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Des « intellectuels » américains justifient la politique de guerre des Etats-Unis

La rédaction
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Un groupe d’« intellectuels américains » vient de publier une lettre ouverte destinée à justifier la « guerre au terrorisme » du gouvernement Bush. Parmi les signataires, on compte Samuel Huntington, l’un des auteurs du projet de « choc des civilisations » qui a inspiré, comme nous l’avons documenté, les auteurs de la tentative du coup d’Etat du 11 septembre. La lettre a été rédigée par l’Institute for American Values, un groupe néoconservateur de New York qui bénéficie des largesses des trois principaux bailleurs de fonds des activités néoconservatrices aux Etats-Unis : la Olin Foundation, la Smith Richardson Foundation et la Bradley Foundation.

A côté de la signature de Huntington, on trouve celles de Francis Fukuyama, concepteur de la théorie sur la « fin de l’histoire », de Nina Shea de la Freedom House, qui sponsorise les activités du Projet démocratie, de l’ancien sénateur de New York Daniel Moynihan, du fondateur du mouvement communautariste Amitai Etzioni, de Michael Novak, un économiste qui défend le « libre-échange » d’un point de vue qui se veut « catholique », et d’une cinquantaine d’autres.

La lettre est intitulée « What We Are Fighting For » (Ce pour quoi nous nous battons) en référence à une série de documentaires (« Why We Fight » - Pourquoi nous nous battons) préparée aux alentours de 1940 par Frank Capra à la demande du président Franklin Roosevelt, afin d’amener une population américaine fortement attirée par l’isolationnisme à soutenir une intervention contre les nazis. Contrairement à cette série documentaire, qui fut saluée à l’époque comme un bel exemple de réussite cinématographique et d’argumentation politique convaincante, la lettre de l’Institute for American Values n’est autre qu’une propagande absurde et dangereuse.

L’emprunt d’une image rooseveltienne constitue l’un des aspects de la nature frauduleuse de ce texte. Dans le fond, l’aspect le plus scandaleux est la tentative d’invoquer ce que LaRouche appelle la « tradition intellectuelle américaine » pour justifier une politique ouvertement impérialiste.

Dans la partie consacrée aux « vérités morales universelles », la déclaration mentionne en effet des textes classiques de la tradition américaine, comme la Déclaration d’Indépendance de 1776, le discours d’adieu du premier président George Washington, la célèbre oraison d’Abraham Lincoln à Gettysburg pendant la guerre de Sécession ainsi que son deuxième discours d’inauguration, et la « Lettre d’une prison de Birmingham » de Martin Luther King. Le passage consacré à la « guerre juste » reprend à son compte les arguments de saint Augustin et cite, sans toutefois l’avaliser entièrement, le point de vue de Socrate tel qu’il est présenté par Platon dans son Apologie de Socrate.

Ensuite, la lettre entre dans une élaboration tout à fait irrationnelle, affirmant que la menace pesant sur les Etats-Unis vient uniquement de « membres d’un réseau islamiste international actif dans environ quarante pays, connu désormais dans le monde sous le nom d’al-Qaida ». Le texte passe totalement sous silence la vraie cause des événements du 11 septembre et donne un blanc-seing aux autorités américaines pour mener une succession de guerres dans la période à venir. On lit : « Des tueurs organisés, ayant une portée mondiale, nous menacent tous. Au nom de la moralité humaine universelle, et pleinement conscients des restrictions et des exigences d’une guerre juste, nous soutenons la décision de notre gouvernement et de notre société d’utiliser contre eux la force des armes. (..) D’une seule voix, nous disons solennellement qu’il est crucial que notre nation et nos alliés gagnent cette guerre. »

En prenant connaissance de ce texte, certains observateurs européens se sont rappelés la ruse des idéologues nazis consistant à se faire passer pour les meilleurs représentants des idées de Schiller et de Beethoven.

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