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Des auditions au Congrès sur l’obstruction électorale

La rédaction
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Le 2 décembre, douze députés démocrates de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants, conduits par John Conyers, du Michigan, ont envoyé une lettre au secrétaire d’Etat de l’Ohio Kenneth Blackwell, lui donnant jusqu’au 10 décembre pour répondre aux nombreuses plaintes d’irrégularités électorales survenues au cours de l’élection présidentielle de 2004.

Les contestations reçues indiquent qu’une « double manoeuvre » aurait dissuadé de nombreux électeurs, notamment des démocrates et membres de minorités, de voter. On a notamment déploré « un manque de machines à voter dans les zones urbaines peuplées de minorités et de tradition démocrate, et, au contraire, un excédent de machines dans les circonscriptions plutôt républicaines, blanches et rurales. En conséquence, les électeurs appartenant aux minorités ont été découragés par de longues files d’attente, pouvant durer jusqu’à huit heures. Par ailleurs, de nombreux électeurs ont apparemment été victimes d’une campagne de tromperie, ayant reçu des lettres ou des appels téléphoniques les invitant à se présenter dans un bureau de vote qui ne leur était pas destiné. Arrivés aux urnes après avoir fait la queue pendant des heures, nombre de ces électeurs n’ont reçu qu’un bulletin de vote provisoire du fait qu’ils se trouvaient au mauvais endroit. Ces bulletins n’ont pas été comptabilisés dans plusieurs juridictions à cause d’une directive émise par certains responsables électoraux, dont vous-même . »

Le 8 décembre, Conyers a organisé un forum à ce sujet, qui était en réalité une audition à laquelle les républicains de la Commission judiciaire ont refusé de participer. Blackwell a également décliné l’invitation. Centré sur le thème « Que s’est-il passé dans l’Ohio ? », ce forum s’est déroulé dans une salle comble de plus de 200 personnes. Neuf députés étaient présents - plus que la moyenne pour ce genre d’événement.

Les témoins venus d’Ohio et d’organisations nationales de droits civiques ont pu s’exprimer lors de deux sessions différentes. Le premier entendu était Jesse Jackson, qui, de retour de l’Ohio, qualifia le processus électoral sur place de « cas classique d’obstruction électorale », proposant qu’une plainte soit déposée en vertu de la Loi sur les droits civiques. Il a encouragé des membres du Congrès à se rendre dans cet Etat, offre que Conyers accepta aussitôt.

Ralph NEAS, dirigeant du People for the American Way, déclara que plus de 40 000 plaintes avaient été déposées par l’Election Protection Coalition pour les élections du 2 novembre. Il estime qu’il faut déterminer la CAUSE des longues files d’attente si l’on veut que cela débouche sur des plaintes pour obstruction électorale. Il suggéra aussi que Blackwell reçoive le « prix Katherine Harris 2004 », en référence à la secrétaire d’Etat de Jeb Bush lors de l’élection de 2000 en Floride. Blackwell, dit-il, travaillait « non dans l’esprit de la démocratie, mais dans celui de l’obstruction », aussi faut-il « envisager de porter plainte ».

D’autres intervenants ont insisté sur le recompte des voix dans l’Ohio, sur des problèmes informatiques et le manque général de « démocratie ». Ces observations sont d’autant plus importantes que le 6 janvier, aura lieu la session conjointe du Congrès pour examiner les votes du Collège électoral présentés par les Etats. L’on prévoit d’y présenter des éléments de ces auditions dans l’espoir que certains députés et sénateurs auront le courage de contester la confirmation du vote des grands électeurs de l’Ohio. Bien que les parlementaires présents ne s’y soient pas engagés formellement, certains ont exprimé leurs doutes sur la légitimité du vote du Collège électoral. En outre, il semble que des députés rechercheraient au moins un sénateur qui se joigne à eux pour bloquer la confirmation et éviter ainsi un remake de ce qui s’est passé en janvier 2001.

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