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Des échos de Lautenbach et de LaRouche en Allemagne et en Italie

La rédaction
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Faisant écho à certaines propositions de LaRouche et de ses associés allemands du Bürgerrechtsbewegung Solidarität (Mouvement des droits civiques - Solidarité, Bueso), la commission gouvernementale dirigée par Peter Hartz a proposé un programme de 150 milliards d’euros destiné à créer un million d’emplois dans des PMI-PME et dans des projets d’infrastructure, principalement dans l’ancienne Allemagne de l’Est, la région la plus touchée par la crise.

La Commission Hartz a été instituée par le chancelier Gerhard Schroeder, pour tenter de faire oublier ce qu’il avait dit il y a quatre ans : qu’il ne se représenterait pas aux élections si le chômage n’était pas ramené en dessous de 3,5 millions. Or, actuellement, les chiffres officiels dépassent largement les 4 millions de demandeurs d’emplois. Jusqu’à présent, les propositions de la Commission Hartz pour « réformer le marché du travail » étaient centrées autour de l’idée de « faire pression » sur les chômeurs en coupant dans leurs allocations et en durcissant les procédures administratives. Ceci est présenté comme une « incitation » en direction des demandeurs pour qu’ils occupent les 1,5 millions d’« emplois » soi-disant vacants dans les entreprises allemandes.

Avec le déclin de l’économie - et des chances de réélection de Schroeder - Hartz a dû en conclure qu’il fallait trouver autre chose. Dans une série de déclarations, dans le cadre de la campagne pour les élections au Bundestag, la présidente du Bueso, Helga Zepp-LaRouche, a préconisé l’adoption par l’Allemagne d’une approche économique s’inspirant du concept présenté en septembre 1931 par l’économiste Wilhelm Lautenbach, et s’appuyant sur une version actualisée du Kreditanstalt für Wiederaufbau (Crédit pour la reconstruction, KfW) pour les programmes d’infrastructure et d’emploi.

Hartz propose maintenant l’émission d’obligations spéciales « pour la création d’emploi », afin de lever 150 milliards d’euros pour le financement de l’infrastructure, la création de nouvelles PME-PMI et le développement des capacités existantes dans les PME-PMI. Il recommande que ce programme ne soit pas financé par des obligations d’Etat normales, ce qui accroîtrait la dette publique et violerait les sacro-saints « critères de Maastricht », mais que ces obligations soient émises par le KfW. Ainsi la levée de fonds s’effectuerait « hors budget », les obligations du KfW étant néanmoins garanties par l’Etat. De plus, il y aurait certaines incitations fiscales qui rendraient l’achat attractif pour les « petits investisseurs » - une sorte d’épargne salariale subventionnée par l’Etat. Hartz a également proposé une amnistie pour les auteurs d’évasion fiscale, à condition qu’ils rapatrient leur argent et l’investissent dans ces obligations du KfW.

Cette dernière idée - ramener les fonds de l’évasion fiscale vers des « obligations pour l’infrastructure » a été développée par LaRouche il y a quatre semaines et publiée dans l’hebdomadaire allemand Neue Solidarität. Parallèlement à cela, la présidente du Bueso, Mme Zepp-LaRouche, a appelé à la « construction d’un réseau de lignes Transrapid » d’une taille comparable à l’actuel réseau allemand de 12 000 kilomètres, qui « créerait des millions d’emplois » dans la construction et dans les secteurs de haute technologie, et « provoquerait une grande avancée dans le potentiel productif de l’ensemble de l’économie ». Selon Mme LaRouche, les investisseurs qui fuient le dollar et les marchés d’actions savent « qu’en ces temps de crise, les obligations d’Etat sont l’ultime refuge - mais seulement s’ils sont utilisés pour des investissements dans l’économie réelle. De ce fait, l’on pourrait financer un réseau Transrapid en Allemagne ou d’autres projets d’infrastructure, grâce à l’émission par le KfW de plusieurs centaines de milliards d’euros d’obligations destinées à cet objectif. Dans les conditions actuelles, l’émission d’obligations pour l’infrastructure - obligations d’Etat limitées à de grands projets d’infrastructure - constitue une possibilité pour rapatrier vers l’économie réelle les milliards qui ont été dérobés à l’investissement productif, et donc pour les sauver du krach financier . »

Et en Italie...

Le gouvernement italien a décidé d’outrepasser la politique de non-croissance imposée par les « critères de Maastricht » et le « Pacte de stabilité européen », en créant une nouvelle agence appelée « Infrastrutture SpA » afin de financer des investissements dans l’infrastructure grâce à des obligations garanties par l’Etat. La nouvelle agence sera opérationnelle en septembre, a déclaré le 31 juillet le ministre italien de l’Economie, Giulio Tremonti.

Infrastrutture SpA contribuera à hauteur de 50% du capital total investi dans des projets, à travers des obligations à moyen et à long terme, tandis que le reste sera fourni par des investisseurs privés. En ce qui concerne les projets pour lesquels les fonds de l’Union européenne sont disponibles, Infrastrutture SpA contribuera pour un tiers, tandis que l’Union européenne et les investisseurs privés contribueront pour les deux tiers restants. Tremonti a insisté sur le fait que la nouvelle agence ne fera pas partie de l’administration publique ; sa dette ne sera donc pas comptabilisée dans la dette gouvernementale. Le statut d’Infrastrutture SpA a été explicitement bâti sur le modèle du KfW allemand. En soulignant les similarités entre les deux agences, Tremonti a déclaré : « Si vous me permettez une plaisanterie, nous pourrions presque mettre son siège à Francfort. » Le statut d’Infrastrutture a été développé en collaboration avec la Banque d’Italie, qui supervisera la nouvelle agence.

Le dirigeant de l’organisation politique de LaRouche en Italie, Paolo Raimondi, a déclaré : « Nous avons justement fait campagne pour un instrument du type du KfW allemand et nous nous félicitons de voir que le gouvernement italien a repris notre proposition. » Raimondi s’est cependant montré critique à l’égard de l’idée que les nouveaux projets d’infrastructure doivent être conçus autour de systèmes à péages, afin de rembourser les coûts d’investissement.

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