutine, Noursoultan Nazarbaev (Kazakhstan) et Gourbangouly Berdymoukhammedov (Turkménistan) représente une étape concrète importante vers la reprise de la coopération économique entre la Russie et les républiques d’Asie centrale, même si le Kazakhstan et le Turkménistan envisagent aussi d’autres projets de gazoduc et d’oléoduc, par exemple le transport d’hydrocarbones en Chine et un projet transcaspien traversant le sud du Caucase. Le nouveau gouvernement turkmène a lui aussi affiché une plus grande ouverture vis-à-vis d’une telle coopération. Vladimir Poutine a déclaré qu’il serait possible d’augmenter les livraisons de gaz de 12 milliards de mètres cubes d’ici à 2012.

Au même moment que le sommet de Turkmenbashi, un autre réunissait les présidents de Pologne, Azerbaïdjan, Géorgie, Lituanie et Ukraine et le vice-ministre de l’Energie du Kazakhstan à Cracovie, en Pologne, pour discuter des moyens de diminuer leur dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Le président kazakh Nazarbaev avait été convié à titre d’invité principal, mais il a préféré déléguer son ministre, afin de rencontrer en personne Poutine et Berdymoukhammedov. Cette rencontre a abouti à une résolution en faveur de projets de transport énergétique entre l’Asie centrale et l’Europe, sans passer par la Russie.

Les présidents Poutine et Nazarbaev ont consolidé les relations bilatérales dans d’autres secteurs lors d’une rencontre le 10 mai à Astana. Cette coopération englobera l’espace, l’ingénierie militaire, l’énergie nucléaire, le commerce transfrontalier et les projets d’intégration à grande échelle. Les deux pays construisent actuellement une installation spatiale à Baïkonour pour le lancement de véhicules Angara, capables de mettre 26 tonnes de charge utile en orbite autour de la Terre. En outre, Poutine et Nazarbayev ont convenu de construire un centre international d’enrichissement de l’uranium pour les centrales d’énergie nucléaire civile, à Angarsk en Sibérie orientale. Ce complexe, opérationnel en 2013, pourra traiter aussi les déchets. Le document a été signé par Serguei Kirienko, directeur de l’agence fédérale russe de l’énergie nucléaire, et par le ministre kazakh de l’Energie. Kiriyenko a rappelé qu’avec le Kazakhstan, « nous possédons la totalité de la chaîne technologique - allant de la production d’uranium à l’achèvement du produit fini, un uranium faiblement enrichi ». Le Kazakhstan détient effectivement 15 % des réserves mondiales d’uranium, tandis que la Russie possède 45 % des capacités mondiales d’enrichissement de l’uranium. Kirienko a précisé que n’importe quel pays pourrait rejoindre le projet, en signant un accord intergouvernemental similaire. L’Arménie et l’Ukraine ont déjà fait part de leur intérêt.

La proposition russe de centres conjoints d’enrichissement est destinée à offrir à tous les pays un accès « transparent » à la technologie nucléaire civile, sans crainte d’usages militaires. Moscou a aussi fait sa proposition à l’Iran.

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