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Des manipulations comptables qui font peur

La rédaction
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Bien avant le début du krach des actions « high tech », en mars 2000, nous affirmions que le boom de la prétendue « nouvelle économie » était une simple bulle spéculative qui a pu gonfler grâce à des prêts excessifs et des données statistiques manipulées par les entreprises et les gouvernements.

Depuis la faillite d’Enron, la pratique de manipulation de bilan si répandue chez les grandes entreprises américaines, aidées en cela par des cabinets comptables peu regardants, commence à inquiéter fortement les Américains. En quelques semaines, le conglomérat américain Tyco a perdu plus de 50 % de sa capitalisation boursière, les investisseurs craignant d’avoir affaire à un nouvel Enron. En dissimulant les chiffres de ses pertes, Tyco International a pu ces dernières années faire grimper le cours de ses actions, puis utiliser sa capitalisation boursière comme levier financier pour acquérir d’autres entreprises. Plusieurs autres conglomérats en ont fait autant, comme General Electric ou le géant de l’internet Cisco. Aujourd’hui, on les considère comme des Enron potentiels.

Un spécialiste financier de la City de Londres commentait le 30 janvier : « Toute la structure de confiance dans le système financier international se désagrège. » Les révélations sur les opérations illégales du grand cabinet international Arthur Andersen concernant Enron ont eu un impact assez dévastateur. « Aujourd’hui, nous sommes en train de payer le prix des années 90 : toute l’activité criminelle et quasi criminelle du secteur économique et financier américain remonte à présent à la surface . »

Les craintes sont renforcées par une vague sans précédent de faillites retentissantes. Il ne se passe pas un jour sans qu’une grande société, le plus souvent dans le secteur des télécoms, se trouve en défaut de paiement sur ses obligations ou même dépose son bilan.

  • Le 28 janvier a vu la plus grande faillite au monde dans le secteur des télécoms, celle de Global Crossing. Après avoir construit 160 000 km de fibres optiques - la plupart non utilisés - dans vingt-sept pays, la société se trouve dans l’impossibilité d’honorer ses 11 milliards de dollars de dettes.
  • Le lendemain, la société de télécom américaine Lever 3 Communications déclarait ne pas pouvoir rembourser ses 6,2 milliards de dettes, du fait qu’elle a dû reconnaître une perte de 3 milliards de dollars sur ses réseaux de fibres optiques.
  • Le 31 janvier, NTL a demandé à ses créanciers une « restructuration de sa dette » (17 milliards de dollars). Après avoir atteint un pic de 30 milliards de dollars en 2000, sa capitalisation boursière a chuté de 99 % depuis. Le directeur de la chaîne de télévision câblée Barclay Knapp a tenté le 31 janvier de rassurer le public en affirmant que NTL n’allait pas devenir un nouvel Enron.
  • Le même jour, l’entreprise de télécom McLeod USA a déposé son bilan, demandant à ses détenteurs d’obligations d’effacer pour 3 milliards de dollars, soit 75 % de leurs investissements.
  • Le 1er février, le deuxième fournisseur européen de télévision câblée, United Pan-Europe Communications, a fait défaut sur des obligations s’élevant à 5,5 milliards d’euros et a également demandé une restructuration de sa dette.

Dans ces circonstances, une autre catégorie de bombes à retardement financières est sur le point d’exploser : les produits dérivés sur le crédit. Grâce à ces instruments, les grandes banques ont continué à prêter à des entreprises surendettées, tout en minimisant leurs propres risques en cas de défaut de paiement.

Fin 2001, le total des encours en dérivés sur crédit s’élevait à 1581 milliards de dollars, soit neuf fois le volume d’il y a quatre ans. Les superviseurs financiers et les banques centrales sont alarmés. Avec ces produits dérivés, il est devenu de plus en plus difficile d’évaluer quelle institution financière fera faillite au moment où un grand débiteur sera en défaut de paiement. Le 30 janvier, Howard Davies, qui dirige la Financial Services Authority supervisant la City, a décrit les dérivés sur crédit comme étant « l’élément le plus toxique des marchés financiers aujourd’hui ».

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