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Des élus américains pour une nouvelle « Commission Pecora »

La rédaction
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1 avril 2009 (LPAC) – Le sénateur démocrate du Dakota du Nord, Byron Dorgan, lors d’un discours au Sénat le 31 mars, a brutalement mis fin aux débats stériles sur le budget, en déclarant que l’effondrement financier rend inutile tout débat ordinaire sur ses questions. Dorgan déclara qu’une nouvelle Commission Pecora s’imposait, en brandissant une photo du procureur Ferdinand Pecora, le principal enquêteur au service du Congrès et de Franklin Roosevelt pour enquêter sur les « banksters » de Wall Street.

Il rappela qu’il faisait partie des huit seuls sénateurs qui votèrent en 1999 contre l’abrogation, imposée par Larry Summers, des clauses de la Loi Glass-Steagall qui séparaient rigoureusement les métiers de banques de dépôts et de banques d’affaires. A l’époque, il avertissait que le résultat de cette décision serait un renflouement massif, avec l’argent des contribuables, d’un système bancaire brisé et rongé par les produits financiers dérivés ; et il avait raison.

L’intervention de Dorgan arrive en écho à l’éditorial du New York Times de dimanche, appelant à ce qu’une enquête rigoureuse et approfondie soit menée sur la débâcle financière et le sauvetage des spéculateurs, soit par une nouvelle « Commission Pecora », soit par des auditions semblables à celles organisées pour enquêter sur l’affaire du Watergate. Dorgan appela à la création d’une Commission d’enquête permanente du Sénat, et à la création d’une Commission indépendante comme la Commission Pecora. Il appela à ce que les clauses abrogées de la Loi Glass-Steagall soient remises en vigueur – ce qui est cohérent avec le projet de loi que lui et le sénateur républicain d’Arizona John McCain, l’ancien candidat républicain aux élections présidentielles de 2008, ont déjà introduit pour rétablir la Loi Glass-Steagall.

Il vilipenda le Washington Post pour avoir affirmé que les hedge funds n’avaient rien à voir avec l’effondrement du système. « Comment savent-ils cela ? » explosa-t-il de colère, avant d’incriminer « les goinfres » qui dirigent les hedge funds pour amasser des milliards même en plein milieu de la crise que eux-mêmes et d’autres goinfres ont provoquée. Il détailla plusieurs des arnaques des banquiers, qui remontent à il y a déjà quelques temps et qui continuent avec les plans de « sauvetage » des banques.

Dorgan terminait son intervention en évoquant le souvenir de Ray Charles chantant America the Beautiful, avec ses « vagues ambres de grains… » Ray Charles ne pouvaient voir ces vagues ambres puisque il était aveugle, ce qui nous rappelle que l’Amérique est une idée, et notre idée est que nous pouvons tout accomplir, de grandes choses, si nous y accordons nos esprits et que nous nous rassemblons derrière elle. La grande crise d’aujourd’hui ne demande pas de petits pas mais de grandes actions qui font face à la réalité, et l’Amérique devrait les accomplir maintenant en tant que nation.{}

Par ailleurs, il y a presque trois semaines, le représentant du Connecticut John Larson, dirigeant du Groupe démocrate de la Chambre, publia lui aussi une déclaration dans le journal du Congrès, Roll Call, appelant aussi à une « Commission Pecora ». Dénonçant le décalage entre, d’une part, la population qui respecte les règles et perd tout ce qui lui est cher, et d’autre part, les dirigeants de Wall Street qui ne respectent rien et s’octroient des bonus, il estima qu’avant de renflouer quoi que ce soit de plus, nous devrions connaître la cause du problème.

« Pecora écrivait dans ses mémoires : ‘Si tout avait été révélé sur les pratiques [des banquiers], ils ne pourraient avoir survécu longtemps à la lumière féroce de la place publique et de la critique. Les tergiversations sur la légalité et un brouillard épais constituaient les meilleurs alliés des banquiers.’ »

Plutôt que de répéter les erreurs du passé, dit-il, le Congrès doit produire « une déclaration des droits des investisseurs », pour protéger l’épargne de nos citoyens, accumulée au cours de leur vie.

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