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Des attentats pour renforcer l’effort de l’OTAN en Afghanistan

La rédaction
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15 février 2008 (Nouvelle Solidarité) — Selon un article de Thierry Meyssan*, paru dans le quotidien en ligne du Réseau Voltaire le 7 février, une vague d’attentats « islamiques » devant avoir lieu en Europe entre le 22 et le 28 janvier derniers a été déjouée par la DGSE et par son homologue espagnol, le CNI. Elle aurait eu pour but d’obtenir des alliés européens du Royaume Uni et des Etats-Unis d’envoyer des renforts militaires en Afghanistan.

Avec luxe de détails, Meyssan développe l’hypothèse suivante. Le 18 janvier dernier les médias européens couvraient largement les arrestations d’un réseau de terroristes islamiques en Espagne. Le 24 janvier, 6 kamikazes et 5 complices du même réseau étaient arrêtés à l’aéroport Gatwick en Angleterre. La même presse rapportait que ce réseau avait été déployé en Europe par l’émir pakistanais, Baitullah Mehsud, le même qui, le 28 décembre 2007, était désigné par le porte-parole du ministère pakistanais de l’Intérieur, comme le principal suspect dans l’assassinat de Benazir Bhutto au Pakistan en décembre. Le réseau devait commettre des attentats en Espagne, au Portugal, en France, en Allemagne et au Royaume Uni qui se dérouleraient en parallèle à la tournée du Président pakistanais, Musharraf, en Europe, début janvier.

L’ensemble de ce déploiement aurait été arrêté net quand un de ses membres, en réalité un agent des services français de la DGSE infiltré dans le réseau, a éventé l’affaire, permettant aux autorités de différents pays de procéder à leur arrestation. « S’il n’avait pas été déjoué le 19 janvier, le scénario de la terreur aurait été le suivant : les deux premiers jours du voyage de Pervez Musharraf en Europe (les 20-21 janvier à Bruxelles et Paris), la première cellule faisait 48 heures de carnage à Barcelone. Le 22 janvier, le président pakistanais étant toujours à Paris, une seconde cellule y opérait. Entre le 23 et le 25, alors que M. Musharraf pérorait au Forum économique de Davos, des bombes explosaient à Francfort. Et lors de son séjour à Londres (du 26 au 28), un attentat dévastait le tunnel sous la Manche. »

Les espions français n’auraient cependant pas été remerciés par les autorités britanniques, et pour cause. Les premiers interrogatoires faits par le MI5 ont permis d’établir que les dangereux « islamistes » étaient en fait des proches collaborateurs de Chaudry Shujaat Hussain, président de la Ligue musulmane du Pakistan, le parti du Président Musharraf (Quaid-i-Azam PML-Q) ! L’opération aurait été destinée à exercer une pression supplémentaire sur les alliés des Etats-Unis, réunis début février à Vilnius pour un sommet de l’OTAN consacré justement à la nécessité de renforcer sa présence en Afghanistan.

La vague d’attentats devait aussi contribuer à renforcer la thèse de la complicité de Meshud dans l’assassinat de Benazir Bhutto et à le faire paraître comme l’ennemi public numéro 1, remplaçant Ben Laden d’Al Zarkahoui. Et, ô coïncidence ! peu avant la réunion de Vilnius, le 5 février, Nigel Inkster, ancien président adjoint du MI6 présentait à Londres le nouveau rapport de l’IISS, International Institut of Strategic Studies. Ce rapport « confirmait » le rôle de Meshud dans l’assassinat de Benazir Bhutto, et le désignait comme l’ennemi public numéro un.

* Site du Reseau Voltaire

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