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Des généraux américains contestent le scénario d’attaque terrestre en Irak

La rédaction
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Le chef d’état-major général de l’Armée américaine, Eric Shinseki, et le commandant des Marines James Jones contestent la notion, répandue parmi certains dirigeants civils du Pentagone, selon laquelle, en cas d’attaque américaine contre l’Irak, Saddam Hussein tomberait presque instantanément. Ces deux généraux dirigent les secteurs qui seraient physiquement impliqués sur le terrain lors d’une opération contre l’Irak.

Selon des fuites parues dans le Washington Post du 18 décembre, l’actuel plan de guerre prévoit une attaque terrestre progressant rapidement, soutenue par des renforts aéroportés depuis l’extérieur du pays, une fois l’offensive commencée. On viserait ainsi à provoquer une surprise tactique en lançant une attaque avant que les forces américaines ne semblent prêtes à le faire.

Craignant que les dirigeants civils du Pentagone - notamment le vice-secrétaire à la Défense Paul Wolfowitz - ne sous-estiment les risques encourus, le général Shinseki et le général Jones proposent des plans prévoyant « des scénarios du pire ». Wolfowitz peut compter dans son camp le chef d’état-major de l’armée de l’Air, John Jumper, et, dans une moindre mesure, le chef des Opérations navales, l’amiral Vern Clark. Selon certains rapports, Jumper est persuadé qu’une salve de bombardements intenses, combinée à des opérations psychologiques et des attaques de forces spéciales, conduirait à l’effondrement rapide du régime de Bagdad.

Par contre, la position plus « traditionnaliste » de Shinseki, qui va à l’encontre de celle du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, a amené ce dernier à nommer le successeur de Shinseki un an avant son départ, prévu en juin 2003. Quant au général Jones, il deviendra bientôt le Commandant suprême des Alliés de l’OTAN en Europe (SACEUR).

Le jour même de la parution de l’article du Washington Post sur Shinseki et Jones, des responsables du renseignement du Pentagone (qui ont gardé l’anonymat) ont tenu un briefing impromptu, affirmant que l’armée irakienne est mal entraînée et sous-équipée, qu’elle a mauvais moral et paraît peu encline à mener un véritable combat contre des forces d’invasion. Seule la Garde républicaine résisterait plus longtemps, d’après eux. En outre, ils ont prétendu que Saddam Hussein essaierait de provoquer une crise humanitaire pour ralentir l’avance militaire des Etats-Unis.

Il existe un parallèle entre ce qui arrive dans l’armée américaine et les événements en Grande-Bretagne. En décembre, le général britannique Patrick Cordingley, qui était commandant pendant la guerre du Golfe de 1991, a annoncé, lors de l’émission « Panorama » de la BBC, son opposition aux plans de guerre. Puis, le 18 décembre, l’amiral Sir Michael Boyce, chef de la Force de défense et chef militaire, a fait une allocution au Royal United Services Institute, mentionnant à peine l’Irak et indiquant clairement, à travers divers « messages codés », qu’il était mécontent des plans de guerre « utopistes » et que les priorités militaires britanniques futures se situaient ailleurs, en Afghanistan, en Afrique ou dans les Balkans.

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