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Des militaires américains sur le sentier de la guerre contre Cheney

La rédaction
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Alors que le vice-président Dick Cheney et ses comparses s’activent sans relâche pour tenter de provoquer des guerres en Asie du Sud-Ouest et en Eurasie, l’establishment militaire étatsunien, depuis le bureau des chefs d’état-major jusqu’au secrétaire de la Défense, tente de leur mettre des bâtons dans les roues. C’est dans ce cadre que les chefs d’état-major ont contribué à organiser, à partir du 2 avril, une série d’auditions à la commission des Affaires étrangères du Sénat, où l’on a pu entendre des témoignages accablants contre les fauteurs de guerre.

C’est ainsi que trois généraux (cr) ont clairement déclaré que la guerre d’Irak est déjà perdue et que les Etats-Unis ne peuvent plus rien faire pour renverser cette situation et gagner la guerre. « C’est fini », a affirmé le général Barry McCaffrey, un ancien chef du commandement Sud et commandant d’infanterie dans la guerre du Golfe en 1991. « Les Etats-Unis n’ont plus la volonté de continuer » et « nos alliés nous ont abandonnés ».Le général Robert Scales, Jr., ancien du Collège de Guerre des Etats-Unis, a déclaré qu’il ne doute pas qu’un retrait majeur des forces aura lieu bientôt, car les Etats-Unis « ont épuisé toutes les options militaires ». Selon lui, quel que soit le président élu, « l’été suivant, les troupes devront commencer à rentrer à la maison ».

Le général William Odom, ancien directeur de l’Agence nationale de la sécurité sous l’administration Reagan, a déclaré, pour sa part, que « la situation politique se détériore chaque jour davantage à cause de la sur-extension de l’armée ». La « seule stratégie raisonnable consiste à se retirer rapidement mais en bon ordre », conclut-il, selon le Navy Times. Très critique envers la politique de guerre de Cheney, Odom envisage le retrait de troupes états-uniennes comme préalable nécessaire pour négocier une solution diplomatique. Dans un article paru il y a quelques années sur le site Nieman Watchdog, Odom écrivait déjà que le retrait d’Irak était la pré-condition pour une approche conjointe en faveur de la paix dans la région. « Je crois que la stabilisation de la région depuis la Méditerranée orientale jusuq’à l’Afghanistan est dans l’intérêt des Etats-Unis, un intérêt que nous partageons avec nos alliés et avec d’autres pays tels que la Chine, la Russie et l’Inde », avait d’ailleurs déclaré Odom dans une interview avec John McLaughlin, en 2004.

Devant la commission du Sénat, Odom a réfuté l’idée qu’Al Qaeda prendrait le contrôle de l’Irak en cas de retrait des troupes américaines. « Tout le monde les hait, a-t-il souligné. Les sunnites détruiront Al Qaeda dès que nous aurons quitté l’Irak. » Les kurdes ne les toléreront pas dans le Nord et les chiites, tout comme les Iraniens, « les détestent ». Et l’on comprend pourquoi en lisant leur propagande sur leurs blogs, où ils appellent les États-Unis à bombarder et à envahir l’Iran pour « détruire ce régime apostat ». En aparté, le général s’est dit alarmé par « le fait que notre vice-président ainsi que certains membres du Sénat se trouvent sur la même ligne que Al Qaeda dans leur volonté d’étendre la guerre à l’Iran ».

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